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| | C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] | |
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| Auteur | Message |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Mar 30 Aoû - 23:13 | |
| → Kelsey & Lorenzo« A partir de ce jour, j'étais foutu, j'étais accro. » |
Il était 17h, lorsque je passai la porte de l’amphithéâtre où venait de se dérouler mon dernier cours de la journée. D’une démarche plus ou moins décontractée mais tout de même correcte, je me dirigea lentement vers un endroit que je savais généralement calme, et reposant à cette heure-ci . En effet je n’avais pas envie de rentrer tout de suite à ma chambre, je préférais m’aérer un peu l’esprit et me distraire avant. Je marchai donc en direction du parc, tout en observant les arbres illuminaient par les rayons du soleil, leur feuillage chatoyaient avec la lumière du soleil, ainsi leurs feuilles ressemblaient à de l’or. Bien que ce ne fût pas la première fois que j’assistais à cela, le spectacle m’émerveillait toujours autant. Bien sûr, je suppose qu’il n’y avait que moi pour m’attarder sur des détails pareil. Bref, j’arrivai enfin à l’entrée du parc, seul quelques personnes s’y trouvaient, un calme absolue y régnait. Ce que j’appréciai tout particulièrement, je n’étais pas une solitaire, non pas vraiment, même si mon passée me poussait à l’être, mais tout de même j’aimais ces moments seule avec moi-même. Ceux où vous pouvez faire le point sur votre vie, sur vos projets, fabuler vos désirs et surtout coucher sur papier tout ce que vous ressentez, tout ce qui vous passe par la tête, tout vos débats intérieurs etc. Je vins m’assoir sur la pelouse, près de quelques tables de pique-nique en bois. Je sortie mon carnet d’écrit et me m’y à écrire d’innombrables choses et pensées, puis quand j’eusse finis je le rangeai soigneusement dans mon sac, préférant à présent l’échanger contre un livre. Ensuite je m’allongea sur le ventre, puis mon plongea dans ma lecture. Je stoppa celle-ci au bout d’un moment puis me positionna sur le dos, ainsi j’observai le ciel qui avait viré dans des teintes jaune voir orange. Dans l'attente certaine d'un prochain couché de soleil. Après quelques minutes de contemplation je fermai les yeux doucement, afin de reposer ceux-ci. Je commençai à me détendre, mais comme toujours, je ne pus m’empêcher malgré moi de penser à des choses désagréables qui ne faisaient que me tourmenter, encore et toujours. Sous le coup je ferma fort les yeux, comme pour chasser tout cela et me mordis la lèvre inférieure, pensive.
[Désolé du très peu de lignes, je n'étais pas très inspirée pour le début :S ]
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
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► NOMBRE DE MESSAGES: 57 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 17/08/2011 Points: 187 ►LOCALISATION: NORD
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Mer 31 Aoû - 0:46 | |
| Encore un cours de passé , encore une heure de perdue. J'étais incapable de me concentrer. J'étais un écrivain après tout . La plupart du temps je n'avais pas conscience des gens autour de moi . J'étais tout simplement dans ma bulle , dans mon jardin secret. Depuis toujours le dessin et l'écriture m'avait offert un échappatoire . Un moyen d'oublier temporairement toutes les crasses que la vie m'offrait gentiment. Je savais que bon nombre de gens n'étaient même pas capable de citer mon nom alors qu'il me côtoyer depuis une année déjà .. Et je m'en fichais royalement . Tout ce qui m'importait était de finir mes études une bonne fois pour toute . Je rêvais d'aventure et de paysages haut en couleur . Des scènes de vie fantastique qui me donnerait envie de les peindre ou de les écrire . Un petit coin reculé loin du bruit de la ville m'offrant l'inspiration qui m'attirait tant. New-York était beau , New-York était grand . Je ne pouvais le nier. J'étais capable de reproduire le plus haut building de la ville dans les moindres des détails mais ou était l'intérêt?. La peinture n'était pas seulement un moyen de reproduction quelconque. Ce n'était pas qu'une simple photo faite à la main . Photographier n'était que prendre l'instant présent comme tout le monde pouvait le voir . Dessiner c'était reproduire la scène à sa façon. C'est d'ailleurs ce qui m'attirait dans cet art. Je n'étais pas obligé de suivre quelque chose en particulier . Je pouvais si je le désirais changer un détail , intensifier un regard , faire passer des émotions différentes.. La liberté . Voilà ce que je chérissais. L'université ne proposait pas d'études de dessins . J'avais longuement hésité entre différentes sections mais voulant rester le plus proche de ma philosophie j'avais choisis l'écriture. Ce qui me plaisait énormément d'ailleurs. J'étais un élève sérieux, calme, patient mais pas du tout attentif . Je passais tous mes cours perdus dans mes écrits . Faisant part de mes pensées, des nouvelles du jours, du cour ennuyeux , des réactions des élèves autour de moi . En particulier d'une personne . Kelsey H.Roberts . La fille qui hanté tous mes rêves depuis quelques temps déjà. Il suffisait que je lise un passage d'une phrase que j'écrivais pour la voir apparaître entre les lignes . Elle était partout , tout le temps et j'étais incapable de comprendre comme ceci avait put se produire . Elle ne me connaissait même pas ! Elle n'avait jamais entendu le son de ma voix et n'avait surement jamais vu mon visage . J'étais obsédé par une fille qui ne se douté même pas de mon existence . Problématique. Inconsciemment mes pas m'avaient emmenés dans ce parc près des dortoirs. Je ne savais même pas ce que je faisais là. Pour maintenant .. autant y rester . Je m'installais dans l'herbe après avoir marché sur le long sentier de caillou blanc. Posant mon sac près de moi , je relevais les yeux et me figea littéralement sur place . Elle était là , en face de moi , plongé dans son bouquin , bougeant dans tous les sens comme si elle était incapable de trouver sa place. En véritable professionnel je scrutai chacun de ces mouvements , tachant d'analyser ces froncements de sourcils et ces soupirs. Pour mon plus grand plaisir elle s'allongea , m'offrant ainsi le plus beau spectacle que je n'avais jamais vu. Son visage baignait par les rayons du soleil de cette fin d'après-midi . Je ne pus m'empêcher de sortir mon bloc de feuille et mon crayon , regardant tantôt mon papier tantôt son visage . Ma main partait dans tous les sens , balayant la surface blanche de trait noirs sans queue ni tête mais qui dans très bientôt prendrait forme humaine. Son expression laissait transparaître son dilemme intérieure mais je voulais autre chose sur mon dessin . Je voulais déceler l'éclat de son sourire, de sa joie . Je ne la connaissais pas et pourtant je voulais la voir heureuse au moins une fois. " Ne t'en fais pas, il n'y a aucuns problèmes . En espérant que mon post te plaira "_________________   Notre Histoire ❝ Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME' |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Jeu 1 Sep - 1:49 | |
| Une légère brise se leva et une vague de souvenir vint me submergée, comme-ci le souffle du vent m’avait ramené tout ce que je rejetais et fuyais. Mon passée me revint, comme un cadavre qui reviendrait à la surface. Toutes les choses que j’avais fait, qu’on m’avait forcé à faire me revint à l’esprit, tout ce que j’avais enduré. La prostitution, les hommes, les autres filles, lui. Et plus particulièrement la douleur, celle physique. Mais la pire était sans doute celle mentale. Celle qui vous lacère à l’intérieure, qui vous broie, vous oppresse, vous détruit. Celle qui laisse une trace indélébile dans votre âme. Celle-ci est sans doute la pire, vous ne pouvez rien y faire, seul le temps à une emprise sur elle. Toutes ces horribles pensées me laissèrent comme un goût amer dans la bouche et me provoquèrent des frissons. J’avais froid, froid au plus profond de mon être. Et cela malgré les rayons du soleil qui caressaient ma peau. J’aurais tant aimé à cet instant que ces rayons puissent pénétrer en moi pour réchauffer tout cela, qu’il chasse ce froid que je ressentais jusqu’au os. Mais de toute façon j’avais l’impression que rien ne pouvait me réchauffer, et cette certitude ne faisait que s’accroitre quand je me repassais le mauvais film de mon passée dans ma tête. Toutefois j’avais toujours un infime espoir, depuis que j’étais dans cette Université je sentais que j’allais mieux, petit à petit je me reconstruisais, tout était plus clair. Ici, je pouvais écrire librement, et cela m’étais bénéfique. L’écriture était pour moi une sorte de thérapie, un moyen d’extérioriser ce que je ressentais, ou ce que j’avais ressentie. C’était une sorte de libération pour moi, en écrivant j’avais l’impression de me décharger de tout, de me laver de tout mes actes, comme-ci ce n’était pas moi qui avait vécut tout cela ou bien même ressentie. Le fait d’écrire était pour moi une chose indescriptible, écrire était devenus à présent un besoin vital, sans cela je pense que je ne m’en sortirais jamais.
J’ouvris les yeux lentement, et aperçu l’astre dans le ciel, que je trouvai au passage magnifique. Bien que ma vision était brouillée par les larmes. Je portai alors mes mains à mes yeux et essuya brusquement celles-ci avec un sourire. Un sourire dont je ne savais pas vraiment la nature, de la reconnaissance ou de l’ironie ? Je n’en savais que trop rien. Je me redressai lentement et m’essaya jambes croisées, je remarquai alors que le parc était devenu désert, les personnes qui se trouvaient face à moi à mon arrivée, principalement des couples, n’était plus là. Laissant les lieux, vide et sans vie. Je tournai alors la tête et fus surprise d’apercevoir un homme, moi qui me pensais seul. Il était assis dans l’herbe, tourné dans ma direction, tête baissée, concentré, en effet celui-ci était entrain de dessiner quelque chose. Je fus fascinée, par la façon dont sa main glissait avec dextérité sur le papier. Mes yeux s’attardèrent sur son visage, ou du moins ce que j’en voyais. Car il était trop concentré dans son ouvrage pour me faire face, sans doute un détail qui lui demandait une plus grande précision. Ses traits avaient l’air fins et doux à première vu, quant à sa façon de dessiner elle ne m’était pas inconnue. Tout comme son visage d’ailleurs. Je ne le lâchais pas du regard, quand j’entrouvris légèrement les lèvres lorsque je le reconnue. C’est alors, qu’il stoppa sa main sur le papier et leva la tête dans ma direction.
[Oh oui j'adore ! Moi non plus j'espère que je ne te déçois pas niveau rp ]
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
Dernière édition par Kelsey H. Roberts le Jeu 1 Sep - 16:08, édité 2 fois |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 57 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 17/08/2011 Points: 187 ►LOCALISATION: NORD
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Jeu 1 Sep - 2:25 | |
| Pris dans la frénésie de mon dessin je coupais tout contact avec l'extérieur , ne pensant plus qu'à son visage . Je l'avais dessiné tellement de fois que je n'avais même plus besoin de relever la tête . Il suffisait que je ferme les yeux pour voir apparaître derrière mes paupières son doux visage angélique . Je fronçais légèrement les sourcils appuyant plus sévèrement sur la courbe de sa mâchoire . Ce dessin devait être parfait, à son image . Il était hors de question que je rate le moindres détails . Personne ne le verrait , c'était pour moi . Je terminais toujours ce que je commençais de la meilleure façon possible . Je relevais la tête , pour voir l'expression qu'elle affichait maintenant . Aussitôt , je fus happé par ces grands yeux torturés. Ma première réaction fut de me figer sur place . Ma main s'arrêta en pleine action . C'était comme si toute trace de vie avait déserté le parc . Même le vent c'était tut . Oh Seigneur !. Lorsque je descendis enfin de mon petit nuage je détournais rapidement le regard . Il ne me manquait plus que ça . Je venais de me faire repérer. Elle allait à tous les coups me prendre pour un de ces pervers qui photographie des gens pour fantasmer sur ces derniers plus tard. Elle allait me prendre pour un obsédé . La seule fille qui m’intéressait sur terre allait me prendre pour un dégénéré ! Cela ne pouvait pas être pire . J'avais imaginé des centaines de fois des façons de l'aborder. Des milliers de scénarios plus foireux les uns que les autres . M'installer à côté d'elle lors d'un de nos cours , lui poser une question sur un terme que je n'aurais pas compris ( ce qui serait faux bien entendu ), la bousculer intentionnellement au détour d'un couloir , j'avais même pensé à saboter sa voiture . Un peu excessif tout de même. Mais là .... là .... j'avais ruinés mes chances en à peine 2 secondes. Un record. Pour me donner une contenance je fis semblant de regarder les buildings derrière le parc , essayant de jouer au mec plutôt inspiré par ce grand bloc de béton gigantesque. Plus le temps passés et plus je m'enfonçais. J'étais certains d'avoir rougis . Ce qui était très embarrassant . Incapable de réfléchir correctement, je me laissais tomber sur le dos et fermais les yeux , priant pour qu'elle oublie tout . Je fouillais dans mon sac à taton , trouvant rapidement mon Ipod. La mélodie de " Vlast - Flames " se fit entendre dans mes écouteurs . ___ You are the only thing .Tu es la seule chose .That makes me want to live at all. Qui me donne envie de vivre vraiment____ Les paroles de la chanson s'insinuèrent en moi lentement , balayant chaque parties de mon être comme la brise sur mon visage . Les paupières closes, sont visage s'imposa de nouveau à moi et je ne pus qu'être d'accord avec le chanteur. C'était comme si il l'avait écrit pour moi , pour elle . Je pris soudain conscience que mes mauvais rêves m'avaient fuient depuis qu'elle était entré dans ma vie . Grâce à elle, je vivais de nouveau. D'être hanté par mes vieilles obsessions, cela me rassure. Mieux vaut un cauchemar apprivoisé que la blessure à vif d'un souvenir récent. Kelsey avait la faculté - à distance - de me faire oublier mes vieux démons . Je respirais de nouveau. Ah non , j'adore. Vraiment _________________   Notre Histoire ❝ Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME' |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Ven 2 Sep - 2:01 | |
| Quand il releva la tête, je pus déceler sur son visage une expression de surprise, ses grands yeux marrons/vert restèrent posés une fraction de seconde sur moi, avant de se poser sur autre chose. Mais je devais avouer que cette seconde me déstabilisa. Puis Je remarquai qu’une légère rougeur apparut sur ses joues. Ce que je ne compris pas tout de suite, avant de me rendre compte qu’il venait de rougir. Amusée, je me demandai la cause de cet embarras. Quand je compris. Étais-ce moi ? Lorenzo, ce garçon si calme si mystérieux de ma section venait de rougir ? Car moi, oui moi je venais de le regarder? Incrédule, je clignai plusieurs fois des yeux, avant de me poser une autre question. Était-il entrain de me dessiner ? J’avais déjà surpris plusieurs fois son regard sur moi en cours ou du moins je l’avais senti. Peut-être étais-je folle ? Mais j’étais certaine qu’il me regardait quelque fois, certes des regards furtifs, mais il m’en lançait. De mon côté, en cours je me surprenais souvent à l’observer entrain de dessiner. Je prenais plaisir à voir ses expressions lorsqu’il faisait glisser la mine de son crayon sur le papier. Afin de donner vie à son imagination. Sa bouche qui s’entrouvrait, ses sourcils qui se fronçaient et se levaient et surtout, son air si concentré, si impassible et serein à certains moments. Comme si rien ne pouvait l’atteindre et l’extraire de son monde. Généralement rien ne pouvait me distraire en cours mais lui y arrivait. En effet il arrivait je ne sais comment à m’obnubiler. Même si une fois le cours finit je l’occultais complément, trop préoccupée par diverses raisons.
Je l’observais toujours, à présent il avait l’air très absorbée par la vue qu’il avait, bien que la minute d’avant il m’avait l’air totalement mal à l’aise. Sa polyvalence me déconcerta, encore plus quand celui-ci se laissa tombait soudainement en arrière. Puis il fouilla dans son sac et sortit un ipod, pour ensuite visser ses écouteurs sur les oreilles. Comme pour se couper du monde une nouvelle fois. Je détournai alors le regard me sentant idiote il était évident qu’il ne m’avait pas dessiné, je devais juste le gêner pendant qu’il dessinait le paysage. Après tout, je devais être lucide, je n’étais pas le genre de fille qui devient le modèle d’un dessinateur ou la muse d’un musicien. J’étais juste une pauvre fille stupide, qui avait vendus son corps par amour pour un c*** . Cette pensée me dégouta et je balança violemment mon livre dans mon sac avant de me lever, cependant je me redressai trop vite et perdis l’équilibre mais sans chuter pour autant. Contrairement à mon sac qui s'écrasa au sol, exposant tout son contenue sur la pelouse, ainsi que mes cours qui se trouvaient sur quelques feuilles volante. Irritée je me baissai pour les ramasser, mais c’était sans compter sur une rafale de vent qui les fit s’envoler dans la direction de Lorenzo. Oh mon dieu il ne manquait plus que cela ! C’était pire qu’un film ! Je roulai les yeux consternée, mais bien vite je me précipitai pour les rattraper. J’avais sans doute l’air ridicule, à courir comme une dératée et à me démener pour attraper ces fichus cours. Je passai à côté de Lorenzo en courant, le frôlant presque. A ce moment je n’avais qu’un désir, celui qu'il garde les yeux fermés pour ne pas assister à ce spectacle saugrenue.
[Sorry, c'est nul ]
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
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► NOMBRE DE MESSAGES: 57 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 17/08/2011 Points: 187 ►LOCALISATION: NORD
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Ven 2 Sep - 15:53 | |
| Mon dieu, qu'elle humiliation. Je sentais son regard sur moi, même à travers mes paupières closes, mon cerveau ne pouvait s'empêcher de revenir inlassablement sur elle. Je me surpris à imaginer ces expressions. Elle devait être furieuse. Je ne connaissais pas Kelsey, je ne connaissais pas son caractère et encore moins ces réactions. Mais, il était impensable qu'elle soit heureuse de se faire épier de cette façon. J'étais cuit, autant changer de bahut immédiatement. Je ne serais plus capable de la regarder droit dans les yeux sans être mal alaise. Me connaissant c'était une certitude. Malgré les braillements incessants du groupe Muse dans mes oreilles, je fus capable de percevoir un bruit sourd. Comme si elle avait jeté quelque chose. Oui, elle était furax et moi j'étais définitivement mort de honte. Une bourrasque de vent me percuta, ébouriffant mes cheveux et soulevant légèrement ma chemise. Un véritable tsunami. Je me redressais aussitôt lorsque Kelsey passa si près de moi que l'effluve de son parfum s'écrasa sur mon visage. C'était la fragrance la plus enivrante que je n'avais jamais sentit. Le spectacle de la voir courir dans tous les sens en essayant de rattraper ces feuilles m'arracha un sourire. Elle était adorable. Je secouais la tête -histoire de me remettre les idées en place- et me levais, tachant à mon tour de l'aider à récupérer sa paperasse. Nous avions surement l'air de deux jeunes enfants à sauter dans tous les sens. Un souvenir voila mon regard. Il faisait froid. Nous étions la veille de Noël. Un petit garçon tout en fossette sautillé joyeusement dans le salon, heureux à la seule perspective du lendemain. Sa mère aimante, fantasque et attachante regardait son fils avec tendresse. Heureuse à la simple vision de voir son fils d'aussi bonne humeur. Cela faisait longtemps que le petit Lorenzo n'avait pas souris de cette façon. « Maman ! Regarde maman ! Il neige !! Maman il neige ! » Il ne cessait de piailler cette phrase, courant dans tous les sens, tirant sa mère par le bras pour l’aider à se redresser. « Maman lève toi, allez vient jouer avec moi. S’il-te-plaît. Il neige !! » Elle se leva, ne voulant pas freiner l’élan de son fils et se jeta à sa suite dans le jardin, attrapant au passage écharpes, manteaux et bonnets. S’en suivit un bonhomme de neige plus vraie que nature, des rires, des sourires, du bonheur. Ils avaient sautés dans le jardin, chantonnant la danse de la neige pendant de longues minutes, voulant un Noël plus vraie que nature. Lorsqu’elle s’apprêta à glisser la carotte pour faire le nez d’Oscar – c’est ainsi qu’il l’avait baptisé- de gros flocons duveteux s’écrasèrent sur son visage. Elle eut alors la chance de voir le plus beau spectacle de sa vie : le visage poupin de son enfant orienté vers le ciel, les bras grand ouvert et un sourire radieux sur ces adorables traits de petit garçon. Cette fantastique journée c’était brusquement arrêté lorsque le cri du père de famille venant du salon c’était fait entendre, faisant fuir leurs deux sourires respectifs. Le rêve était finit, la réalité reprenait sa place.J’ouvris brusquement les yeux, immobile, des feuilles dans les mains au beau milieu d’un parc désert. Je me rendis compte que mes mains tremblaient ainsi que mes jambes qui n’allaient plus supporter mon poids encore très longtemps. Je fis volte face, tombant nez à nez avec Kelsey. Au même moment une nouvelle bourrasque de vent fit envoler mes propres croquis qui comme par enchantement tombèrent droit dans les bras de la fille qui ne devait absolument pas les voir. Mon sang se figea dans mes veines. Trop d’émotions d’un seul coup. J’ouvris la bouche mais la refermais aussitôt. Recommençant ce manège plusieurs fois d’affilés. Je ne savais ni quoi faire ni quoi dire. Le dessin que j’avais à peine finit quelques minutes plus tôt était en première page. Forcement. C’était vraiment une journée étrange. « Hum...Bonjour... »J’étais ridicule. |Même pas vrai| _________________   Notre Histoire ❝ Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME' |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Ven 2 Sep - 22:01 | |
| Et voila ! Je venais d’attraper une copie au vent et d’en ramasser une, il ne m’en manquait plus que deux. Celles-ci étaient certainement derrière moi. Je fis donc volte face dans le but de récupérer celles qui me manquaient, tenant fermement celles que j’avais en main pour éviter qu’elles ne s’envolent une nouvelle fois. C’est là, à cet instant, que je me retrouvai face à Lui, surprise j’eus un léger mouvement de recul. Il se trouvait là, planté devant moi à me regarder, tenant ce qui semblait être mes cours. C’était la première que je le voyais d’aussi près, étant plus petite que lui, je devais incliner légèrement la tête pour voir son visage en entier et pour pouvoir le regarder dans les yeux. Bien que ce ne fut pas voulut je plongeai mon regard dans le siens. C’était la première fois que je le voyais d’aussi près, et il était tout aussi beau. Je remarquai également des choses que je n’avais jamais eus l’occasion de voir avant. Étant toujours trop loin de lui d’habitude. Comme par exemple, ses yeux, leurs formes un peu en amande, et surtout leur couleur qui me sembla encore plus belle vue de près. Mais dans tout cela ce fut l’intensité de son regard et l’expression qui se dégagea de ses yeux qui me surprirent, et me déstabilisèrent. En effet ses yeux dégageaient une mélancolie mélangée à une sorte de tristesse. Son regard m’interpella. Je n’avais jamais vue un regard pareil et dieu sait combien de personnes j’avais vue défiler devant moi, toutes plus expressives les unes que les autres. Comme par exemple, des regards malsains, désireux, mauvais ou alors moqueur ou bien même méprisant. Je ne connaissais que cela. J’avais l’impression que ma vie en était remplit. Je ne me souvenais même plus de la douceur d’un regard amoureux, de son intensité, de sa caresse. Il en était de même pour un regard compatissant.
Soudain le vent se leva violemment, je le senti fouetter mon visage et faire onduler mes cheveux derrière moi. Puis, je sentis quelque chose tomber sur mon pied, par réflexe je baissai la tête pour regarder ce que c’était. Me détachant ainsi de ce regard qui m’ébranlait. Je vis alors un cahier de croquis étalé à mes pieds. Cela devait être le sien, je le ramassa donc et ramena une des pages en arrière par réflexe. Esquissant un sourire je m’apprêtais à lui rendre, lorsque je figeai et perdu mon sourire. Je venais de voir le dessin en première page. Celui- ci représentait une jeune fille allongée dans l’herbe, et cette jeune fille c’était moi. En effet le dessein me représentait lorsque j’étais allongée sur la pelouse un peu plus tôt. Il m’avait donc effectivement dessiné, je compris alors pourquoi il avait rougis lorsque je l’avais regardé un peu plus tôt. Bouche bée, j’admirai son croquis, magnifique et vraiment très réussi, bien qu’il n’était pas finit. Ce qui était de ma faute, car j’avais sans doute du le surprendre lorsque j’avais tourné la tête vers lui. Voila pourquoi il s’était arrêté. Lorenzo avait vraiment un très bon coup de crayon, je m’étais toujours demandé à quoi ressemblaient ces dessins, lorsque je le voyais dessiner en cours. Et bien maintenant j’en avais un avant goût et cela m’impressionna. Curieuse, je me demandai ce que donnaient les autres. Je relevai enfin les yeux vers lui. Il m’adressa alors, un « bonjour » l’air gêné. Je lui adressai alors un sourire timide et lui répondit :
-C’est vraiment très beau. Tu es très talentueux. –je lâchai un petit rire amusé et poursuivis- D’ailleurs on dirait que tes desseins m’embellissent.–je baissa ensuite les yeux sur les copies qu’il tenait dans ses mains, lui souris et ajouta en les désignant- Enfaite merci pour ça.
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
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► NOMBRE DE MESSAGES: 57 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 17/08/2011 Points: 187 ►LOCALISATION: NORD
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Sam 3 Sep - 12:37 | |
| Kelsey releva la tête vers moi. Je n'avais jamais remarqué qu'elle était aussi petite. C'était la première fois que je la voyais aussi près et cela valait vraiment le détour. Elle était encore plus belle à cette distance. Il fallait absolument que je redescende sur Terre. Comment une fille aussi incroyable que Kelsey pourrait s'intéresser au gars paumé et invisible de sa promo ? Il y a certaine chose qui sont perdus d'avance, celle là l'était. Je n'étais déjà pas d'une humeur excellente mais cette sombre pensée me plongea un peu plus dans les abysses de mes mauvais rêves. Nos regards s'accrochèrent pour ne plus se lâcher. J'étais incapable de faire le moindre geste. Nous étions là, tous les deux, au beau milieu d'un parc, entrain de nous fixer comme si notre vie en dépendait. Pour la première fois depuis mes 15 ans, je respirais de nouveau. Je pris une grande inspiration, emplissant mes poumons de l'air frais du début de soirée. C'était si agréable qu'un léger sourire de coin s'installa sur mes lèvres, un sourire de bien-être de soulagement. J'étais bien. Kelsey était un vrai petit miracle. En un regard elle m'avait fait revivre. Je maudissais le vent. Lorsqu'elle tourna la première page de mon cahier je tendis la main en avant, comme pour le reprendre, avant que mon geste ne s'arrête. Je laissais retomber mon bras le long de mon corps. Il était déjà trop tard. Une humiliation de plus, une. Son sursaut me fit faire un bond moi aussi, si bien que je reculais d'un pas ou deux. Elle avait les yeux écarquillés, la bouche entrouverte en forme de « o ». Adorable si cela n'avait pas était dans un moment critique. J'aurais tout donné pour lui bondir dessus, attraper mes croquis et prendre la fuite comme le lâche que j'étais. J'aurais bien voulut, sauf que mon corps s'était une nouvelle fois statufier. La seule chose que j'étais capable de faire aujourd'hui apparemment. « C’est vraiment très beau. Tu es très talentueux. D’ailleurs on dirait que tes desseins m’embellissent. Enfaite merci pour ça. »Lorsque’elle releva la tête j’étais à peu près certain d’avoir les joues rosés. J’étais vraiment très gêné. Ce qui m’étonna tout de même fut qu’elle n’était pas fâché, ni furieuse, ni en colère, ni triste pourquoi pas. Non, elle semblait ... heureuse, contente ? Je n’avais jamais très doué pour détailler les expressions joyeuses des personnes qui m’entouraient. Pour ce qui est des tristes, j’étais un professionnel. Il y avait un peu de tout dans mon carnet, de l’université jusqu’à des paysages de New-York, d’établissement très célèbre jusqu’à des scènes de vie banale .Mais bien entendu il avait le visage de Kelsey sur la quasi-totalité du book. Elle en cour penché sur son bureau, elle sur le banc près du parking pleinement concentré dans son livre, elle entrain d’écrire dans sa voiture. « Oh ... Merci beaucoup. Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle. »Oh quel abrutit ! Je venais à peine de lui avouer subtilement que les dessins n’étaient que la réalité de ce que j’avais sous les yeux. Il fallait que je calme l’écrivain en moi. Je m’étais suffisamment ridiculisé comme ça. « Je t’en prie. Dis-je en lui tendant ces copies. Je m’en serais voulut de ne pas te les avoir récupérer. Ce sont tes cours après tout. Enchanté de faire ta connaissance Kelsey ».
_________________   Notre Histoire ❝ Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME' |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Dim 4 Sep - 18:34 | |
| Lorsque je finis de m’adresser à Lorenzo, sa réaction, surtout physique ne m’échappa pas. Ses joues avaient une nouvelle fois virées au rouge, comme un peu plus tôt lorsque je l’avais surpris entrain de me dessiner. Je trouvai cela mignon comme tout, bien que j’avoue que cela me surprenais agréablement. A vraie dire je n’aurais jamais imaginé que Lorenzo était le genre d’hommes à rougir. Et franchement je ne trouvai pas cela enfantin ni déplacée sur son visage d’adulte, mais tout simplement charmant et incroyablement séduisant. En effet cela était une partie intégrante de son charme.
-Oh ... Merci beaucoup. Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle.
Je le regardai une nouvelle fois dans les yeux, fascinée, puis ne pus m’empêcher d’esquisser un petit sourire, car en plus de cela c’était un poète. Mais un bon ! Je trouvai cette remarque extrêmement belle et tout à fait vraie en y réfléchissant. En même temps il n’était pas dans la section écriture pour rien.
"Je t’en prie. Je m’en serais voulut de ne pas te les avoir récupérer. Ce sont tes cours après tout. Enchanté de faire ta connaissance Kelsey ."
Je pris les copies qu’il me tendait, tout en l’écoutant, quand quelque chose m’interpella, il connaissait mon prénom. J’en fus stupéfaite, c’est vraie, je me faisais tellement discrète en cours, et pourtant il savait mon prénom, il l’avait retenue. Quoique, moi aussi je connaissais son prénom, mais entre lui et moi il y avait une différence. Enfin, bref. Je lui tendis à mon tour son cahier de croquis tout en lui répondant :
-De même Mr Lorenzo Daniele.- je lui adressai un regard malicieux puis poursuivis- Mais c’est très gentil de ta part. Tu sais, ce n’est pas comme-ci c’était une grande perte, entre nous je ne suis pas très fervente des cours de Mr Callawell. –je souris-.
Je ne savais pourquoi, le fait de lui montrer à mon tour que je connaissais son prénom et son nom me ravis. Comme une petite satisfaction personnelle. Allez savoir pourquoi! Je savais que je pouvais passer pour une folle à lié, complément obsédée par lui. Et pourtant, étrangement cela ne me dérangea pas. Cela serait même mieux. Ainsi il s’éloignerait de moi, on ne suivrait pas le « scénario ». Celui où l’on fait connaissance, on ne continuerait pas à parler, on ne pourrait pas se donner le temps de s’apprécier, et enfin on ne deviendrait pas amis. Ainsi on reviendra à la case départ, et je n’aurais pas à lui cacher des choses à propos de moi, ou à lui mentir dans le futur. De toute façon, c’était déjà aller trop loin. Je sentais que je l’appréciais et cela bien avant que je le rencontre, aujourd’hui. C’était une grosse erreur. Bien que je savais que je devais arrêter tout cela et m’en allais. Mais je n’en n’avais aucune envie, quelque chose me poussais vers lui. Depuis que j’étais arrivée ici, c’était la première fois j’avais une telle envie de de faire la connaissance de quelqu’un. C’était toujours les autres qui étaient attirés par moi. Et maintenant c’était le contraire, pourtant on ne s’était échangés seulement que quelques mots, c’était si peu cependant assez pour décupler mon envie. C’était tellement étrange.
Mon visage était sans doute passé par une multitude d'expressions car, je remarqua que Lorenzo me regardait avec insistance. Embarrassée je me mordis la lèvre inférieure, le regard un peu fuyant, même si l'envie de plonger mes yeux dans les siens était présente. Car il m'avait un peu plus tôt gratifié d'un nouveau regard, celui-ci dégageait une douceur et une sincérité sans pareille, à tel point qu'on avait envie de s'y jeter à corps perdu pour s'y noyer.
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
Dernière édition par Kelsey H. Roberts le Dim 4 Sep - 23:30, édité 1 fois |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 57 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 17/08/2011 Points: 187 ►LOCALISATION: NORD
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Dim 4 Sep - 20:31 | |
| Kelsey semblait m’étudier elle aussi, détaillant mon visage que je savais colorer par ma gêne. De mon côté je ne pouvais m’empêcher de fixer les moindres détails de sa personnalité. Elle était légèrement maquillée, si peu, que cela semblait plutôt naturel. Elle n’avait cependant nullement besoin de ces subterfuges. Ces cheveux ondulaient légèrement sur ces épaules encadrant son visage en forme de cœur comme pour le protéger. J’avais déjà remarqué qu’elle avait tendance à se cacher derrière ces derniers, comme si elle fuyait le regard des autres. Ces lèvres pleines couleur cerise qui en ce moment même me souriaient timidement, la courbe parfaite de son nez, le léger froncement de ces sourcils signifiaient qu’elle ne se sentait pas vraiment à son aise. Elle avait une peau plutôt pâle mais curieusement cela lui allait à merveille. C’était comme si chaque détails de son être fusionnaient pour faire de la femme en face de moi le fruit d’une perfection à couper le souffle. J’avais gardé ces yeux pour la fin, sachant que lorsque j’y plongerais mon regard je serais incapable de réfléchir correctement. Elle avait de grands yeux sombres encadrés par de longs cils formant une demi-lune sur ces joues lorsqu’elle regardait le sol. Leur couleur était saisissante. Je n’avais jamais rien vue de tel depuis un long moment. Jamais pour être exact. Le plus étrange était les émotions qu’elle était capable d’exprimer avec ces prunelles. Je pouvais déceler la tristesse, la honte et la colère. Elle semblait confronter à de nombreuses émotions à la fois mais ne laissait rien paraître. Physiquement parlant. Elle avançait la tête haute, comme si tout allait bien. Elle semblait si triste et si seule que l’envie de la prendre dans mes bras et la réconforter me prit soudain. Je dus me faire violence pour rester immobile. J’étais capable de la comprendre, je savais ce qu’elle ressentait. Il ne fallait pas avoir une licence de phycologie pour deviner qu’elle traîner ces propres démons depuis longtemps déjà. Comme je portais les miens. Ma famille d’accueil m’avait recueillis, m’avait aidé lorsque j’étais enfant et il continué de me soutenir encore aujourd’hui. Comme si j’étais l’un des leurs. Comme si j’étais un Smith. Leur fils. Je l’ai aime, ils sont mes sauveurs et je ne les remercierais jamais assez d’avoir fait tout ça pour moi. D’avoir était là tout simplement. Malgré tout j’étais incapable de leur montrer mon amour et ma gratitude. C’est comme si ... j’étais incapable d’aimer de nouveau, incapable de faire confiance. Même aux gens qui ne me veulent que du bien. Tout ça à cause de quoi ? A cause de mon père et de mes erreurs passées. Je traînais mon fardeau depuis mes 15 ans. Je comprenais. C’était précisément pour cette raison qu’il m’était interdit d’être avec Kelsey. Même une relation amicale était risquée. Parce que je n’étais pas quelqu’un fait pour elle. J’étais seul bien trop souvent, dans mon monde la plupart du temps. J’étais incapable de dormir une nuit complète sans me réveillé toutes les deux heures tremblant, suffocant et transpirant, hanté par le visage de mes géniteurs. Elle méritait mieux qu’un ami comme moi. Cette révélation s’imposa à moi comme un coup de massues dans la poitrine. Et pourtant Dieu sait combien j’en avais envie. Entendre le son mélodieux de sa voix chaque matins, sentir sa main contre la mienne m’insufflant sa chaleur, me prouvant sa présence lors de mes crises potentielles. J’étais certain qu’elle serait incapable de me juger, qu’elle serait une oreille attentive comme je le serais pour elle. J’allais la faire souffrir et ceci était intolérable. « De même Mr Lorenzo Daniele. Mais c’est très gentil de ta part. Tu sais, ce n’est pas comme-ci c’était une grande perte, entre nous je ne suis pas très fervente des cours de Mr Callawell. »Son sourire parvint à me dérider rapidement. Cette fille serait ma perte. C’était une évidence. Et qu’elle perte … la plus belle de toute. Mon cœur fit un bond lorsqu’elle prononça mon prénom. Elle me connaissait. Cela faisait des mois que j’étais certain de mon invisibilité à ces yeux et en réalité ce n’était absolument pas le cas. Elle savait qui j’étais, depuis le début. Un rire se fit entendre et je mis plusieurs minutes à comprendre que c’était le mien. Je n’avais pas rie depuis des mois. C’était une sensation étrange mais agréable. « Tu sais qui je suis murmurais-je plus pour moi que pour elle. Euh... Je viens vraiment de dire ça à haute voix ? »Merde.Je passais ma main dans mes cheveux, encore plus mal alaise. Elle me mettait dans tous mes états et il me fallut plusieurs minutes pour me reprendre et sortir une phrase descente. Elle allait fuir face à un crétin pareil. « Certes, il est néanmoins nécessaire que tu révises pour les examens prochains. Et Mr Callawell risque de taper la main avec sa règle en fer si tu n’obtiens pas une note descente dis-je en agitant les doigts pour mimer la scène. Cet homme est une sorte de tyran mais je ne peux m’empêcher d’être impressionné par son savoir. Même si je passe plus de temps le nez dans mes dessins plutôt que sur mes feuilles de cours. Mais je ne t’ai rien dit … »Je lui fis un clin d’œil complice. Juste pour détendre un peu l’atmosphère qui se faisait lourde. J’attrapais mon carnet et le serrais contre mon torse avec un petit sourire. « Merci. Je suis désolé de t’avoir dessiné. J’aurais du te demander ton accord. Si tu souhaites que je le jette je le ferais tu sais… Tu n’as qu’à me le demander.»_________________   Notre Histoire ❝ Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME'
Dernière édition par Lorenzo G. Daniele le Lun 5 Sep - 17:11, édité 1 fois |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Dim 4 Sep - 23:22 | |
| Je venais de reposer enfin, le regard sur Lorenzo (ces quelques secondes sans le regarder me parurent incroyablement longues), quand une douce mélodie vint à mes oreilles. Celle-ci n’était autre que son rire. Lorenzo venait de rire doucement, d’un rire pur et cristallin. L’effet de son rire eut sur moi un effet inattendu. Je ressentie comme une vague de chaleur qui m’envahit des pieds à la tête. Ses traits avaient soudainement changés, il me paraissait plus détendu, ce fut un plaisir pour les yeux de voir son visage s’ouvrir. Je remarquai, aussitôt les petites fossettes sur son visage et ses lèvre incroyablement bien dessinées, ce qui fit indéniablement chavirer mon cœur. J’en fus toute émoustillais. Mais que m’arrivait-il ? Non, c’était normal après tout j’étais humaine et il était incroyablement séduisant, et cela je ne pouvais le nier. D’ailleurs, je ne l’avais jamais vue avec une copine, cela m’étonnais qu’il n’en n’ai pas. Peut-être en avait-il une. Ou bien était-il le genre d’homme à ne pas s’attacher et à passer d’une fille à l’autre. Ces pensées provoquèrent en moi quelque chose que je ne su identifier, de la jalousie, de l’envie ? Impossible. Pourquoi serais- jalouse ? C’était complètement absurde. C’est alors qu’il murmura dans un souffle presque inaudible :
-Tu sais qui je suis. Euh... Je viens vraiment de dire ça à haute voix ?
Sa remarque me fit rire, il venait de penser tout haut je crois. Je ne pus m’empêcher de m’en amuser, il était tellement mignon. Il passa sa main dans ses cheveux, geste que je jugeai nerveux, il devait sans doute le faire lorsqu’il était mal à l’aise, sans doute. Puis il poursuivit :
"Certes, il est néanmoins nécessaire que tu révises pour les examens prochains. Et Mr Callawell risque de taper la main avec sa règle en fer si tu n’obtiens pas une note descente dis-je en agitant les doigts pour mimer la scène. Cette femme est une sorte de tyran mais je ne peux m’empêcher d’être impressionné par son savoir. Même si je passe plus de temps le nez dans mes dessins plutôt que sur mes feuilles de cours. Mais je ne t’ai rien dit … "
Il m’adressa un clin d’œil, avec un petit air malin, que j’appréciai beaucoup, uhm vraiment beaucoup. Puis je lâchai malgré moi :
-Oh oui ça je sais !
Je venais de me rendre compte de ma bourde je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire nerveux, avant de coincer une de mes mèches derrière mon oreille. Espérant qu’il n’y prête guère attention. Je maudissais son petit clin d’œil qui m’avait fait baisser ma garde. Plus le temps passait et plus je me rendais compte à quel point il avait du charme, auquel je n’étais pas insensible ce qui me déplaisait. Sa façon de parler, ses petites maladresses, son rire, ses regards. Je n’avais pas rencontré un homme aussi charmant depuis … Je me figeai d’un coup, arrêtant de rire, je venais de repenser malgré moi au dernier homme auquel je voulais penser. Depuis tout cela, je n’avais jamais réussis à prononcer son prénom. Je buttais, même dans ma tête mon esprit ne voulait pas le reformuler . Car l’homme qu'il désignait m’avait tellement détruite. Il m’avait abusé et était le seul responsable de mon enfer, je le haïssais, d’une haine sans pareil. Je me braquais sans le vouloir et me racla la gorge afin de me redonner une contenance, dans l’espoir de chasser l’image de mon bourreau de ma tête.
Je baissai les yeux sans doute l’air ailleurs, et je l’étais. Je n’étais plus ici dans ce parc avec Lorenzo, mais j’étais dans ce salon, aux murs rouges et aux canapés en cuir. L’odeur de tabac froid me revint aussi, j’étais là, étendue sur le sol, la lèvre ensanglantée, l’œil boursouflé et violacé, avec une côté cassée, et de multiples hématomes sur le corps. Meurtrie aussi bien physiquement, qu’intérieurement. « Jamais au visage », c’était la règle d’or, mais je l’avais humilié, j’étais la seule qui osait se dresser contre lui, je m’étais interposée, je l’avais insulté devant les autres filles. Il m’a frappé, je me suis défendue et il m’a assené un coup encore plus fort. C’est là, qu’il m’a frappé au visage, sa colère avait grandit car il avait violé la règle à cause de moi. Alors il m’a ruait de coups me cassant ainsi une côte au passage, dans le but de se venger et me donner une énième "leçon". Mais il faut croire que j'étais une très mauvaise élève qui n'en faisait qu'à sa tête.
Soudain Lorenzo prit son cahier de mes mains ce qui me remmenât au moment présent, tremblante je touchai inconsciemment ma côte.
- Merci. Je suis désolé de t’avoir dessiné. J’aurais du te demander ton accord. Si tu souhaites que je le jette je le ferais tu sais… Tu n’as qu’à me le demander.
Lorsque je relevai les yeux vers lui, j’avais la tête qui tournait, je me ne sentais pas très bien, mais me força tant bien que mal à lui sourire. Je le regardai en silence pendant un moment, avant de lui répondre un « non » presque murmuré, comprenant lentement ce qu’il venait de me dire. Puis je me repris et lui répondis : « Un non ! » cette fois-ci a demi- révoltée.
-Non, non ! Tu ne va pas le jeter, il est magnifique ! Sa ne me dérange pas le moins du monde je suis juste surprise que tu prennes un modèle aussi laid que moi. J’ai l’air d’un petit zombie aujourd’hui, regarde moi ces cernes.
Je lui désignai mes cernes, et lui adressa un sourire quelque peu forcé, l’esprit encore embrumé dans les souvenirs indésirables qui me hantaient. Il fallait que je fasse bonne figure, j’avais l’habitude, quoi de mieux qu’un peu d’humour ?
[Ps : Mr Callawell est un homme xD ]
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
Dernière édition par Kelsey H. Roberts le Sam 24 Sep - 21:15, édité 1 fois |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 57 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 17/08/2011 Points: 187 ►LOCALISATION: NORD
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Sam 24 Sep - 18:10 | |
| J’étais incapable de détourner le regard. Son visage était mon paradis personnel. Il était si expressif. J’avais l’impression de lire son âme. Je n’étais pas quelqu’un de très observateur, généralement je fuyais la société et les individus la peuplant, préférant me réfugié dans mon monde entouré de mots, de vers, de phrases et de peintures. Un moyen de me protéger peut-être… Beaucoup de personnes pensaient que je les prenais de haut et qu’ils n’étaient pas assez bien pour que je leur adresse la parole. Des suppositions idiotes mais je m’en fichais. Qu’on pense ce que l’on veut de moi. Kelsey était rayonnante, son sourire était chaleureux. Elle semblait en paix avec elle-même. Chose que je n’avais pas vu chez elle depuis un moment. Elle semblait toujours perdue dans ces pensées. Elle faisait bonne figure mais ceci n’était qu’un masque, une carapace. Nous avions plus de points communs que nous voulions bien le croire. Deux reclus de la population urbaine, deux âmes vieilles comme le monde. Du moins, la mienne l’était. Je n’avais jamais vue Kelsey avec un petit copain ou quoi que ce soit d’approchant. Elle n’était pas souvent seule mais jamais aucuns garçons de l’université n’avaient posé la main sur elle. Si c’était le cas, ils étaient très discrets. Depuis quelques mois je m’étais transformé en parfait psychopathe à la suivre des yeux au moindre de ces mouvements. Mon comportement était inexcusable, j’étais un monstre, un foutu pervers. Je fixais un point derrière elle. Il fallait que j’arrête, que je stoppe cette obsession pour Kelsey. Je ne voulais pas qu’elle est peur de moi et je ne voulais pas me transformer en traqueur de nouveau. La question est : Est-ce que tu seras capable de t’éloigner d’elle ? De ne plus la dessiner ? De ne plus la décrire à travers tes écrits ? Ne plus lui parler ? Ne plus la voir sourire ?... Un tintement de clochette attira mon attention et je me rendis compte que c’était son rire. Un son doux, suave, musicale. Même son rire avait des allures féeriques. Kelsey était une sorte de petit lutin. Un petit lutin ravissant et fascinant. C’est vrai, elle me fasciné. Lorsque nous étions en cour je ne pouvais m’empêcher de l’observer, de me poser des tonnes de questions. Pourquoi fronce-t-elle les sourcils ? Est-ce l’exercice qui lui pose problèmes ou alors pense-t-elle à quelque chose de désagréable ? Pourquoi mordille-t-elle son crayon ? Est-elle embarrassée par l’attention du professeur sur sa personne ou a-t-elle un rendez-vous après notre heure de classe qui la rend nerveuse ? Je n’avais malheureusement jamais eut de réponses étant donné que je n’avais jamais osé lui parler. Je me voyais très mal le faire maintenant alors que nous venions juste d’entamer la conversation. Drôle d’entrée en matière. Et je serais forcé en plus de ça d’avouer qu’elle est devenue « ma raison de vivre » depuis quelques temps. - Oh oui ça je sais ! Elle se rendit compte du double sens de sa phrase et plaqua sa main sur sa bouche comme pour s’empêcher d’en dire plus. Sa gêne me fit sourire. Ces joues étaient rosés ce qui lui allait à ravir. Je rêvais de caresser son visage, sa peau, elle semblait si douce, si fraîche. Soudain son expression se figea. Elle semblait… torturée, horriblement triste. Je restais immobile à mon tour, analysant ces expressions de profonde tristesse. Qu’est-ce qui avait put la mettre dans cet état ? Je me demandais aussitôt si j’avais une quelconque implication dans son malheur. Après tout il n’y avait que nous deux dans ce parc. Quelques minutes plus tard, elle était toujours aussi immobile, dans son masque de peine. Cela m’était insoutenable. Je n’en pouvais plus de la voir dans cet état sans pouvoir rien faire. Inconsciemment je tendis le bras et mes doigts frôlèrent sa mâchoire. Quand je me rendis compte de mon geste je reculais aussitôt. Je ne mettais pas trompé : sa peau était très douce. Je me mordis la lèvre, gêné encore une fois. Décidemment cela n’arrêtait pas ce soir. Moi qui veillais constamment à maintenir mon indifférence en place sur mon visage, c’était plutôt loupé pour le coup. Elle cligna soudain des paupières et je soupirais de soulagement. J’avais faillis l’emmener voir un médecin ou je ne sais quoi. Au moins elle ne c’était pas transformé en statut de pierre. Elle me sourit mais ce dernier ne toucha pas son regard qui resta éteins. Mes questionnements se bousculaient dans ma tête, je voulais savoir. Je n’étais habituellement pas curieux mais Kelsey était une énigme. Une énigme que je voulais découvrir. Le père Fourasse n’a qu’à bien se tenir. Elle émit un petit gémissement que je ne compris avant de reprendre plus fort : Non. - Non, non ! Tu ne va pas le jeter, il est magnifique ! Sa ne me dérange pas le moins du monde je suis juste surprise que tu prennes un modèle aussi laid que moi. J’ai l’air d’un petit zombie aujourd’hui, regarde moi ces cernes. Je fixais un peu plus que nécessaire ces cernes avant de plonger mon regard dans le sien. Elle se trouvait donc laide ? Les femmes… « Tu rigole j’espère ? Tu ne te vois pas très clairement Kelsey. Au moins tu ne te cache pas derrière un masque de cosmétiques. Tu es naturel. J’aime le naturel ajoutais-je sans le faire exprès. »Je me baissais et rangeais mon carnet dans mon sac, fuyant son regard perçant. Il fallait vraiment que j’apprenne à contrôler mon cerveau défaillant. « Est-ce... Est-ce que ça va Kelsey ? Tu me semble triste. Est-ce que j’ai fais quelques chose de mal ? Si c’est le cas il faut vraiment que tu me le dises. Parce que je suis déjà entrain de m’en vouloir et je risque de passer la nuit à cogiter sur cette conversation… Et… Et je parle trop, excuse moi ». _________________   Notre Histoire ❝ Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME' |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Jeu 29 Sep - 17:37 | |
| Je tenais grandement à masquer les apparences et à ne pas exposer mes faiblesses, comme toujours. Je continuais donc à sourire, l’air faussement enjoué. Quoi que je devais avouer que je ne me forçais pas des masses. En effet un seul regard sur le visage de Lorenzo avait eut le don de m’apaiser considérablement, et cela je ne sais comment. Pourquoi ce gars à qui je n’avais jamais parlé, me procurait cette sensation de calme et de plénitude ? Que d’ailleurs j’avais moi-même tant de mal à trouver. Pourquoi, son regard me troublait à ce point ? Et, pourquoi le contact de sa peau avec la mienne m’électrisait et me chamboulait autant? En effet le contact de ses doigts sur mon visage lorsqu’il m’avait frôlé un peu plus tôt me revinrent à l’esprit. Trop absorbée par mes souvenirs cauchemardesques, je n’y avais pas prêté une grande attention, et n’avait pas eus de réaction du moins en surface. Car je n’avais peut être pas énormément conscience de ce geste mais mon corps lui, avait était réceptif. Lorsqu’il m’avait frôlé, j’en fus comme électrisé et ce fut agréable. Sans expliquer pourquoi lorsque ce contact bref eut finit, bien que mon esprit était ailleurs, je savais que j’avais été déçu. Lorenzo observa donc les cernes que je lui montrais Je me sentis alors un peu idiote, n’étais-je pas censé cacher mes défauts comme les autres femmes ? Au lieu de les mettre en évidences comme cela ? Peut être qu’il prendrait ma réaction comme une vulgaire technique pour flatter mon égo. Comme les femmes qui se dévalorise afin qu’on les couvre de compliments. -Tu rigole j’espère ? Tu ne te vois pas très clairement Kelsey. Au moins tu ne te cache pas derrière un masque de cosmétiques. Tu es naturel.
Il se baissa alors pour ranger son carnet dans son sac, me laissant assimiler la nouvelle. Était-il entrain de dire indirectement qu’il me trouvait jolie ? Cette possibilité me fit plaisir, j’observais Lorenzo, avec sans doute une petite moue involontaire qui trahissait mes pensées.
-Est-ce... Est-ce que ça va Kelsey ? Tu me semble triste. Est-ce que j’ai fais quelques chose de mal ? Si c’est le cas il faut vraiment que tu me le dises. Parce que je suis déjà entrain de m’en vouloir et je risque de passer la nuit à cogiter sur cette conversation… Et… Et je parle trop, excuse moi .
Je serrai les copies qui se trouvaient dans ma main droite, quelque peu perplexe. Il avait remarqué que j’étais triste ? Je me sentis soudain incroyablement vulnérable. Bien qu’il n’en sache pas les causes, la preuve il pensait que c’était lui qui me rendait ainsi. Quelle idée! Comment pouvait-il penser cela ? Il faisait tout le contraire de me rendre triste ! Quelque peu déstabilisée, je me contentais de le fixer, avant de répliquer, l’air aussi convaincante que je pouvais, malgré le fait qu’il venait de toucher sans le vouloir un point faible :
-Mais qu’es que tu raconte, moi triste ? Non pas du tout je suis parfaitement bien. Et quand bien même je le serais, tu n’en serais pas la cause, sa serait même le contraire.-Il se releva enfin et je pus apercevoir son regard, ce qui n’allait pas être simple pour continuer à nier. Je t’assure...-Gênée je décida d’aller chercher mon sac- Euh… je vais chercher mon sac pour ranger mes copies.
Je le contournai donc et me mis à marcher en direction de mon sac, puis me frictionna les bras. Le vent ne s’était pas calmé. Il commençait à faire plutôt frais. Arrivée à mes affaires, je m’agenouillai et commença à les ranger, tout en me retournant plusieurs fois. Comme pour m’assurer qu’il était encore là. Je me levai donc, balança la lanière de mon sac sur mon épaule, puis lâcha un soupir, déstabilisée. Avant de me retourner vers lui.
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
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► NOMBRE DE MESSAGES: 57 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 17/08/2011 Points: 187 ►LOCALISATION: NORD
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Ven 7 Oct - 20:34 | |
| Je remarquais avec grande attention le frisson qui la traversa lorsque mes doigts frôlèrent son doux visage. Immédiatement un flot insaisissable de questions me submergea sur les raisons de cette réaction. Dégoût ? Plaisir ? Peur ? Timidité ? J’étais incapable de trouver une réponse cohérente. Son corps avait beau être expressif, son visage ne l’était pas du tout. Elle était immobile, ces cheveux se baladant sur ces joues et ces épaules au rythme du vent, les yeux fixés dans le vide. Elle n’était plus dans ce parc avec moi, elle était loin, un endroit qui m’était inaccessible, un recoin de son esprit qui ne me serait probablement jamais dévoilé. Je n’étais pas un garçon curieux, j’étais tellement préoccupé par mes études que je passais généralement devant les gens sans m’en rendre compte, sans rien analyser. Pourtant Kelsey était une énigme brillante et fascinante qui m’attirait constamment. Une part de moi voulait être ce type, celui vers lequel elle se tournerait dans ces moments de doutes, ce type toujours là pour elle. Je me rendis compte en y pensant que je pouvais être ce gars si je le voulais. J’avais envie et besoin de plus. Mais je pouvais l’être. En cet instant perdus dans ces longs cheveux foncés, Kelsey semblait si vulnérable, si démunis… Une image que je ne pouvais pas supporter. C’était décidé. Je serais l’ami, l’épaule pour pleurer. J’en étais capable. Pour Kelsey, j’en étais capable. « Mais qu’es que tu racontes, moi triste ? Non pas du tout je suis parfaitement bien. Et quand bien même je le serais, tu n’en serais pas la cause, sa serait même le contraire. Je t’assure. Euh… je vais chercher mon sac pour ranger mes copies ».Après avoir rangé mes feuilles dans mon sac je me relevais et un haussai un sourcil en l’entendant. Me prenait-elle pour un débutant ? Un benêt incapable d’analyser quoi que ce soit ? Elle avait peut-être un talent certains pour cacher ces émotions, pour se forger ce masque de dureté qu’elle s’acharnait à maintenir en place tous les jours. Ce qu’elle ne savait pas ce que j’avais depuis longtemps réussi à capter sa « double facette ». Je l’avais tellement fixé que j’étais capable de reconnaître la moindre de ces émotions. Il n’en restait pas moins qu’elle n’était pas assez doué pour dissimuler les expressions de son regard. C’était le point qui la vendait toujours. Elle me tourna le dos, marchant rapidement jusqu’à son sac. Un nouveau frisson secoua ces épaules au moment où une bourrasque de vent frais la frappa. Il est vrai que la soirée était déjà bien tombée et il faisait de plus en plus froid. Elle balança son sac sur son épaule et me rejoignis, gênée d’avoir était démasqué sans doute. Malgré tout, je ne pouvais pas m’empêcher de vouloir répondre. Elle devait bien comprendre qu’elle ne parviendrait pas à m’embobiner. Un sourire chaleureux naissait déjà sur mes lèvres. « Kelsey, je suis un dessinateur, un peintre. J’ai depuis longtemps appris à comprendre les expressions des gens. Un simple froncement de sourcils ou même un regard vague me permette de comprendre beaucoup de choses sur les traits de personnalité d’un individu. Je suis un créateur, je passe mes journées à écrire et à dessiner. Si il y a bien une personne que tu ne peux pas tromper, c’est bien moi ».Je ne voulais pas la forcer à se confier. Elle n’était même pas obliger de répondre à ceux-ci. Elle savait maintenant qu’elle ne pouvait pas me mentir plus longtemps. Après tout un ami est censé déceler les mensonges, les secrets non ? Je lui fis un large sourire et le souvenir de son frisson me fit tressaillir. J’enlevais aussitôt mon manteau et l’emmitouflé sagement à l’intérieur. « Je m’en voudrais de te causer un rhume… Si c’est le cas je payerais les frais du médecin, c’est promis. Est-ce que tu veux aller ailleurs ? Un endroit un peu plus chaud ? Un café peut-être ? »._________________   Notre Histoire ❝ Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME' |
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► NOMBRE DE MESSAGES: 96 ► LÀ DEPUIS QUAND?: 30/06/2011 Points: 184 ►LOCALISATION: Ici & là, je vais où bon me semble !
 | Sujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo] Dim 9 Oct - 17:45 | |
| "Je me levai donc, balança la lanière de mon sac sur mon épaule, puis lâcha un soupir, déstabilisée. Avant de me retourner vers lui. "
J’étais là, debout au milieu de ce parc complètement désert entrain de regarder la seule personne qui s’y trouvait à par moi. Cette même personne qui avait su me faire perdre pied, et cela depuis que j’étais dans cette Université. Je ne pu m’empêcher de me mordre la lèvre quelque peu préoccupée par la situation, la réflexion que m’avait faite Lorenzo toute à l’heure m’avait ébranlée, je devais l’avouer. Je n’avais pas l’habitude qu’on me prête attention au point de déceler mes sentiments. De plus j’étais une spécialiste pour les cacher. En enfin, pour moi cela était devenu une habitude, un quotidien. Une même rengaine dans ma vie sociale, et une barrière pour celle-ci. Mais je ne pouvais rien y faire, je me comportais ainsi, depuis. C’était devenu une sorte « d'instinct» de protection. Pour ne pas dire de survie ! Et à vraie dire cela m’allait parfaitement, car je la jugeais plus ou moins efficace. Cependant avec lui, j’avais complément baissée ma garde, submergée par une vague de souvenirs incontrôlable. Ma réserve était tombée malgré moi, tel un voile. Mais cela aurait très bien pu arriver avec quelqu’un d’autre, d’ailleurs cela était déjà arrivé. Plusieurs fois même. Et ces jour-là ces personnes ont cru à mes faux prétextes, que j’avais inventé sur le moment. Il ne m’on pas vraiment prêter attention. Mais Lui si, j’avais été stupide et vulnérable, en laissant transparaitre des émotions, malgré moi. Le pire, c’est qu’il s’en été rendu compte de plus il n’était pas naïf. Et pourtant cela ne devrait pas me surprendre venant de lui. J’étais donc pour ainsi dire, furieuse contre moi-même, perplexe et affolée. Je détestais ce sentiments de vulnérabilité qui c’était installé depuis tout à l’heure en moi. Car, pour moi laisser transparaitre ses sentiments, c’était comme se dévoiler, se donner, s’exhiber. Tout simplement ce que je détestais. Ce n’étais jamais bon de faire cela, car une fois qu’on se livre, qu’on accorde sa confiance. Nous devenons faibles, il en va de même pour une personne avec un fort caractère (ce qui était je dois dire mon cas). Car les sentiments ont toujours le dessus, ils sont traitres, ce sont eux les causes de notre perte, le plus souvent.
Ayant reprit mes esprits, je revins donc vers lui. Aller prendre mon sac, n’étais qu’un prétexte pour m’éloigner de Lorenzo. Fuir cette situation qui me mettait mal à l’aise. Je pensais donc qu’il serait passé à autre chose, lorsque je serais revenu vers lui. Mais j’avais tord. Car lorsque je revins il me dit arborant un sourire :
- Kelsey, je suis un dessinateur, un peintre. J’ai depuis longtemps appris à comprendre les expressions des gens. Un simple froncement de sourcils ou même un regard vague me permette de comprendre beaucoup de choses sur les traits de personnalité d’un individu. Je suis un créateur, je passe mes journées à écrire et à dessiner. Si il y a bien une personne que tu ne peux pas tromper, c’est bien moi .
Je le fixai d’un regard perçant (sans doute peu rassurant). Car je me sentis d’un coup, cerner, menacée, et par-dessus tout faible. Je ne pus m’empêcher de me braquer. Je n’appréciais pas comment cette conversation avait tourné. Car elle tournait autour de moi pour ainsi dire, et autour de mes sentiments. Toutefois je savais qu’au plus profond de moi, j’étais soulagée qu’il me dise cela. Plus précisément que ça soit lui. C’est alors qu’il m’adressa un nouveau un sourire, pourtant celui-ci ne paraissait pas faux. Ses sourires étaient tellement sincères, ses yeux si doux, si rassurant. Il s’approcha alors de moi lentement, ce qui me surprit, l’effluve de son parfum se mit à caresser mes narines. C’est alors qu’il commença à enlever sa veste, je l’observai faire, puis il s’approcha de nouveau vers moi réduisant ainsi l’écart qui nous séparez l’un de l’autre. Cette proximité, bien qu’elle ne fût pas si infime que cela, eut le don de provoquer en moi une chose indescriptible. Un mélange subtil entre quelques sentiments hasardeux et contradictoire, mais qui en outre en résultait quelque chose de plus que positif. J'en fus totalement confuse, ce qui à mon avis ne passa pas inaperçu. Lorenzo posa alors sa veste sur mes épaules et m’emmitoufla dedans, avec une douceur dans le geste qui m’interpella et me troubla, je cligna sans le vouloir plusieurs fois des paupières tout en le regardant. Avant de le fixer dans les yeux. Geste contradictoire, car à ce moment là j’aurais voulu les détourner. Mais mon corps n’en fit rien, je sentis alors, le contact du vêtement chaud sur ma peau ce qui je dois dire fut agréable, même si la différence de température entre ma peau froide et le vêtement me donna quelques frissons. Je ne tardai, tout de même pas à me réchauffer. Mais cela ne fit rien à côté du plaisir de sentir son parfum. Je humai donc discrètement celui –ci en m’en délectant secrètement, il était si agréable, je crus que j’allais perdre la tête. Ce geste, me calma quelque peu, je lui en fus reconnaissante, et lui adressa un sourire timide, tout en luttant contre les pensées qui se formaient dans ma tête face à sa beauté.
-Je m’en voudrais de te causer un rhume… Si c’est le cas je payerais les frais du médecin, c’est promis. Est-ce que tu veux aller ailleurs ? Un endroit un peu plus chaud ? Un café peut-être ?
Certes il était charmant, et sa proposition séduisante, mais je fut comme de nouveau piquée à vif par ce qu'il m'avait dit juste avant celles-ci. Il avait donc à peine finit sa phrase que je lui lançai d’une voix froide, en éludant ses questions :
-Pourquoi fais-tu cela ?
Je regrettai tout de suite d’avoir ouvert la bouche. J’avais comme qui dirais dit haut et fort ce que je pensais. L’impulsivité était l’un de trais de mon caractère. Et ici c’était en autre mon désarroi face à lui, qui m’avait fait parler. Je lui en voulais de m’avoir fait devenir si vulnérable face à lui et cela en quelque parole. Pourquoi donc s’intéressait-il à moi ? Qu’es que cela pouvait-il lui faire que j’étais triste. Et pourquoi me troublée t-il autant ? Je ne trouvai pas de réponse à ces questions ou du moins plausibles. C’est alors, que je me rendis compte que cette fameuse question était encore une nouvelle fois, un signe de faiblesse et affolée j’essayai de me rattraper, de plus je pouvais ainsi dévier du sujet. Il ne fallait pas que la conversation stagne autour de cela, il fallait donc contre-attaquer.
-Je veux dire pourquoi, restes-tu avec moi ? Tu... je veux dire tu n’a pas d’autres choses à faire ? Enfin, merci pour la veste, mais tu devrais la reprendre, non ? Il en va de même pour toi,tu va attraper froid par ma faute.
Je lui souris et cette fois-ci sincèrement.
_________________ Kelsey H. Roberts ✝ Avec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzo ♥ hellsangels
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