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 C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]

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Lorenzo G. Daniele

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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Mer 28 Déc - 17:55

    J'avais clairement deviner que récupérer son sac n'était qu'une ruse de plus pour fuir la conversation en cours. Elle ne semblait pas beaucoup apprécier le fait d'être le centre d'attention. Avait-elle fait ça toute sa vie ? Partir dès que l'attention était fixé sur sa petite personne ? Je n'avais rien à dire de ce que côté-là, je n'étais sans doute pas mieux. Je ne fuyais pas ces situations, non, je les occultaient complètement. J'étais là sans y être, perdue dans mes pensées, dans mes écrits ou dans mes dessins. Avec l'expérience je suis même parvenu à faire abstraction des voix qui m'entourent. Je me mordis la lèvre lorsque je compris qu'elle me fuyait peut-être également. Après tout j'étais un illustre inconnu qu'elle ne connaissait que depuis quelques minutes et j'étais déjà entrain de la mettre mal alaise. Bien joué Lorenzo. Brillant, comme toujours. Cette constations me fit lever les yeux au ciel, il y a des jours ou je ne me supportait même pas moi même. Comment le pourrait-elle si je n'en étais pas capable ?

    Lorsqu'elle fut revenue vers moi, son visage était si inexpressif que ma première réaction fut de reculer d'un pas. Elle semblait .. vide. Elle releva les yeux vers moi. Elle ne semblait pas ravie. Pas ravie du tout. Le regard qu'elle me lança était perçant. Ces prunelles auraient été des mitraillettes je serais déjà mort et sur le sol à l'heure qu'il est. Génial. La seule fille intéressante de ce bahut me détesté. Je savais en me levant ce matin que cette journée serait 100 fois pire que les autres. Mais je pouvais comprendre sa réaction. Après tout, elle devait s'épuiser toute la sainte journée à maintenir un masque qui ne lui appartenait pas pour donner le change. Et puis d'un coup HOP comme si un magicien avait claqué des doigts un peinture littéraire foutait tous ces plans par terre. De quoi mordre, oui.

    Qu'avait-elle à cacher de si terrible pour se faire passer pour quelqu'un qu'elle n'était pas ? J'étais peut-être dingue, mais pas à ce point-là. Je refusais d'être autre chose que moi même. Qu'importe les rumeurs et les insultes. Cela me passait par dessus la jambe. Il faut de tout pour faire un monde pas vrai ? Je ne me sentais pas mal dans ma peau. Je suis Lorenzo Gianni Daniele. Et personne d'autre. Jusqu'à ce qu'on me force à oublier ma personnalité je resterais Lorenzo G. Daniele. Un peintre rêveur et fantasque , perdus dans ces mots et ces couleurs. Elle ne quitta pas mon regard et je ne quittais pas le sien non plus. Hors de question que je flanche. Elle pouvait me transpercer de ces lasers toute la fin de soirée si cela lui plaisait. J'avais besoin de comprendre. Mais je ne la forcerais pas à m'expliquer. Logique.

    -Pourquoi fais-tu cela ?

    Sa voix me fit serrer les poings. La situation dégénéré plus vite que je ne l'aurais crus. Qu'est-ce que je pouvais répondre a ça ? " Kelsey, cela fait des mois et des mois que je t'observe de mon pupitre et je me pose encore et toujours la même question : Qui es-tu ? Pas au sens " Quel est ton nom ?" non " Qui es-tu vraiment ? Derrière ces sourires forcés ,ces yeux larmoyants et tes airs de samouraï prête à tout pour défendre ce qui te définis ,Qui es-tu ? "

    - Pourquoi je fais quoi ? Pourquoi je t'invite à boire un café ? Je voulais simplement que tu saches que tu n'avais pas besoin de t'épuiser à te faire passer pour quelqu'un que tu n'es pas avec moi. Qui es-tu vraiment Kelsey ?

    Je relevais les yeux puis les baissais rapidement, réfléchissant à un moyen de lui faire comprendre qu'elle pouvait me faire confiance. Je plongeais rapidement vers mon sac et en sortit mon carnet de croquis. Je me mis à feuilleter le bouquin rapidement à la recherche des dessins dont j'avais besoin. Ah, trouvé. Je les mis côte à côte devant son visage et relevais mes prunelles vers les siennes.

    - Que vois-tu ?

    Ce n'était pas une question commune, surtout pour une première rencontre mais pourtant j'étais bel et bien entrain de la poser. Les deux dessins la représentait. Sur le premier, je l'avais imaginé tout sourire un jour dans l’amphithéâtre, un vrai sourire, un sourire heureux et chaleureux. Sur l'autre dessin, c'était la Kelsey de tous les jours. Une Kelsey faisant semblant de rire, de s'amuser alors que ces yeux étaient vide de vie.

    - Tu veux que je te dise ce que moi je vois ? Sur le premier dessin je vois la vraie Kelsey, celle que tu t'efforces à cacher aux yeux de tous pour une raison que j'ignore totalement. La Kelsey que j'aimerais rencontré, que j'aimerais faire rire et sourire. Celle qui te caractérise vraiment. Celle qui représente qui tu es. Sur le deuxième dessin je vois celle que tu prétend être. C'est là toute la différence de ces deux croquis. Parce que c'est toujours toi. L'attachante et magnifique Kelsey H. Roberts, brillante étudiante de littérature. Si tu me demandais mon point de vue je te répondrais tout simplement que discuter avec la représentation d'une fausse Kelsey ne m'intéresse pas. Alors la question que je te pose maintenant est : " Qui désires-tu être ? ".

    Je déposais avec douceur les dessins dans ces mains , refermant avec précaution ces doigts sur le papier. Je relevais les yeux vers les siens et lui fit un léger sourire de coin. Un véritable sourire, réconfortant et bienveillant. Après tout si je ne voulais pas son bonheur je ne serais pas là a lui parler. Je venais de lui mentir légèrement. Discuter avec la fausse Kelsey ne m'intéressait pas ? Qui étais-je pour oser lui dire ça ? Du moment que Kelsey était avec moi j'étais très heureux. Mais peut-être que cette simple phrase agirait comme un électrochoc. Je misais la dessus en tout cas.

    Elle se serra dans ma veste, le vent faisant voler ces boucles autour de son visage. J'avais le mince espoir que son odeur se dépose sur mon manteau. Un espoir débile mais un espoir quand même. J'avais eut l'occasion de respirer son parfum lorsque je le lui avais glissé sur les épaules. Envoûtant.

    -Je veux dire pourquoi, restes-tu avec moi ? Tu... je veux dire tu n’a pas d’autres choses à faire ? Enfin, merci pour la veste, mais tu devrais la reprendre, non ? Il en va de même pour toi,tu va attraper froid par ma faute.

    Je savais que c'était encore une technique pour ne plus parler d'elle mais j'avais fait exprès d'oublier d'y répondre. Un léger rire m'échappa et je passais ma main dans mes cheveux, amusé.

    - Non, je n'ai rien d'autres à faire. Mais si ma compagnie te dérange je peut m'en aller. Je ne suis pas un gars facile à vexer tu sais. Je peut comprendre que tu souhaites resté seule ou que quelqu'un t'attend. Je ne veux surtout pas te forcer à rester là si tu n'en a pas envie. Je n'ai pas froid, j'ai le sang chaud. Garde la veste.

_________________

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Cette fille est simple et naturelle. Elle a ce sourire aux lèvres, ce sourire au coin qui ne l'a quitte pas une seconde. Elle est heureuse, tout le monde est fière d'elle. Cela fait quelque temps qu'elle remplit son rôle de fille épanouit à merveille. Les gens ne voient pas ou ne veulent pas voir. Et puis elle ne veut pas leur montrer non plus, elle veut être vu comme une fille forte , une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds , et qui s'en sort dans n'importe quelle situation. ❞ © CJ.POMME'
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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Jeu 19 Jan - 16:36

    Je venais de lui sourire sincèrement, et déjà je sentais que mon sourire se dissipait lentement sur mon visage. Oui, je lui avais sourit, signe que j’appréciais son geste, car en effet ce petit geste qui pourrait paraître anodin. Avait eu le don déclencher en moi un infime plaisir et ma surprise n’avait fait que l’accroitre. Cependant, malgré mon sourire, signe encourageant et confiant aux premiers abords. Je n’avais pour autant pas baissée ma garde, car, j’étais toujours quelque peu sur la défensive. Venant d’ailleurs, tout juste de lui demander en somme pourquoi il faisait tout cela, sur un ton plutôt froid. Oui, pourquoi faisait-il donc tout cela. Par bonté d’âme, par intérêt ? Que voulait-il de moi ? Pourquoi cherchait-il à se rapprocher ? Je n’étais pas le genre de personne avec qui on n’a envie de passer du temps et encore moins d’aller boire un café ! Ou du moins je ne l’étais plus. Je n’étais plus la fille extravertie, pétillante et pleine d’humour que j’étais autrefois. Non je ne l’étais plus. Et si je l’étais encore, celle-ci était bien enfuie. Écrasée, opprimée, brisée. Et cela dans un sens m’arrangeait car je m’interdisais d’être un nouveau ainsi, de plus je n’y arrivais plus. Je ne savais donc si cela ne dépendait de moi ou de ma volonté. Mon comportement auto protecteur m’allait, j’étais rassurée. J’avais donc l’assurance, de ne plus me faire berner, de ne plus souffrir ! Je ne voulais plus revivre cela. C’était trop difficile. J’étais devenue cette fille méfiante et qui s’évertuait en permanence à cacher ce qu’elle ressentait vraiment. Je le savais, mais cela m’allait. Alors que me voulait-il ? Pourquoi ? Oui, pourquoi donc venait-il tout chambouler ? Qu’essayait-il donc de faire ? Toutes ces interrogations venaient s’ajouter à celles qui me taraudaient déjà. J’avais sans doute réussit à lui parler froidement. Signe probant d’une certaine impassibilité ? Mais cela était encore une surface, car à l’intérieur de moi tout était en dessus dessous. En seulement quelques phrases, Lorenzo, ce gars à qui je n’avais jamais parlé de ma vie. Avait réussit à me désarçonner, à tel point qu’il avait réussit à me braquer et à me mettre sur la défensive. Ce qui était très rare puisque là plupart du temps, personne ne cherchait à comprendre mes réactions, ou a essayer de savoir ce que je ressentais ou bien même à s’en apercevoir. Il faut dire que c’était la dernière chose que je voulais. Et voilà, que lui, cet inconnu, que j’avais si souvent observé et avec qui je venais d’avoir mon premier contact. Venait donc de m’envoyer en pleine figure, telle un claque monumentale, ce don je m’évertuais à cacher à tous chaque jours de ma foutu vie. C’est alors que je m’aperçu que ses poings étaient serrés. Que lui arrivait-il ? Je ne compris pas sa réaction. Ou du moins je ne voulus pas la comprendre, je me doutais qu’il avait sans doute été blessé par mon soudain changement de comportement à son égard. Ou bien mon hostilité dans la voix ne lui avait pas plus. Il me répondit alors :

    - Pourquoi je fais quoi ? Pourquoi je t'invite à boire un café ? Je voulais simplement que tu saches que tu n'avais pas besoin de t'épuiser à te faire passer pour quelqu'un que tu n'es pas avec moi. Qui es-tu vraiment Kelsey ?

    Sa réponse me désarçonna une nouvelle fois, de plus je remarquai qu’il venait à son tour d’éluder quelques unes de mes questions. Ne s’étant concentré que sur ma première aux accents agressifs : « Pourquoi fais-tu cela ? ». Je pris conscience alors de son impact sur sa personne, chose qui dans un sens me surpris. A vraie dire je ne m’attendais pas à cela. Et comme un coup porté, dans une vitesse fulgurante et d’une violence à vous couper le souffle, la panique m’envahit avec une rapidité sans pareille avant de se répercuter en moi. J’entrouvris quelque peu la bouche prête à lui répondre, mais l’a renferma immédiatement, car les mots restèrent coincés dans ma gorge. Ses questions se mirent alors à résonner à mes oreilles ? Comment pourrais-je lui dire qui j’étais, alors que je ne le savais pas moi-même ? J’étais complètement perdue. Que devrais-je lui répondre ? Qui suis-je vraiment ? Une prostituée. Voilà ce que j’étais ? Une pauvre fille, qui avait vendu son corps et sa dignité pour un connard ? Quelqu'un que je ne suis pas ? Il le fallait, je ne voulais plus être cette (je buttai encore et toujours sur les mots) cette « pute ». Je sentis alors, l’impact violent de ce mot horrible sur ton mon être. Sa dureté et sa résonance m’inspira un profond dégout. Le dégout de soi certainement. Ce dégout violent et subit qui me submergea eut le don de me faire trembler de la tête aux pieds, mais cette manifestation se concentra principalement sur mes mains, je m’empressai de les dissimuler sous la veste de Lorenzo, qui se trouvait sur mes épaules. J’avais tellement entendu ce mot craché par toutes ces voix, toutes plus mesquines et horripilante les unes que les autres. Le mépris, le dégout, le sexe, la perversité, toutes ces choses abdominales et malsaines suintaient de ce mot. Lorenzo, me surpris alors, avec le son de sa voix, je le voyais sans vraiment le voir, mais je savais qu’il venait de sortir quelque chose de son sac et qu’à présent il me le mettait sous le nez. Tout en me regardant dans les yeux avec une certaine détermination. Je voulais détourner mon regard, mais c’était comme-ci ses prunelles exercées sur moi un contrôle puissant et mystérieux. Son regard soutenait donc le mien me forçant étrangement à ne pas m’en défaire.

    - Que vois-tu ?


    Je m’arrachai à ses prunelles et à son influence, non sans difficulté et posa mon regard sur ce qui semblait être son carnet de croquis. Je pus alors découvrir avec stupeur deux croquis de moi. En effet, je ne pouvais avoir de doute, Lorenzo dessinait tellement bien que chacun des détails de ma personne y était scrupuleusement dessinaient et cela à la perfection. A tel point que l’on aurait dit une photo. Cependant, une photo n’aurait pu me transmettre une telle sensation. Une, que je supposais, était propre au style de Lorenzo, il avait le don lorsqu’il dessinait d’aller cherchait encore plus loin que ce qu’il voyait. A tel point que j’en fus bouleversée. Car en effet, sous mes yeux, se trouvait deux croquis qui m’envoyaient au visage la vérité, cela eut le don de me prendre aux tripes. Deux dessins s’offraient à moi, deux dessins complètement opposés, et qui résumaient parfaitement mon comportement. J’étais entrain de voir une chose que je vivais chaque jours, sur lequel je ne pouvais ni mettre de mots, ni d’images. Je ne dis rien, et me contenta d’observer les deux dessins. C’était la première fois à par tout à l’heure que je voyais ses dessins d’aussi prêts.Sa vois résonna de nouveau et eut le don de m’extraire de ma contemplation :

    - Tu veux que je te dise ce que moi je vois ? Sur le premier dessin je vois la vraie Kelsey, celle que tu t'efforces à cacher aux yeux de tous pour une raison que j'ignore totalement. La Kelsey que j'aimerais rencontrer, que j'aimerais faire rire et sourire. Celle qui te caractérise vraiment. Celle qui représente qui tu es. Sur le deuxième dessin je vois celle que tu prétends être. C'est là toute la différence de ces deux croquis. Parce que c'est toujours toi. L'attachante et magnifique Kelsey H. Roberts, brillante étudiante de littérature. Si tu me demandais mon point de vue je te répondrais tout simplement que discuter avec la représentation d'une fausse Kelsey ne m'intéresse pas. Alors la question que je te pose maintenant est : " Qui désires-tu être ? ".

    Il me déposa le carnet dans les mots avec précaution et douceur. Me donnant l’impression d’être une enfant, une enfant vulnérable face à une vérité. Et cette sensation ne me quitta pas, car je me mis à chercher son regard. Je ne sais pourquoi, j’avais besoin de son regard pour me rassurer. Lorsque je le trouvai enfin, je me sentis moins perdue, il me sourit alors, d’un sourire franc et qui avait l’air bienveillant. Son sourire ne ressemblait pas à un sourire satisfait et mauvais, sans doute car il ne se doutait pas de ce qu’il venait de faire. Ses dires m’avaient ébranlé. Je ne savais comment y répondre, car une multitude de sentiments contradictoires se bousculaient en moi. Peur, panique, irritation, colère, calme, espoir, gratitude, désarroi …

    Car à ce moment là, je luttais contre les larmes, étant complètement déboussolée. Comment osait-il ? Comment ? Comment avait-il pu faire cela ? Je ne savais pas comment réagir. La colère et l’indignation grondaient en moi. Il venait de briser tout ce que je m’évertuais à faire chaque jours, tout ce que j’avais réussit à faire. Et il avait tout détruis en quelque paroles. C’était comme si mon masque venait d’exploser et que je me raccrochais encore désespérément à quelques morceaux. Je lui en voulais vraiment, je me sentais cerner, en danger. C’était comme s’il m’avait mise à nue, comme s’il m’avait humilié. J’avais tout simplement peur. Voilà pourquoi j’avais une telle réaction. Car au fond de moi j’étais soulagée, heureuse, ses mots m’avaient tellement touchés, ils avaient étaient si agréable mais à la fois si rude. Mais ils m’avaient été bénéfique, tellement bénéfique. Mais je ne pouvais me l’avouer, j’étais en colère, en colère contre lui, contre moi-même. Je n’avais pas était assez méfiante, je l’avais sous estimé. Je me serrai alors dans son manteau, certes j’avais froid à cause du vent, mais cela était également un mouvement de protection. Comme si j’essayais de me protéger de lui, de ses regards. Et de me contenir. Allait-il encore d’un simple regard détailler mon comportement ? Jusqu’à savoir mon passée ? Mes blessures ? J’avais envie de lui hurler qu’il ne pouvait comprendre, et qu’il serait préférable qu’il me laisse en paix et qu’il parte loin de moi. Paradoxalement je ne pouvais concevoir qu’il me laisse, après m’avoir dit tout cela. Je voulais qu’il soit près de moi. Même s’il ne parlerait pas, ni ne me toucherais, ni me regarderais, je voulais juste qu’il soit là près de moi. Qu’il répare ce qu’il venait de faire. Je me contins donc, et me fit extrêmement violence pour ne pas le faire, je ne voulais pas lui donner encore ce pouvoir. Celui de mon voir dans un tel état, je me l’interdisais. Lorsque que je fus certaine que mes larmes ne couleraient pas, je feignis la neutralité. Et reportant mon regard sur lui.

    - Non, je n'ai rien d'autres à faire. Mais si ma compagnie te dérange je peux m'en aller. Je ne suis pas un gars facile à vexer tu sais. Je peux comprendre que tu souhaites resté seule ou que quelqu'un t'attend. Je ne veux surtout pas te forcer à rester là si tu n'en a pas envie. Je n'ai pas froid, j'ai le sang chaud. Garde la veste.


    Je m’approchai alors de lui, réduisant ainsi une nouvelle fois, l’espace qui nous séparez. Il venait à peine de finir sa phrase que je plaquai lentement mais dans une geste brusque son carnet sur son ventre. Je me trouvais assez près de lui. Je plantai mon regard dans le sien, luttant pour qu’il n’y discerne rien, mais je savais que mon regard me trahirait c’était inévitable, celui-ci ne coïnciderait pas avec mon discours. Et il se chargerait de dire ce que je pensais vraiment pendant que ma bouche dirait tout autre chose. Ce que je fis sur une voix égale :

    -Tu dessine très bien.

    Je le contournai et commença à partir à contre cœur. Mais il fallait que je stoppe les choses ici. Il était allait trop loin. Il était « dangereux » pour moi. J’espérais que mon comportement passif et qui pouvait être jugé méprisant, l’incite à m’en vouloir à ne pas me suivre. A m’oublier. Je voulais l’avoir déçu, il le fallait. Bien que cette pensée me révulsa et me rendis profondément triste. Et pourquoi ça ? Il était juste un membre de ma section rien d’autre. J’essayais de m’en convaincre oui, mais je savais pertinemment qu’il était plus pour moi. J’avais eut l’idée saugrenue que pendant quelques secondes Lorenzo aurait pu être mon espoir, cette lumière éclatante qui jaillirait au cœur de ma nuit. A vraie dire j’avais la conviction incertaine qu’il l’était. Et je venais de lui tourner le dos, me complaisant dans ma réserve et ma méfiance. En continuant d’être l’artisan de mon propre malheur sans doute. J’avais accélérée, je sentais que j’allais craquer et que mes larmes ne tarderaient pas à couler, signe concret de mes regrets et de tous mes maux. Cependant je savais qu’elles n’emporteraient rien avec elles malheureusement. Au contraire, elles me seraient amères. Je me stoppai alors brusquement, lorsque je me rendis compte que j’avais toujours le blouson de Lorenzo sur moi. Je me retournai alors, je n’étais pas très loin de lui, j’étais à la même distance que lorsqu’il m’avait dessiné un peu plus tôt. Je ne voulais pas le voir, mais je m’étais retourné par réflexe. Non je ne voulais pas du tout le voir, je sentais mon cœur se compresser dans ma poitrine, je ne voulais pas voir son visage, son regard. Je ne voulais pas y percevoir ce qu’il pensait de moi à présent et encore moins voir son comportement changer à mon égard. Idiote, je l'étais. J'avais sans doute réduit en cendres son intérêt fulgurant pour moi. Bien qu'il n'avait pas prit le temps de se consumer comme il le devait. Maintenant, j'allais recevoir les cendres en espérant dans un espoir teinté de masochisme de recevoir quelques braises incandescentes. Punition encore trop faible. Et bien maintenant, avais-je fait cela pour moi ou pour lui ? Sans doute pour les deux, je voulais me protéger et l'empêcher de ressentir une quelconque amitié ou sympathie pour moi. Ne voulant pas le faire souffrir et moi non plus. J'étais tout simplement une lâche.

    [Désolé, c'est un peu nul, juste le temps de me remettre dans le bain. Je suis désolé j'ai du laisser pas mal de fautes :/ ]


_________________
Kelsey H. RobertsAvec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzohellsangels
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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Sam 21 Jan - 15:33

    Son visage rayonnant n’était désormais que le masque de lui-même. Son sourire chaleureux et avenant que j’avais entre perçu l’espace de quelques secondes n’étais désormais plus qu’un lointain souvenir, comme la lueur scintillante dans ces prunelles qui en ce moment reprenait cette expression vide. Aussi vide que les yeux des poupées de cire. Elle ne semblait même pas se rendre compte de ça. Kelsey était perdue dans sa bulle. Un lieu interdit, puisqu’elle s’échinait à garder les portes closes. Je pouvais comprendre qu’elle avait besoin de sa solitude, de garder caché dans un recoin ces plus sombres secrets. Je fonctionnais de la même manière. Mais je n’étais certainement pas aussi méfiant qu’elle. Je n’étais pas stupide, je savais que faire confiance à un type qu’on ne connaît que depuis quelques heures n’est pas vraiment la chose la plus intelligente à faire. Mais comment pouvait-elle être aveugle au point de ne pas voir que je n’avais aucune envie de lui faire du mal ? Je ne connaissais pas l’histoire de Kelsey, et je n’allais pas la forcer à me la raconter. Notre passé, nous appartiens. Et si elle jugeait que je n’étais pas suffisamment digne de confiance pour l’entendre alors je pouvais attendre. Elle ne semblait pas très heureuse de voir que j’avais percer ces défenses aussi facilement. Comme si je représentais une menace qu’elle devait immédiatement éliminé. Comme si j’étais l’horrible personnage qu’elle fuyait depuis si longtemps. Je ne voulais pas être ce type. Tout ce que je souhaitais, c’était que Kelsey soit elle-même. J’avais également monté un mur entre moi et les autres. Comme si il représentait un bouclier contre les mauvaises personnes. Pour ne plus souffrir. Pour ne plus pleurer. Pour ne plus devoir me justifier. « Pourquoi semble-tu si triste Lorenzo ? » « Il est bizarre. Pourquoi fixe-t-il le vide de cette façon ? »« Ce type me fait pitié.»  C’était exactement ça, pour ne plus lire la pitié dans les yeux des gens autour de moi. Mais la vérité est que s’enfermer dans une tour de verre est encore plus douloureux. Parce que les gens nous apprécient pour les mauvaises raisons. Parce que chaque sourires est un enfer et que tout le monde pense que nous sommes sincère. Ta meilleure amie te prend pour une adepte du shoping alors que tu détestes cela. Ta famille pense que tu adores le chili con carne alors qu’une simple bouchée te donne envie de vomir. Tes potes pensent que tu es un junkie alors que tu as simplement envie d’oublier. D’oublié tes faux sourires et tes faux éclats de rires. D’oublié ton passé et la cascade de problèmes qui ont surgis avec lui. D’oublié les soirées seuls dans ta chambre d’étudiants à maudire la totalité de tes camarades en pleurant toutes les larmes de ton corps. D’oublié la culpabilité qui te ronge chaque nuits, même dans ton sommeil. D’oublié que tu aurais put agir différemment mais que tu ne l’as pas fait, de peur que quelque un découvre le pot aux roses. S’en vouloir continuellement, quotidiennement de réagir comme ça alors qu’il serait tellement plus simple d’être soit même. De ne plus jouer. De ne plus prétendre. De ne plus mentir. Parce que quoi que tu fasses, la tristesse est là, présente, se faisant ressentir lorsque tu n’en a pas envie afin de te ravager davantage. Quoi que l’on fasse , la douleur reste, s’accroche. Ce n’est pas une vie, c’est un fardeau.

    Ce n’était pas l’existence que je lui souhaitais. Elle méritait tellement plus. Si seulement était capable de se rendre compte de tout ça. D’ouvrir les yeux, enfin, et de se dire « Aujourd’hui j’ouvre les yeux sur un nouveau monde. Aujourd’hui ma vie commence. Une nouvelle destinée s’offre à moi. Aujourd’hui je serais Kelsey H. Roberts. Aujourd’hui je serais moi ». J’avais beau ne pas connaître Kelsey depuis plus longtemps que cette après-midi, l’envie de l’aider me rongé de l’intérieur. J’avais sortis la tête de l’eau, seul. Si c’était cela qui l’empêchait d’avancer il fallait qu’elle sache que je serais là pour l’aider à trouver une stabilité. Je pouvais être n’importe qui. Le pushing-ball lorsqu’elle aurait besoin de déverser sa colère, l’épaule pour pleurer lorsqu’elle ferait face à un échec, la personne de confiance lorsqu’elle aurait besoin de se confier, le clown de service si elle avait envie de rire. J’étais capable de tout pour elle. Et même si tout ça ressemblait un peu au scénario d’un film à l’eau de rose je n’avais jamais était aussi sincère, je n’avais jamais était aussi sur de moi. Je pouvais le faire. Pour elle je pouvais le faire. Même si elle s’efforçait de m’éloigner, je ne pouvais m’empêcher d’avancer encore plus. Elle était touchante et perdue. Une bataille cauchemardesque faisait rage dans ces yeux magnifiques. La colère, car malgré mes efforts pour lui annoncer la nouvelle avec calme et détachement elle n’appréciait pas le fait que je la lui jette à la figure. Et le bonheur. Le bonheur de voir que quelque un n’était pas naïf au point de la croire lorsqu’elle souriait face aux blagues débiles de ces condisciples. Son visage se crispa sous la panique que je lisais dans ces yeux. Je m’en voulais de la mettre dans cet état. Aurais-je finalement du me taire et la laisser croire qu’elle m’embobinait comme tous les autres ? Aurais-je du la laisser s’enfoncer davantage ? Aurais-je du passer mon chemin et ne pas m’attardait sur le sien ? Plus j’y réfléchissais et plus j’étais incapable de regretter mon geste. J’avais agis à l’instinct mais il ne me trompait que rarement. Je refusais tout simplement de l’abandonner alors qu’elle semblait si démunis. Je n’avais pas peur de son passé. Elle pouvait même m’avouer qu’elle avait tué quelque un si c’était le cas. Je pouvais tout affronter. Et si il fallait que je me batte pour deux, je le ferais sans hésiter. Si il fallait que je souffre en me mettant face à face avec ma propre histoire alors je le ferais. Si il fallait que je la supplie de me laisser l’aider alors je le ferais. Pour Kelsey je le ferais. Parce que je ne voulais plus jamais revoir la lueur que je voyais en ce moment dans ces yeux. Parce que je refusais de la laisser se faire engloutir et gâcher sa vie. Parce que Kelsey était une jeune femme envoûtante et magnifique. Elle avait un potentiel. Il suffisait de regarder sa moyenne de littérature pour s’en rendre compte. Elle pouvait aller si loin dans ce métier. Gravir les échelons, elle en était capable. Elle avait la carrure et la force d’y parvenir, même si elle devait tenir tête à deux trois connards pour passer le palier suivant. C’est une femme de caractère, je ne me faisait pas de problème pour elle de ce côté-là. Oui, Kelsey avait un potentiel mais qui était inutile si elle ne parvenait pas à laisser son passé derrière elle. Je voyais son histoire la hanté à travers le voile de ces larmes. Je voyais la douleur suintait par tous les pores de sa peau. Cela me donna la force de ne pas détourner mon regard du sien. Parce que l’émotion qu’elle me laissait admirer était de la haine pure. Ma première réaction fut de déglutir. Mais pourtant je ne bougeais pas, bien au contraire. Je restais campé sur mes positions, mes bras pendant dans le vide contre mes flancs. J’attendais ma sentence ou peut-être la sienne. Qui sait ? Ce silence était inconfortable mais je ne pouvais le briser. Je lui avais donné mon avis, je lui avais posé la question. « Qui veux-tu être ? ». Je n’étais pas censé poursuivre. C’était son tour. Il fallait qu’elle réagisse. Qu’elle me crie dessus par exemple. Je préférais nettement qu’elle me saute dans les bras mais je n’avais pas d’espérance de ce côté-là. J’avais comme l’impression qu’elle se sentait trahis. Je me détesté de lui faire ressentir ça. Mais j’avais l’infime espoir que cela lui soit bénéfique.

    Lorsque je lui mis mes croquis dans les mains, elle resta un moment immobile avant de baisser le regard vers les dessins. Il me semblait qu’elle testé le pour et le contre. Ces yeux s’agrandirent sous la surprise quand elle vit la vérité dessiner entre ces mains. Voir la réalité en face est généralement plus dur que de l’imaginer. Car notre esprit fait toujours tout pour atténuer les choses. Sur mes dessins je n’avais rien atténuer du tout. C’était la vérité brute. La plus douloureuse. La plus dure à accepter. La plus dure à réaliser. Inconsciemment j’avais détourné les yeux vers l’horizon. Son expression était beaucoup trop difficile à contempler. Le silence était toujours aussi lourd. Aussi lourd que l’atmosphère qui régnait dans le parc. Il bruinait légèrement et chaque gouttes tombant sur mes bras dénudés me donné l’impression d’être électrocuté. Nous étions seuls, aucuns étudiants n’avaient pris la peine de sortir par ce temps plutôt maussade. Peut-être ressentait-il également la tension que nous avions créer entre nous deux. Elle était de plus en plus lourde au fil du temps et j’avais comme l’impression de suffoquer un peu plus à chaque minutes. Je la vis relever la tête mais je refusais toujours de la fixer. J’avais peur de ce que j’allais voir. Peur de ce qu’elle serait susceptible de me dire. Mais je ne pouvais fuir la situation plus longtemps alors je plongé mon regard dans le sien, retenant ma respiration quelques secondes. Ces yeux s’embuèrent de larme et je me mordis la lèvre pour me retenir de m’excuser. Tu n’as rien fait de mal Lorenzo, tu essaie de l’aider. Oui, moi je le savais, et si pour elle ce n’était pas le cas ? Si pour elle j’essayais seulement de l’enfoncer ? Si pour elle j’étais juste un salaud de plus qui cherchait à l’intimidé ? Ces yeux me criaient de m’en aller. Tout son corps semblait vouloir mon départ. Cette découverte me fit l’effet d’un couteau en plein cœur. Ces lèvres étaient pincés comme si elle retenait des paroles malheureuses, comme si elle s’empêchait de me hurler dessus. Peut-être que c’était préférable. Je préférais qu’elle m’exprime ces sentiments. Ce silence me tué complètement. J’étais de plus en plus inquiet, tout en sachant que cela ne changerait rien. J’avais agis pour son bien. Il fallait qu’elle s’en rende compte, c’est tout.

    Elle réduisit la distance entre nous et plaqua sèchement le cahier de croquis contre mon torse. Elle chercha mon regard et je fus surpris d’y voir la douleur. Enfin surpris, non pas vraiment. Son expression était très difficile à décrire. Indéchiffrable. Même pour moi. Le peintre des sentiments. Je clignais plusieurs fois des paupières. Je lui avais offert ces croquis mais elle ne semblait pas vouloir les garder. Comme je le disais, la vérité fait mal. Car je savais précisément ce qu’elle était entrain de faire. Elle était entrain de m’éjecter de sa vie aussi vite que j’y était entrais. Elle me balayait d’un simple revers de main. Je représentais la menace absolue. Celle qui l’avait découverte. Elle ne pouvait côtoyer quelque un qui avait savait qui elle était réellement. Un long soupire s’échappa de mes lèvres. Un soupire résigné. Étais-je en droit de la retenir ? Après tout je n’étais même pas son ami. Elle était beaucoup plus que cela pour moi, mais pour elle… Je n’avais pas le droit d’agir. Pas si elle ne me donné pas l’autorisation de le faire. Je n’avais pas le droit et cela me tué à petit feu. Je ne voulais pas qu’elle s’en aille. Je l’aimais suffisamment pour le comprendre. Je ne pouvais pas revivre un nouveau départ. J’étais certain de ne pas m’en remettre. La vision de Kelsey, de dos s’éloignant de moi s’imposa à mon esprit et la douleur fut-elle que mes yeux se remplirent d’eau salé. Si Kelsey partait, je n’étais pas sur d’être capable de me relever.

    - Tu dessine très bien.

    Et ce fut tout. Sa voix était si…froide. Il n’y avait rien. Aucune émotion. Le néant. Elle ne voulait pas me donner davantage d’indices sur elle. Et Kelsey fit la seule chose que pouvait m‘anéantir également, elle se détourna et s’éloigna lentement, la tête basse mais les épaules hautes. Elle s’éloigna sans se retourner, me laissant planter là, au beau milieu d’un parc vide. Aussi vide que mon expression. Ce n’était pas une surprise, j’avais prémédité sa réaction. Mais comme je le disais, c’est beaucoup plus dur de le voir arriver sous ces yeux. Chaque pas qu’elle faisait me propulsait un peu plus vers les ténèbres que je fuyais depuis tant d’années. Le vent me cinglé le visage, faisant dévaler sur mes joues quelques larmes brûlantes. Étais-ce seulement le vent ? Ou le fait de revivre un souvenir désagréable y avait contribuer ?Sûrement un peu des deux. J’essuyais les perles qui dévalaient mes joues sans quitter une seule seconde de vue Kelsey. Puis la fatalité s’abattit sur moi comme la tempête qui envahissait de plus en plus Los Angeles. Je n’avais pas agis la première fois pour sauver ma mère, mais aujourd’hui j’avais le choix. Je n’étais plus ce petit garçon faible et pas plus haut que trois pommes. Aujourd’hui j’étais un homme et j’avais le choix. J’avais le choix de la laisser s’en aller ou j’avais le choix de la rattraper. Si je choisissais la première solution j’allais m’en vouloir pour le restant de mes jours. Je serais incapable d’aller en cour sans angoisser à l’idée de voir son visage. Je ne pourrais m’empêcher de me sentir affreusement mal en la voyant continuer de jouer un jeu qui ne lui ressemblait pas. Cela me détruirait sûrement. Si j’optais pour la deuxième solution et que je perdais quand même, j’aurais la sensation d’avoir fait tout ce qu’il y avait en mon pouvoir pour la convaincre de cesser son manège. Cela me détruirait également. La souffrance serait toujours aussi délicate à gérer mais je la vivrais en ayant la certitude d’avoir agis comme il le fallait. Je ne pouvais pas l’abandonner de toute manière. Mon corps fut plus rapide que mon esprit. Mes pieds guidés déjà mes pas sans même me demander mon avis. Je faisais le bon choix. Je fus près de Kelsey en quelques secondes. Je stoppais ma course afin de lui barrer la route. J’étais essoufflé mais cela n’étais pas important. Je posais mes mains sur ces épaules et plongé mon regard dans le sien.

    - Kelsey, il faut que tu m’écoutes. Et qu’importe si tu me détestes au point de ne pas le vouloir. Il faut que tu le fasse. Je comprend. Je sais ce que tu ressens. Tu as peur. Peur de moi parce que je n’ai pas hésité un seul instant à briser tes barrières. Parce que je t’ai claqué en pleine face ce que tu t’efforces d’oublier depuis des années. Je pense que j’aurais réagis de la même façon. Mais je refuse d’être le type qui participera à ta chute au deuxième plan. Parce que c’ est ce qui va t’arriver si tu ne réagis pas. Ton passé te bouffera. Il est déjà entrain de se sustenter de ta peur et il forge tes craintes au fur et à mesure. Tu penses que tu le gère mais ce n’est pas le cas. Il est déjà entrain de ruiner ta vie sociale, ta vie scolaire. Tu ne t’en rend pas compte, parce qu’il passe inaperçu, parce qu’il se faufile dans la foule, mais il est là, tapis, à l’affût de tous tes gestes. Et il attend. Il attend le bon moment pour agir. Il t’observe lorsque tu te lève, lorsque tu mange, lorsque tu es en cours, lorsque tu discutes avec des gens, il est même présent dans ton sommeil, se frayant un chemin jusque dans tes rêves. C’est à ce moment là que tu es la plus vulnérable. Parce que par le biais des rêves il te fait passer des messages. Des messages sous forme de souvenirs. Et si tu continue de le laisser gouverner ta vie, tu finiras par tout perdre. Ta vie, ta famille, ta personnalité, ton sourire. Kelsey H. Robert n’existera même plus. Tu seras l’ombre de toi-même. Et je ne peut pas le cautionner. Et toi, tu ne peut pas le cautionner non plus ! Qui dirige ta vie Kelsey ? Toi ? Ou ton passé ? Pose toi la question en changeant l’ordre des mots et en en amenant d’autres « Laisseras-tu ton passé prend les commandes de la véritable Kelsey H. Roberts ? »

    Sur ces mots, je fis la chose que je rêvais de faire depuis des mois. Je n’avais jamais eut la force de le faire. Ou bien étais-ce la peur. Mais aujourd’hui je me sentais invincible. Et je savais que c’était là ma seule occasion. Je n’aurais plus jamais la force de le refaire par la suite. Je pris son visage entre mes paumes et je posais délicatement ma bouche sur la sienne. Les yeux clos je profitais de la douceur et du parfum de ces lèvres. J’avais rêvé de cela depuis si longtemps. Je profitais du moment autant que possible, ne voulant perde aucunes minutes de cet instant de rêve. C’était la première et dernière fois que j’avais la possibilité de l’embrasser. Ce petit goût de paradis n’était qu’un maigre grain de sable. Mais j’avais graver chaque instants dans ma mémoire. Je reculais ensuite, lâchant son visage à contre cœur.

    - Je serais là. Même si tu ne le veux pas. Tu peut même me traiter de tous les noms. Je serais là. Si cela peut t’aider. Si c’est la seule chose qui peut t’aider alors je ne partirais pas.

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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Jeu 9 Fév - 18:24

    Je restais donc là tourner vers lui, le regard perdue dans le vide. Me faisant violence pour ne pas lever mon regard vers lui. C’était trop dur, je ne voulais pas voir ces choses qui me seraient désagréable et qui me blesseraient. Mais d’un autre côté je voulais tellement le regarder. Voir une dernière fois le visage de l’être, de cet homme qui venait de chambouler mon monde. Et dont j’allais essayer d’effacer de ma vie par simple lâcheté ! Ma stupide lâcheté ! Je me fis donc violence pour ne pas relever les yeux vers lui tout en refoulant mes larmes. Je fis ensuite volte face brusquement et continua ma route. Occultant complètement la raison de mon arrêt. Car oui, j’avais encore son blouson sur les épaules. Qu’importe, qu’importe, je lui rendrais un jour. Un jour, oui où il ne me détesterait plus. Il sera comme un vestige du passé. Je continuai donc à marcher d’un pas rapide, mon désarroi était tel que le parc où l’obscurité commençait à se rependre m’avait l’air inconnu. Tout me semblait flou et les larmes qui embuaient ma vision n’arrangeait rien, le vent quelque peu glaciale fouettait mon visage et faisait voler mes cheveux dans tout les sens. Soudain, j’entendis une respiration accélérée, puis quelqu’un se planta devant moi. C’était lui, c’était Lorenzo. Cet acte m’obligea à m’arrêter. Je le regardais alors complètement perdu mais non sans joie. Je ne savais pas ce que je devais ressentir ou ce que je voulais ressentir. Ni pourquoi je ressentais tout cela. Lorenzo me regardais complètement essoufflé, puis posa avec empressement et détermination ses mains sur mes épaules. Comme si celui-ci dans un geste instinctif, voulait m’empêcher de m’enfuir une nouvelle fois. Comme s’il voulait me mettre face à la vérité en me contraignant à lui faire également front. Il planta alors ses yeux dans les miens et je me sentis mourir, ou revivre. Qu’en savais-je ? Tout était tellement confus, mais son regard déclencha en moi une sensation si vivace, si intense qu’elle me fit défaillir. L’assaut de ses magnifiques prunelles me transperçait dans une douceur sans pareille que je ne pus m’empêcher de m’indigner de ne pas avoir eus cette chance plus tôt. Alors il prit la parole :

    -Kelsey, il faut que tu m’écoutes. Et qu’importe si tu me détestes au point de ne pas le vouloir. Il faut que tu le fasse. Je comprend. Je sais ce que tu ressens. Tu as peur. Peur de moi parce que je n’ai pas hésité un seul instant à briser tes barrières. Parce que je t’ai claqué en pleine face ce que tu t’efforces d’oublier depuis des années. Je pense que j’aurais réagis de la même façon. Mais je refuse d’être le type qui participera à ta chute au deuxième plan. Parce que c’ est ce qui va t’arriver si tu ne réagis pas. Ton passé te bouffera. Il est déjà entrain de se sustenter de ta peur et il forge tes craintes au fur et à mesure. Tu penses que tu le gère mais ce n’est pas le cas. Il est déjà entrain de ruiner ta vie sociale, ta vie scolaire. Tu ne t’en rend pas compte, parce qu’il passe inaperçu, parce qu’il se faufile dans la foule, mais il est là, tapis, à l’affût de tous tes gestes. Et il attend. Il attend le bon moment pour agir. Il t’observe lorsque tu te lève, lorsque tu mange, lorsque tu es en cours, lorsque tu discutes avec des gens, il est même présent dans ton sommeil, se frayant un chemin jusque dans tes rêves. C’est à ce moment là que tu es la plus vulnérable. Parce que par le biais des rêves il te fait passer des messages. Des messages sous forme de souvenirs. Et si tu continue de le laisser gouverner ta vie, tu finiras par tout perdre. Ta vie, ta famille, ta personnalité, ton sourire. Kelsey H. Robert n’existera même plus. Tu seras l’ombre de toi-même. Et je ne peut pas le cautionner. Et toi, tu ne peut pas le cautionner non plus ! Qui dirige ta vie Kelsey ? Toi ? Ou ton passé ? Pose toi la question en changeant l’ordre des mots et en en amenant d’autres « Laisseras-tu ton passé prend les commandes de la véritable Kelsey H. Roberts ? »

    Je n’eus même pas le temps d’encaisser tout ce qu’il venait de me dire que celui-ci fit une chose, dont je ne m’attendais absolument pas et qui me laisser stupéfaite. Car à ce moment ces mains étaient posées sur mon visage et ses lèvres étaient pressées contre les miennes. Il enchaîna ensuite directement m’abandonnant à ma stupeur :

    - Je serais là. Même si tu ne le veux pas. Tu peux même me traiter de tous les noms. Je serais là. Si cela peut t’aider. Si c’est la seule chose qui peut t’aider alors je ne partirais pas.

    Je restai pendant quelque instants complètement figeait, certainement aussi livide qu’un spectre. Ces mots me parurent si étrange tant je n’avais pas l’habitude de les entendre. Ces phrases eurent un impact énorme sur moi et se répercutèrent sur toute ma personne. Et son geste audacieux mais si intime me laissa un goût mitigé. Tout cela venait encore de me chambouler, mon être se trouvait dans un tel état de confusion et de sentiments extrêmes. Que je crus qu’il allait se briser. Tout mes sentiments opposés, totalement différents, montèrent en moi, se mêlèrent et s’entrechoquèrent violemment. Et je luttais, je luttais pour contenir tout cela, mais j’étais trop faible pour, cette fois-ci. Cette bataille était vaine et je laissai alors tout jaillirent. Je me mis à hurler contre lui, en lui intimant le silence:

    - Tais-toi ! Tais-toi ! Tu ne sais rien, arrête ça !


    Les larmes ruisselaient sur mes joues, comme si je n’avais pas pleuré depuis des années. Dans une confusion totale, j’étais entrain de tout extérioriser devant lui et cela m’horrifiais. Je plaquai ma main violemment sur ma bouche horrifiais tout continuant à pleurer. Voulant m’arrêter mais j’y étais incapable, car je ne contrôlais plus rien. J’étais en colère, complètement effondrée, m’agitant violemment. J’étais dans un état second, je m’approchai alors de lui et me mit à le frapper gauchement sans grande force sur le torse, tel une enfant désemparée. Tout en criant :

    - Je te déteste, je te déteste ! Pourquoi ?


    Mes cris se mêlaient à mes sanglots et ma voix diminuait à chaque mot prononcé, jusqu’à mourir. Je ne pensais absolument pas ce que j’étais entrain de lui dire. Mais les mots sortaient dans un flot que je ne pouvais contrôler. Honteuse je sentis mes genoux me lâcher et je me laissai glisser au sol, tout en voyant que Lorenzo suivait mon mouvement. J’étais pathétique ! Je murmurais :

    - Laisse moi, va-t’en ! Je t’en pris laisse moi !


    Mes dires étaient en complète incohérence avec ce que je ressentais, de plus mon ton était tellement peu convainquant ! Je voulais qu’il reste près de moi, qu’il me prenne dans ses bras. Mais voilà ce que j’étais entrain de lui dire, j’étais honteuse infligée qu’il ait réussit à me faire flancher, je ne voulais pas qu’il me voit ainsi. Je n’osais même plus le regarder. Je tremblais, je savais que j’étais entrain de faire une sorte de crise. J’y étais habituée, j’en faisant énormément, depuis ma période « noir ». Et absolument rien n’arrivait à me calmer. Mais cette fois, c’était plus violent, plus intense. J’étais secoué de violent tremblement du à mon état et j’agrippais le bras de Lorenzo. Ma vision était complètement brouillée, mais ces mots n’étaient pas l’unique cause de mon état. Mais il y avait aussi son geste, son baisé, qui avait ramenés à la surface d’innombrables choses. Chose si banal pour la plupart, qui pour moi était une intimité magnifique. Un luxe à présent dont je pouvais profiter à loisir. Mes lèvres m’appartenais, on ne les souillés plus. J’étais maîtresse de mes envies, Lorenzo était le premier homme depuis des mois à m’embrasser. Et son geste m’avait complètement chamboulé. Son baisé était doux, complètement différent de tous ces hommes. Mais il m’avait prit de cour, sans que j’eusse le temps de réagir. Ce qui avait eut le don de ramener de très mauvais souvenirs à la surface, lorsqu’on m’arrachait des baisers sans vergogne et avec une banalité dégoutante me reléguant au statu de "chose". Pourtant j’avais appréciais le baisé de Lorenzo, ses lèvres était exquises, mais cette surprise avait était trop brutale pour moi. Inconsciemment je posais mes doigts sur mes lèvres que j’effleurai doucement tout en essayant en vain de me calmer. Je repensais à ce baisé brulant, malgrè la vague de souvenirs qu'il avait accompagnés. Mais la douceur de son baisé avait dés lors sur le moment apaisée momentanément toutes ces blessures et atténuée ces souvenirs horribles.




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Kelsey H. RobertsAvec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzohellsangels


Dernière édition par Kelsey H. Roberts le Sam 10 Mar - 17:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Lun 5 Mar - 18:42

    J’avais courus. Couru pour la rattraper. Couru parce que c’était la seule chose à faire. J’aurais peut-être dut abandonner. J’aurais peut-être dut la regarder s’en aller sans bouger. Après tout elle ne voulait pas de mon aide, je l’avais compris à travers son regard. Elle fuyait, parce que c’était la seule chose qu’elle était capable de faire depuis toutes ces années. Elle me fuyait moi, le danger imminent qui bouleversait ces petits habitudes. Elle n’aimait pas les changements, elle préférait être invisible. J’avais comme l’impression qu’elle avait arrêté de vivre. Elle se forçait à se lever le matin parce qu’elle n’avait pas d’autre choix, elle discutait avec ces camarades de classe parce que c’était un automatisme. Un bon point pour elle, elle était passé maître dans la catégorie des comédiennes. Kelsey était une très bonne comédienne. En surface on ne voyait strictement rien. Sourire, yeux qui pétillent, voix enjoué. Mais si on l’observait bien, on était capable de discerner cette réserve, ce petit brin de tristesse, ce gouffre qu’elle tentait vainement de dissimuler sous ces rires et ces bonnes paroles. Cela me semblait si faux.. Si.. Faux. Il n’y avait pas d’autre mot possible. Qui étais-je pour lui faire la morale après tout ? Je n’étais pas mieux. Moi, le grand solitaire, l’ermite, le mystérieux Lorenzo. Quel est le secret de l’homme qui ne parle jamais ? Qui peut bien être ce type au dernier rang plongé dans son cahier de croquis ? Quel lourd secret cache-t-il ? Oui, finalement je n’étais pas beaucoup mieux. Mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, je trouvais inconcevable que Kelsey fasse la même chose. Peut-être parce qu’elle méritait mieux. Sûrement. Je n’étais pas grand-chose, plus de famille, pas de frère et sœur, pas de véritable but dans la vie et mon seul talent était le dessin et l’écriture. Je n’étais absolument pas pistonné et je doutais sincèrement que mes créations se voient un jour reconnus dans le monde entier. Je n’étais peut-être même pas suffisamment doué pour ça. Kelsey avait tout ce qu’il fallait là ou il fallait pour parvenir à ces fins. J’avais déjà eut l’occasion de lire ces dissertations ( ne me demandait pas comment, vous n’avez vraiment pas envie de savoir ), elle avait un tel un talent. Sa syntaxe était parfaite, elle décrivait mieux que personne les sentiments des gens et lorsque j’avais lu son histoire, j’avais eut l’impression d’être LE personnage. Ce personnage froid et charismatique, Ce personnage droit et fier qui ne laisse rien ni personne lui dicter sa conduite. J’avais inconsciemment traversé le pays à bord d’une camionnette miteuse pour un pari débile. J’étais même parvenu à m’imaginer, sur cette petite falaise, le visage éclaboussait par l’embrun des vagues. J’avais courus à travers les bois, heureux par la simple perspective du lendemain. Pour la première fois de ma vie je m’étais évadé. Pour la première fois, j’avais oublié ma mère, mon père, ma condition, ma tristesse. J’avais enfilé un costume et je m’étais mis à la place de l’acteur principale. J’étais persuadé qu’elle avait devant elle, une carrière spectaculaire capable de l’emmener au firmament des plus grands auteurs de best seller. Et je ne disais pas ça parce que j’avais une étrange fascination pour elle. Non. Elle en était capable. Vraiment capable. Alors pourquoi étais-je le seul de nous deux à en être conscient ?!

    Je n’étais pas vraiment doué pour parler aux gens. Je n’avais jamais fait l’effort non plus. Je me contentais de quelque phrase polis et basta. J’étais moi-même étonné de mon monologue. Étonné aussi par l’audace que j’avais eut en osant l’embrasser de cette façon. Sur le coup, j’avais imaginé qu’elle me rendrait ce baiser et qu’elle me sauterait au cou. Oui, j’avais très bien imaginé, parce que la vérité était tout autre. Elle me fixait de ces grands yeux écarquillés les lèvres entrouvertes et aussi blanche qu’un spectre. J’avais l’impression de regarder un fantôme. Sa réaction me fit froid dans le dos. Je lâchais son visage, mes bras tombant lâchement le long de mon corps. Cette bonne idée n’était en réalité qu’une belle connerie. J’avais oublié que la vie n’était pas un gag, ou un film à l’eau de rose. Nous n’étions pas dans le Titanic ou tout est beau tout est rose. Même si l’exemple du Titanic n’était pas vraiment l’exemple type à prendre. Son regard était si absent que je me demandais si il fallait que je la pince pour qu’elle revienne à la raison. Je voyais dans ces yeux la fureur prendre le dessus petit à petit. J’allais en prendre pour mon grade. Et j’étais prêt à recevoir. Qu’importe sa colère et ces mots blessants, j’allais tout encaisser et l’aider malgré tout. J’étais têtu. Peut-être trop. Mais cela en valait la peine. C’était Kelsey après tout. Et je ne regrettais rien. Ni ma leçon de morale, ni même ce baiser tant espéré.


    - Tais toi ! Tais toi ! Tu ne sais rien, arrête ça !


    La voir dans cet état me faisait terriblement mal. Je ne voulais pas la faire souffrir. C’était bien la dernière chose que je souhaitais. Cela en vaut la peine Lorenzo. Tu fais ça pour son bien. Ne t’en veut pas. Tu fais ça pour elle. Cela en vaut la peine. Cela en vaut la peine. J’essayé de m’en convaincre mais c’était de plus en plus dur. Elle hurlait littéralement, les larmes coulant sur ces joues. Je me mordis la lèvre, me maudissant. Je n’avais jamais voulut ça. Sa réaction était tout de même mieux que son silence. Sa main se porta à sa bouche, comme si elle tentait vainement de cacher sa peine, comme si elle voulait arrêter ces pleures. Depuis combien de temps n’avait-elle pas ouvert les vannes ? Cela devait faire une éternité. Son petit poing s’abattit sur mon torse. Puis le deuxième. J’encaissais chaque coups sans broncher. Je l’avais mérité. Elle en avait besoin. Elle avait besoin d’extérioriser toute cette colère. Je me demandais même comment elle faisait pour vivre avec celle-ci chaque jours.

    - Je te déteste, je te déteste ! Pourquoi ?


    Et je ne pouvais m’empêcher de m’excuser à son oreille tandis qu’elle s’effondrer au sol, m’emmenant dans sa chute. Ces mots étaient durs. Il m’était douloureux de prendre en compte que d’un côté c’était sûrement vrai. Elle pouvait me détester. J’étais celui qui lui faisait subir cela. Je me détestais moi-même.

    - Laisse moi, va-t’en ! Je t’en prie laisse moi !

    C’était dur. Tellement plus dur que ce que j’avais imaginé. J’étais un monstre. Elle me semblait tout d’un coup si fragile. Une véritable poupée de porcelaine. J’étais horrible de lui infliger cela. Qui étais-je pour faire souffrir une jeune femme aussi exceptionnelle que l’était Kelsey ?. C’est ainsi que je commençais à douter. Je n’avais peut-être pas prit la bonne décision. Cette constations me fit fermer les yeux. J’avais un poids lourd horrible dans l’estomac. Je m’en voulais. Tellement. Elle serré mon peau si fort que j’étais absolument certain qu’elle allait avoir mal aux doigts demain. Aussi naturellement que possible, j’entourais sa taille de mes bras afin de l’attirer contre mon torse. Ma joue se posa sur le sommet de son crâne et mes yeux se fermèrent. Je me mis à la bercer, d’avant en arrière. Qu’étais-je censé faire d’autre ?

    - Je t’ai dis que je ne m’en irais pas. Je ne peux pas. Pas après ça. Je.. Je suis désolé. Je n’aurais pas dût t’embrasser.. Ce.. Enfin ce n’était pas le bon moment pour ça. Excuse moi. Je n’ai pas était très intelligent sur ce coup-là. Ce n’était pas censé se passer comme ça. J’aurais dût te demander l’autorisation avant d’agir ainsi. Mais.. Je n’ai rien put contrôler. Je n’ai pas réfléchis.


    Je me mordis furieusement la lèvre avant de continuer.

    - Tu m’as demandé pourquoi ? Pourquoi ? Je te l’ai déjà dit ! Je t’ai déjà tout dit. Je suis incapable de te laisser te détruire. Je suis prêt à tout entendre. Absolument tout. Je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur de toi ou de ce que tu as bien put faire. Si tu l’as fait, c’est que tu avais une bonne raison. Personne ne s’inflige des choses douloureuses sans bonnes raisons. Je n’ai rien fait pas gaieté de cœur non plus. Je n’ai pas sauvé ma mère quand j’en est eut l’occasion, je vis avec cette pensée depuis des années. J’ai accepté l’idée que je l’avais laissé mourir sans intervenir. Parce que .. Je ne peut plus rien changer. C’est trop tard pour moi. Mais j’ai encore de l’espoir pour toi. Rien n’est terminé pour toi Kelsey. Tu as le droit d’avancer ! Tu as le droit d’avancer et d’oublier ! Tu ne pourras rien changer non plus, le passé reste le passé et si nous étions capable d’effacer certains événements nous l’aurions tous fait ! Mais tu pourras accepter. Tu pourras accepter afin de vivre avec lui. Et de te pardonner. Tu n’es pas obligé de vivre avec ce poids toute ta vie.

    Je caressais doucement son dos, tachant de resté doux afin de ne pas la brusquer. Elle tremblait comme une feuille. Et ce n’était pas de froid. Je resserrais mon étreinte autour d’elle, l’attirant dans ma bulle de chaleur. Ce baiser n’avait pas dût lui plaire. Je l’avais secoué plus que nécessaire. J’avais mal agis. Ou plutôt, j’avais mal choisis mon moment. C’était tout moi ça. Quel crétin. J’avais probablement tout gâché. Mais j’avais également exaucé un de mes plus grands désirs. L’embrasser. Je m’efforçais de graver ce moment dans ma mémoire pour pouvoir y repenser plus tard. Je n’avais pas le droit d’oublier ne serait-ce qu’un dixième de ce moment. Il en était hors de question. Ceci avait été ma seule et unique chance. Un cadeau précieux en somme. Je pris mon courage à deux mains, puis après une grande inspiration, je me lançais.

    - Raconte moi.

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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Dim 11 Mar - 16:47




    J’étais là à genoux près de lui, agrippant toujours son bras avec autant de vigueur. Continuant à pleurer mais en essayant en vain de taire mes sanglots, qui ne cessaient de me secouer. Mais lutter contre ceux-ci afin de me reprendre, était une tâche plus ardue que je ne le pensais. Je n’arrivais pas à me résonner à arrêter de pleurer. Enfaite, je savais qu’à cet instant je n’arriverais à rien à faire à par rester là, à genoux à pleurer, agrippant Lorenzo désespérément. Je pleurais la vérité horrible que Lorenzo avait deviné, je ne savais comment. Je pleurais mon incompréhension, je pleurais mon vécut, je pleurais mon mal être et ma honte. Les larmes coulaient, encore et encore et je ne pouvais rien faire pour les arrêter. Et j’étais là, anéantie, totalement vulnérable devant lui. Situation que je m’étais interdit depuis des mois, dont je m’étais acharnée sans relâche chaque jour afin qu’elle ne se produise jamais. Mais ce que je redoutais venait d’arriver. Et j’étais perdue, me trouvant dans un état total d’incompréhension. Je n’arrivais pas à réaliser ce qui venait de se produire. Ou du moins je ne le voulais pas. Tout cela c’était moi dorénavant, mon quotidien, ma façon d’agir. La chose à quoi je me raccrochais pour affronter le monde, pour me protéger de lui. Et Lorenzo, venait de me l’arracher brutalement. Je me sentais nue, totalement nue. C’était comme si il venait de m’extraire brutalement d’un endroit chaleureux, rassurant et familier. Pour me jeter ensuite complètement nue, dans un endroit froid, hostile et qui m’était complètement inconnu. C’était exactement ce que je ressentais, et cela avait le don de me prendre jusqu’aux tripes. J’étais effrayée, totalement effrayée. J’avais l’impression que sur quoi je reposais ma vie à présent avait été détruit. Pourtant seulement lui, l’avais découvert. Mais malgré cela je me sentais faible. Tellement faible. C’était difficile de s’apercevoir qu’une personne, qui vous étiez étrangère, avez vue en vous avec une facilité déconcertante, ce que vous vous efforciez à cacher chaque jours. Et que en plus elle avait totalement raison, ce dont vous saviez pertinemment, mais vous refusiez de l’entendre.

    Les excuses de Lorenzo résonnaient encore dans ma tête. Celles qu’il avait prononcé à l’oreille alors que je m’effondrais. Comme si j’étais entrain de me repasser dans mon esprit la scène qui venait de se dérouler et qui était toujours entrain de se dérouler. Comme si je voulais croire que ce n’était pas vrai. Que tout cela était faux, fictif. Non, rien de tout cela n’était arrivée. Je voulais m’en convaincre mais c’était impossible je n’y arrivais pas. Il était évident que mon masque était tombé et c’était brisé. Je ne pourrais plus le remettre et me dissimuler, me refugier derrière. Je m’étais effondrée, à l’image de mon état intérieur. J’entendais encore Lorenzo dans quelques murmures qui m’avaient parus confus s’excuser encore et encore. Tout en m’accompagnant vers le sol en me soutenant. Malgré mon état, ses excuses me firent mal. J’avais eut l’impression qu’à chaque mots d’excuses qu’il avait prononcé. Celui-ci avait souffert imploré mon pardon. Et cette impression avait le don de me bouleverser et venait m’enfoncer encore plus dans le chaos où je me trouvais déjà. Je ne comprenais toujours pas pourquoi, pourquoi avait-il fait cela ? Pourquoi lui. Je ne comprenais pas et je ne voulais pas tenter de comprendre. Je voulais qu’il me laisse, que tout cela ne se soit jamais arrivé. Mais je ne pouvais concevoir qu’il me laisse seule après cela. Ses excuses m’avaient rendue encore plus honteuse. Il avait gagné, j’étais à terre. Il savait qu’il m’avait atteint, et celles-ci étaient la concrétisation de tout cela. De mes faiblesses, de ma vulnérabilité. J’avais perdue face à lui. Tout s’effondrait. J’avais perdue devant un homme qui ne me connaissait même pas. A qui je n’avais jamais parlé. Un inconnu. Cet inconnu qui venait de me mettre à nue avec une facilité déconcertante. Je lui en voulais donc tellement, tellement. Comment ne pas lui en vouloir ? Je sentis alors son bras m’enserrer la taille, il m’attira ensuite vers lui. Blottie contre son torse je sentis ce que je devinais être sa joue sur ma tête. Je fus alors partagé, tiraillée entre l’envie violente de le repousser. Et celle de me blottir plus encore contre son torse et de me calmer afin d’oublier lentement tout ceci et principalement ma honte. Celle qui entre autre me poussait à vouloir le repousser. Finalement je m’agrippais plus encore à lui et me blotti contre lui. A quoi bon continuer à lutter ? Sa ne servait strictement à rien. A par à me rendre encore plus mal que je ne l’étais déjà. Je fermai les paupières, essayant de me calmer et de chasser tous mes souvenirs de ma tête. Et d’oublier ce qu’il venait de se passer. Lorenzo commença à me bercer doucement et je me surpris à apprécier. J’appréciais le contact d’un homme dont je venais à peine de faire la connaissance. J’appréciais son odeur, sa chaleur, sa voix. Ses mains sur moi ne me dérangeaient pas, c’était même tout le contraire. J’avais l’impression que celles-ci m’apaisaient. Comme si son étreinte sécurisante faisait office de substitue des barrières que je m’étais crées à travers mon comportement. Comme si ses bras qui m’entouraient faisaient office de protection contre le monde extérieur. Alors qu’il était l’origine de l’anéantissement de tous mes faux semblants qui pourtant faisait partie de mon équilibre, de mes habitudes. Quel paradoxe.

    Lorenzo prit la parole, je m’étonnai une nouvelle fois de voir à quel point sa voix m’apaisait. Je me mis donc l’écouter attentivement ne voulant perdre aucun de ses mots et tout cela entre mes derniers sanglots, toujours secouée par des violents tremblements. Lorsqu’il finit, je sentis sa main me caresser le dos en douceur et son étreinte se resserrer autour de moi. Instinctivement je fis de même, avide de son contact. Chose qui me paraissait étrange et la fois complètement naturelle. Mais les paroles de Lorenzo m’avaient touchées et s’étaient encrées en moi et inscrit dans mon esprit. Celles-ci avaient pénétrés en moi lentement et avec une douceur sans pareille pour finalement s’y incruster. Au début j’avais tenté de les rejeter. Mais finalement je les avais laissé m’atteindre. Sans aucune opposition. Elles m’avaient parus alors si douce, si sincères. Et étrangement elles avaient réussit à m’apaiser, je m’étais petit à petit arrêtée de pleurer quelque peu épuisée. Lorenzo m’avait dit qu’il ne me laisserait pas et cette pensée, m’avait réconfortée. Il semblait confus de m’avoir embrassée et s’étaient perdu en excuses. Je n’avais alors pas su vraiment comment réagir, ni ce que je devais penser. Lorsqu’il s’excusa je reconnu en moi comme du plaisir, de la joie, mais d’un autre côté j’étais révoltée. Car je me rendais compte qu’il me portait du respect et cela me faisait chaud au cœur, mais je voulais qu’il arrête de s’excuser. Il ne devait pas, non. Car j’avais appréciais son baiser. Ce n’était pas de sa faute. C’était moi et mon passé qui avait tout gâché. Ce baiser aurait pu être tellement magnifique, tellement unique. Je n’avais pas pu profiter pleinement de celui-ci et de cette chose étrange et délicieuse qui commençait à naitre en moi, lors de celui-ci. Car cette sensation agréable avait était vite écrasée par tous ces affreux souvenirs que ce geste avait fait revenir à la surface. Je ne savais pas pourquoi il m’avait embrassée. Ses motivations étaient encore un peu floues. Peut être l’attirais-je ? Éprouvait-il des sentiments pour moi ? Non ce n’était pas possible. Lorenzo me portait de l’intérêt ? Pourtant si. Cela devait être vrai. Car pourquoi donc m’aurait-il embrassé ? Et pourquoi donc, m’aurait-il dit tout cela ? Et enfin pourquoi me prendrait-il dans ses bras ainsi, au lieu de partir ? Je pensais pendant une seconde à de la pitié. Mais ses dires m’en dissuadèrent. Et dans tout cela je remarquais qu’en quelque sorte il s’était un peu livré à moi. Ce qui me réconfortée, je n’étais plus la seule à être exposée à lui. Car Lorenzo avait parlé de sa mère. Je ne pense pas que celui-ci disait cela à tout le monde, quelque chose s’était passé avec elle. Quelque chose de grave, dont il se tenait responsable et qu’il avait l’air de la hanter et de le tourmenter. Ce qui en somme m’intriguais. Je m’étais arrêtée de pleurer depuis un moment déjà lorsque soudain le torse de Lorenzo se gonfla. Je l’entendis prendre une grande inspiration avant de me dire :

    -Raconte moi.

    J’ouvris les yeux brusquement et entrouvris les lèvres en entendant ce qu’il venait de me dire. Le silence régnait autour de nous. Je restai silencieuse pendant un moment. Réalisant petit à petit ce qu’il voulait que je lui livre. Ce qui me paraissait impossible, je ne pouvais pas. Ce qu’il me demandait était trop gros, trop difficile pour moi. Je n’étais pas assez forte pour. Une vague de souvenir m’envahit et je fermai fort les yeux et resserra le bras de Lorenzo sous la souffrance et la peur qu’ils me causèrent, tout en essayant de les chasser de ma mémoire. Ce n’étaient que des souvenirs et pourtant ils étaient tellement intenses que j’avais l’impression de revivre ce cauchemar à chaque fois que j’y pensais. Je murmurai alors, hésitante :

    -Il , il n’y a rien à raconter.

    Je me dégageai alors doucement de son étreinte afin de lui faire face et essuya sans ménagement les larmes sur mon visage. Furieuse de m’être laissait dominer par ce que je ressentais et de m’être effondrée devant lui. Je plantai alors mes yeux dans les siens et ajouta :

    -Je ne peux pas-je marquai un temps- je ne veux pas. Il vaut mieux que tu ne sache rien.

    Oui, je ne pouvais pas. Je ne voulais pas. Tout mon être était révulser à l’idée même qu’il sache ce que j’avais étais. Je ne voulais pas qu’il le sache, je ne voulais pas que lorsqu’il me regarde au lieu de me voir moi. Il me voit elle, « la pute » qu’on m’avait forcé à devenir. Qu’il voit dans mes yeux tous les hommes qui avaient en quelque sorte abusé de moi. Je ne voulais pas qu’il me voit ainsi, je ne le supporterais pas. Je ne voulais qu’il n’ose plus me toucher que je puisse le dégoûter autant que je me dégoutais moi-même. Mon regard sur moi était déjà assez dur. Celui de Lorenzo allait être pire. Mais dans un sens je ne voulais pas lui mentir, il valait mieux qu’il reste loin de moi. Qu’il ne côtoie pas quelqu’un tel que moi. Je n’étais pas digne de lui, pas digne qu’il me dessine. Je fermais les yeux et secoua la tête dans un signe négative tout en répétant sur une voix à peine audible et tremblante :

    -Je ne peux pas, je ne peux pas. Ne m’y oblige pas.

    Je rouvris les yeux puis d’une main hésitante approcha ma main de sa joue afin de la caresser. Ce que je fit avant de la laisser s’aventurer sur ses lèvres que je caressais du bout des doigts avec douceur et légèreté mais sans une certaine retenue. Comme si c’était la première que je les découvrais, tout en savourant secrètement ce doux contact. Je posai ensuite ma main sur sa joue. Et m’approcha hésitante et avec précaution, tout le regardant intensément dans les yeux, en lui intimant du regard de ne rien faire. J’approchai lentement et petit à petit mon visage du sien, puis me recula légèrement plusieurs fois. Avant de venir effleurer ses lèvres hésitante et interdit et de déposer un léger baisé à leur commissure avec toujours cette retenu. Jusqu’à ce que enfin, je ferme les yeux et presse mes lèvres sur les siennes, dans une lenteur sans pareille. Je sentis, alors mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine, et mon corps s’électriser. Une chaleur étrange et agréable m’envahit la poitrine et les larmes me montèrent aux yeux. Je crus que j’allais défaillir, la chaleur des lèvres de Lorenzo s’empreignait dans les miennes. Et son parfum m’emmenait dans un autre monde, le contact de sa peau me coupait le souffle. Et notre baiser, cette intimité partageait me rendait ivre de joie, et ivre de lui. Je me fis alors violence pour mettre fin à ce baiser, qui avait duré un moment mais dont j’eus l’impression qu’il n’avait duré qu’une fraction de seconde, tellement je l’avais trouvé exquis. J’ouvris alors les yeux et me pinça violemment les lèvres, tout en luttant contre les larmes, sentant la douleur m’envahir et le souffle me manquer, j’avais l’impression de suffoquer et lui dit difficilement, m’arrachant presque les mots afin qu’ils sortent :

    -Je ne veux pas te mentir, mais je ne veux pas te dire la vérité. Dés lors –je butais sur les mots la gorge serrée- il…faut …

    Les mots restèrent bloquer dans ma gorge. Je n’arrivais pas à lui dire. Lui dire qu’il fallait qu’il m’oublie. Qu’il reste loin de moi, car je n’étais pas digne de lui. Je n’étais pas une fille pour lui. Je ne savais absolument pas la nature de ses sentiments à mon égard. Mais qu’importe, il ne fallait pas que je les sache. Non jamais, il fallait juste qu’il m’oublie, qu'importe ce qu’il ressentait pour moi. Lorsqu’il apprendrait mon passé. J’allais le décevoir, le répugner, et je ne voulais pas cela. Mais je n’arrivais pas à lui dire de me laisser. C’était stupide, complètement stupide. Mais je ne pouvais oublier ses paroles, ses regards. Ses sourires lorsque je le regardais dessiner en cour quelque fois. C’était peut être la première fois que nous nous parlions. Mais tous ses regards discret et fasciné que j’avais à son égard. N’étaient pas innocent, ni poussait par je ne sais quoi. Ils avaient bien une origine définit. Certes j’étais fasciné par lui, mais à chaque fois que je le voyais, je sentais quelque chose indescriptible au cœur de ma poitrine. Et prendre autant de plaisir à regarder quelqu’un dessiner, cela me paraissait étrange. Ce n’était pas rien. Je ne pouvais oublier. Ni oublier ce que j’avais ressenti lorsque nous nous étions embrassés. Je crois que je ressentais des choses pour lui, encore indéfinissable certes, mais j'en ressentais. Bien qu'il était beaucoup trop tôt, pour que j’en sois sûre. Toutefois je pensais en être certaine, même si je n’arrivais pas vraiment à le concevoir, à réaliser. Cependant ce baiser et toute cette situation n’avait fait que me le confirmer. Lorenzo venait d’entrer dans ma vie et à présent pour moi il était inconcevable qu’il en sorte et impossible que je tente de l’oublier. Je savais déjà que même si je tenter ardemment chaque jour de le faire, je ne pouvais y arriver. Mais il le fallait, je devais être lucide. Je ne méritais pas que Lorenzo fasse partie de ma vie.


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Dernière édition par Kelsey H. Roberts le Jeu 3 Mai - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Dim 1 Avr - 18:39

    Qu’est-ce que j’avais fait ? Bon dieu, qu’est-ce que j’avais osé faire ? J’avais cru l’aider, je pensais que la mettre face à face avec sa situation lui permettrait de remonter la pente et d’enfin s’assumer. Assumer sa vie et son passé comme toutes personnes normalement constitué devrait le faire. Vivre constamment dans ces craintes n’est pas une vie. Vivre avec des mauvais souvenirs nous poussent à faire des choses regrettables. Ils nous poussent à craindre des événements insignifiants mais qui nous paraissent insurmontable. J’avais pensé qu’être là pour la soutenir aurait put arranger les choses. J’avais pensé que l’aider était mon devoir. Une sorte de mission qui m’étais attribué depuis ma naissance, comme si Kelsey était la raison de ma venue au monde. J’étais un poète, un écrivain, et sans le savoir j’avais navigué à l’aveugle à travers des rêves enfouis. Je m’étais imaginé en super héro de bande dessiné, prêt à tous les sacrifices pour changer la vie d’une demoiselle en détresse. La réalité était tout autre. Nous n’étions pas dans une sphère irréel et fantastique dans laquelle le personnage principale parvient à changer le monde en claquant des doigts. Avais-je agis pour Kelsey ou pour moi ? Est-ce que j’avais fait ressurgir ces vieux démons pour lui apprendre à les dresser ou avais-je simplement profiter de l’occasion pour me prouver à moi-même que je n’étais pas inutile ? J’étais un monstre. Ce salaud de première que j’aimais tellement dénigrer et que j’avais finalement finit par devenir. Je ne savais plus quoi penser. Ce n’était pas Kelsey le problème. C’était moi. Parce que malgré mes beaux discours j’étais incapable d’accepter mes propres erreurs. Je l’avais suivis sur le sol, conscient ou inconscient je ne le savais pas vraiment. J’étais là physiquement mais mentalement j’étais une nouvelle fois partie dans mes délires de grands écrivains. Pour une fois je me remettais en questions. Voir Kelsey aussi abattu m’avait fait l’effet d’un électrochoc. J’avais dépassé les bornes. J’étais partis beaucoup trop loin et il m’était malheureusement impossible de faire machine arrière. J’étais un imbécile. Entendre ces purs gémissement de souffrance était horrible pour moi. Chaque fois que j’entendais ces sanglots une grimace déformait mon visage. J’avais terriblement envie de me boucher les oreilles, de ne plus entendre sa peine. Mais je le méritais. Je méritais de l’entendre. Car c’était à cause de moi. Si j’avais décidé de ne pas l’ouvrir nous serions sûrement entrain de boire un verre dans un Starbucks du coin, riant et souriant aux blagues débiles que j’étais parfois susceptible de dire. Nous aurions peut-être échangé nos numéros de téléphone et je l’aurais avec plaisir invité au restaurant malgré mes faibles ressources. Je l’aurais peut-être embrassé si j’avais eut le cran nécessaire pour le faire. Au lieu de cela nous étions assis dans un parc sous la bruine et elle trempé mon tee-shirt de ces larmes. Et je l’avais embrassé contre son gré. J’avais tout gâché. Encore une fois. Je n’étais bon qu’à ça. Et même si j’aurais voulut regretter ce que je venais de faire une part de moi même se disait que j’avais peut-être contribuer à sa renaissance. Elle allait rebondir. Je ne cessé de me le répéter afin de ne pas devenir fou. Je ne pouvais m’imaginer l’idée qu’elle puisse sombrer de nouveau. J’avais agis pour la sauver d’elle-même. J’avais agis pour la sortir de sa coquille.

    Mon regard fut attiré par un léger mouvement sur ma gauche. Je pensais au début que ce n’était que le vent mais non. C’était un dessin de Kelsey. Elle était assise sur une des tables en bois qui se trouvait dans le jardin du campus et elle regardait ces amies en souriant. Elle était si belle… Non, je ne pouvais pas croire qu’elle n’aille pas mieux. Je voulais voir cette fille et pas contempler un simple dessin. Je voulais que cette image prenne vie. Pour de vrai. Pas simplement dans ma tête. La fille en question bougea dans mes bras avant de se blottir davantage contre mon torse. Automatiquement j’ajustais ma position à la sienne, caressant ces cheveux avec tendresse. J’agissais sans vraiment réfléchir, poussé par la simple envie de la voir me sourire réellement. Une douce mélodie s’échappa de mes lèvres pour se perdre dans le silence du parc. C’était une musique que ma mère me joué lorsque je ne parvenais pas à dormir ou lorsque j’étais triste. Une mélodie qu’elle avait créer grâce au plus bel instrument du monde : le piano. Elle m’avait appris à en jouer avant de mourir. Je n’y avait plus jamais touché suite à cela. C’était une passion que je partageais avec elle. Sans ma mère, cette passion n’avait plus lieu d’exister. C’était quelque chose que nous partagions tous les deux et cela avait beau me manquer je ne parvenais pas à m’y remettre. Sa musique avait tendance à bercer mes songes encore aujourd’hui. Du moins, lorsque je ne cauchemardé pas. Ce qui était plutôt rare. J’avais appris à m’y faire et l’absence de sommeil m’avait permis de me jeter corps et âme dans mes autres talents. On ne peut pas tout avoir pas vrai ? Kelsey ne pouvait pas savoir ce que cette musique représentait pour moi mais c’était la première fois que je partageais ce passage de ma vie avec quelque un. Et curieusement cela me fit du bien. Je me sentais soulageais. Bien ? Peut-être pas. Mais un peu plus en paix. Kelsey était importante pour moi, j’avais beau ne la connaître que depuis quelques heures, c’était une certitude. La fascination qu’elle exerçait sur moi avait une signification particulière. Le fait que je l’embrasse aussi. Mais j’étais beaucoup trop peureux pour mettre le mot fatidique là-dessus. Pas encore.

    Je lui avais demandé de me raconter. Une erreur ? Non. J’avais besoin de savoir ce qui la tourmentait. Besoin de l’aider même si elle ne le voulait pas. Je voulais la soutenir, lui permettre de tirer un trait sur son passé afin d’avancer dans le présent. Avec ou sans moi. Je voulais le meilleur pour elle. J’avais immédiatement sut sa réaction bien avant que je ne prononce la phrase. Et cela ne manqua pas. Elle se figea littéralement. Toute vie avait quitté son corps l’espace de quelques minutes. Elle était aussi immobile qu’une statue. Je ne l’entendais même plus respirer. Elle était tellement silencieuse que je crus pendant un instant qu’elle était tombé dans les pommes. Je me penchais légèrement vers son visage pour voir ces yeux agrandis par la surprise mais également par la peur. Elle ne voulait pas en parler. Il ne fallait pas être devin pour le remarquer. Elle semblait si terrorisé que je m’en voulus aussitôt de lui avoir demander. J’aurais encore dut me taire. J’étais vraiment le plus grand boulet du monde. Je devrais m’exiler quelque part, très loin, vivre en ermite afin d’éviter des carnages comme celui que je venais de produire.

    - Il, il n’y a rien à raconter.

    Je me mordis automatiquement la lèvre. Il était sûrement trop tôt pour ça. J’aurais dut m’en douter. Mais demander ne coûte rien pas vrai ? Je n’étais plus sur de rien. J’avais encore enfoncer le couteau dans la plaie sans même m’en rendre compte. Elle se redressa lentement et mon corps se remit en place automatiquement. Comme si elle était aimant. Ça, c’était étrange. Bref. Elle effaça brutalement ces larmes. Je crus un instant qu’elle allait se blesser tant elle était violente dans ces gestes. Doucement, pour ne pas l’affoler, je pris ces poignets entre mes doigts pour les écarter de ces joues puis j’entrepris avec douceur d’enlever les perles d’eau salé qui coulait librement sur son visage. Mes doigts frôlèrent sa peau, comme une caresse, comme si elle était une pétale de rose qui menaçait de se casser à chaque instant. Elle planta son regard dans le mien, apparemment décider. Son expression me fit peur mais je pris grand soin de cacher ce sentiment.

    - Je ne peux pas. Je ne veux pas. Il vaut mieux que tu ne sache rien.

    Et je savais. J’étais déjà conscient de sa décision. Son regard ne trompait pas. Comme toute alleur, elle préférait fuir la situation. Elle préférait me bannir de sa vie. Elle avait beau ne pas l’avoir encore dit, je le savais. Son expression était un véritable miroir. Elle était anéantit mais encore capable de se protéger contre l’ennemi. Je la fixais sans rien dire pour le moment. Attendant simplement que la sentence tombe. Qu’elle me le dise enfin. Je me promis de la laisser partir. Je n’en avais aucune envie et je savais que cela allait être physiquement douloureux de la laisser s’en aller en me laissant derrière elle mais je n’avais pas le choix. J’en avais suffisamment fait pour aujourd’hui. Je ne voulais pas qu’elle me regarde avec peur à chaque fois. Je ne voulais pas qu’elle me craigne tout simplement. Je ne voulais pas voir ce refléter dans ces prunelles cette appréhension qui l’empêchera d’être totalement honnête avec moi. Alors, c’était décidé, je la laisserais s’en aller. J’étais un crétin et j’allais l’assumer.

    - Je ne peux pas, je ne peux pas. Ne m’y oblige pas.

    Je baissais le regard vers mes mains serrées en deux poings. Alors oui, elle me prenait vraiment pour un monstre sans cœur. Elle pensait vraiment que j’étais capable de l’obliger à m’en parler ? Seigneur, j’étais vraiment dans la merde. Elle avait sûrement pris mes paroles pour un ordre. J’aurais dut rajouter un petit «  S’il te plaît » derrière mon  « Raconte moi ». Juste pour la formule de politesse.

    - Calme toi Kelsey, je.. Je ne te forcerais pas à faire quoi que ce soit. Tu es libre. Libre de faire ce que tu veux avec qui tu veux. Tu es libre de me laisser dans l’ignorance si c’est-ce que tu veux. Je souhaite t’aider, mais si tu n’es pas prête pour les confidences ce n’est rien. J’attendrais. Je suis quelque un de très patient. Je ne te demande pas de passer aux aveux. Je ne veux pas que tu me dévoile tout ça comme si cela n’avait aucune importance. Je sais que ça sera dur et que tu n’as aucune confiance en moi. Je sais que je suis un imbécile de te faire souffrir de la sorte. Je sais aussi que je n’ai jamais voulu te faire de mal. Mais j’attendrais. Parce que je suis certain qu’un jour tu m’en parleras. Peut-être pas maintenant. Peut-être pas demain, ni même après-demain. Cela risque même de prendre un certain temps mais j’attendrais. C’est tout.


    Elle posa sa main sur ma joue et je relevais aussitôt mon regard vers le sien, surpris. Il faut dire que je ne m’attendais pas du tout a ça. J’avais plutôt songer à une claque plutôt qu’à une caresse. Pourtant je la laissais faire. Je ne la quittais pas des yeux, analysant avec précaution ces expressions. Ces doigts glissèrent sur ma bouche qu’elle frôla tout aussi délicatement. Mes lèvres s’entrouvrirent d’elle-même, sans me demander l’autorisation. Très bien. Je commençais à perdre le contrôle de mon propre corps. C’était vraiment une journée bizarre. Je la vis soudain se pencher et aussitôt mon cœur s’emballa. Que..

    - Kelsey, je ne…

    Son regard me coupa dans mon élan et aussitôt je me tus. Je ne savais pas comment réagir ni quoi faire. Je me contentais donc de la contempler sans bouger. J’attendais. Tout simplement. Elle eut plusieurs hésitation, ce que je pouvais comprendre. Je ne parvenais toujours pas à savoir pourquoi elle agissait comme cela. Il m’avait plutôt parut très clair tout alleur qu’elle n’avait pas apprécier mon baiser. Ces lèvres frôlèrent les miennes et mes yeux papillonnèrent légèrement sous l’intensité de ce moment. Mon cœur semblait vouloir s’échapper de ma cage thoracique et ma respiration était un peu plus rapide que la normale. Je n’avais jamais ressentis ça pour personne. C’était tellement fort que j’avais peur de tomber dans les pommes. Sans rire. Elle déposa un baiser à la commissure de mes lèvres puis elle ferma les yeux. Et je sus. Mes paupières se fermèrent d’elle-même et je lui rendis son baiser sans hésitation. Chaque contact avec sa peau m’envoyé des décharges électriques. De légères joutes plus plaisante que désagréable. Je tachais de me contrôler, de ne pas la brusquer. C’était difficile mais ma motivation était suffisamment forte pour résister. Je glissais avec précaution ma main dans son cou, approchant son visage encore plus près du mien. Mes doigts caressèrent les petits cheveux se trouvant juste derrière sa nuque. Ma mère me faisait cela quand j’étais nerveux et à chaque fois je me relaxais totalement. J’espéré que cela allait avoir le même effet sur Kelsey. J’avais l’impression que mon cerveau allait explosé. Et j’étais toujours aussi perdu. Néanmoins je tachais de profiter le plus possible de ce moment. Je n’étais pas sur d’avoir une troisième occasion de toucher le chaud miracle de ces lèvres. Elle se recula lentement, à mon plus grand regret. Je gardais les paupières clauses un instant, profitant du moment. J’avais peur d’ouvrir les yeux. Peur de voir sa réaction. Peut-être qu’elle avait agis sur un coup de tête ? Peut-être qu’elle avait fait cela par pulsion et non par envie ?. Je ne voulais pas être déçu. Ma respiration plutôt bruyante se calma lentement, comme si elle aussi voulait retarder le plus longtemps possible ce moment divin. Revenir sur la réalité allait être dur mais j’y étais forcé.

    - Je ne veux pas te mentir, mais je ne veux pas te dire la vérité. Dès lors il…faut..

    Je posais un doigt sur ces lèvres pour la faire taire. Je ne voulais pas l’entendre dire qu’elle ne me voulait plus dans sa vie. Pas après ça. Pas après ce baiser. Je ne voulais pas perdre quelque un que j’aimais encore une fois. A cette idée je sentis les larmes me monter aux yeux. Je ne voulais plus jamais ressentir ce sentiment. Une fois m’avait suffit. J’ouvris mes paupières pour tomber sur le visage dévasté de Kelsey. Je ne m’étais pas trompé. Elle avait vraiment dans l’idée de me fuir. Nous étions toujours très proche l’un de l’autre. Je sentais son souffle sur mon visage. Je revoyais le visage de ma mère avant qu’elle ne meurt. Je la voyais me supplier de m’en aller, de partir. Il était trop tard pour elle. Ce n’était pas la même situation mais je l’avais perdue parce que je n’avais pas bouger le petit doigt pour l’aider. J’avais été impuissant et paniqué. J’avais été tétanisé par la peur et elle était morte sous mes yeux avec cette même expression. Je me mordis la langue violemment et me concentrer de toutes mes forces pour ne pas pleurer. Je n’aimais pas ça. J’ouvris la bouche, ma voix étaient faible et chevrotante.

    - S’il te plaît. Kelsey. S’il te plaît. Ne me demande pas ça. Ne me demande pas de t’abandonner. Ne me demande pas de partir. Ne m’expulse pas de ta vie. Je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur de ce que tu es ou de ce que tu as été. Je te veux juste toi. Ton passé n’a pas d’importance à mes yeux. Cela ne me concerne pas. Nous faisons tous des erreurs. Et je m’en fou d’accord ?. Ne me dit rien. Je peux vivre avec ça. Je peux vivre sans le savoir. Je n’ai pas besoin de ça pour voir la véritable Kelsey. Mon regard ne changera pas. Tu n’ose pas me le dire à cause de ça. Tu as peur de ce que je pourrais penser. Tu as peur que je change d’opinion. Mais cela n’arrivera pas. Ça n’arrivera jamais. Parce que tu es Kelsey. Et j’aime Kelsey, avec ou sans passé. Chacun d’entre nous à un jardin secret. Alors garde le tiens. Si c’est-ce que tu veux, garde le. Ne dis rien. Mais ne me demande pas de t’oublier. Je ne peux pas. Je ne pourrais pas.

    J’avais peur qu’elle prenne peur en comprenant l’importance qu’elle représentait pour moi aujourd’hui. Mais je lui avait dit. J’avais eut le cran de le dire et j’en étais plutôt fier. Je n’étais pas comme ça habituellement. J’étais plutôt timide et je ne dévoilais jamais mes sentiments. Par peur d’être déçu peut-être. Sûrement. Mais Kelsey m’avait donné la force de le faire. Elle était libre d’en faire ce qu’elle voulait.

    Mes lèvres se posèrent sur les siennes une fois tandis que mon pouce caressait sa joue doucement. Je me reculais, regardant son visage. J’étais certain d’avoir l’expression de l’enfant appeuré et perdu. Et c’était un peu ce que j’étais. Je ne savais plus quoi penser. J’étais vraiment un drôle de bonhomme. J’étais Lorenzo G. Daniele. Un drôle d’oiseau. La vie est parfois dur.


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MessageSujet: Re: C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]   Ven 4 Mai - 22:54




    Tout ce que me disait Lorenzo me touchais tellement. A chaque fois qu’il prenait la parole, je paraissais si importante à ses yeux. Cela avait le don de déclencher une chaleur étrange mais agréable dans ma poitrine mais aussi de m’effrayer quelque peu. Car je ne devais pas l’être, je n’étais pas faite pour lui. Je ne méritais pas qu’un être aussi sincère et pur que lui prenne place dans ma vie. Tous mes mensonges, toutes mes erreurs n’étaient pas pour lui. Je ne voulais pas qu’ils les apprennent, je ne voulais pas qu’il continue à avoir à faire de près ou de loin à une personne telle que moi. Je ne voulais encore moins être un fardeau pour lui et lui imposer mon passé qui ne m’amenait que perpétuelle souffrance et regrets qui me rongeaient chaque jours. Aussi, je savais pertinemment que si Lorenzo continuait à faire partie de ma vie, cette situation le rendrait fou. A être trop près de moi, il se verrait éclabousser par mon passé si « éclatant » et mon mal être qui l’accompagnait. Il était donc inconcevable pour moi que cela arrive. Je ne voulais pas le mêler à cela, je ne voulais le faire entrer dans ce que je jugeais être un cauchemar, mon cauchemar. Je voulais tout simplement le préserver, le préserver de moi. Mais je ferais preuve d’une certaine hypocrisie en disant que je ne voulais pas également me protéger. Je ne voulais donc pas lui mentir, ni lui dire la vérité. Il fallait tout simplement qu’il reste loin de moi. Tout simplement…

    Ce n’était pourtant pas si facile de le concevoir et de lui dire que je ne voulais pas de lui dans ma vie. Alors que ce n’était absolument pas le cas, à vraie dire une lutte féroce et déchirante faisait rage en moi. Car d’un côté je voulais le garder près de moi et apprendre à mieux le connaître, mais cela serait tellement égoïste de ma part, tandis que de l’autre côté je voulais l’éloigner de moi pour son bien et sans doute le mien. Car lui laissait la possibilité d’entrer dans ma vie n’était vraiment pas une bonne chose pour lui, beaucoup plus que pour moi. Mais franchement, qui ne voudraient pas de Lorenzo dans sa vie ? Je n’étais juste pas pour lui. Il devrait être avec une personne qui mériterait de l’avoir à ses côtés. J’avais alors tenté d’être raisonnable et de prendre la décision qui me paraissait la meilleure et cela dans son intérêt. J’avais alors tenté difficilement de lui faire comprendre que lui et moi ce n’était pas possible qu’il devait en quelque sorte m’oublier en tant qu’amie, en tant que proche ou autre chose. Que les mots sortent de ma bouche était déjà difficile, j’avais luttais pour finir ma phrase, mais Lorenzo avait sans doute deviné ce que je voulais lui dire. Ce qui n’avait certainement pas du lui plaire puisque il m’avait rapidement posé un doigt sur les lèvres, m’intimant ainsi le silence. Émue, j’avais alors ouvert les yeux que j’avais laissés clos pour ne pas affronter son regard par lâcheté, mais également par peur de flancher et de ne pas y arriver. Interdite, j’avais donc découvert son visage sur lequel était peinte une expression qui me paraissait presque indéchiffrable oscillant entre une forte détermination et une douceur saisissante. Ce qui avait le don de m’ébranler considérablement autant de ce que je semblais lire dans ses yeux. Lorsqu’il ouvrit la bouche se fut pire, sa voix avait changé elle semblait plus faible plus hésitante presque suppliante. Comme-ci ce que je n’avais pas dis ce que j’avais passé sous silence, l’avait quand même atteint jusqu’au point de le blesser et, à ce moment je le ressentais plus que bien. Voilà peu qu’il m’avait adressé la parole pour la première fois et je le blessais déjà alors que cela serait-il si je le permettais de me connaître et de le laisser près de moi. J’avais l’impression d’être un feu ardant et dangereux dont la beauté et la chaleur des flammes attireraient Lorenzo. Cependant plus il s’approcherait et plus il se dirigerait vers une brûlure extrême car, au final il se blesserait et se ferait du mal à cause de moi. Étant certainement du genre à continuer à se brûler pour m’approcher plus encore afin de m’atteindre.

    - S’il te plaît. Kelsey. S’il te plaît. Ne me demande pas ça. Ne me demande pas de t’abandonner. Ne me demande pas de partir. Ne m’expulse pas de ta vie. Je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur de ce que tu es ou de ce que tu as été. Je te veux juste toi. Ton passé n’a pas d’importance à mes yeux. Cela ne me concerne pas. Nous faisons tous des erreurs. Et je m’en fou d’accord ?. Ne me dit rien. Je peux vivre avec ça. Je peux vivre sans le savoir. Je n’ai pas besoin de ça pour voir la véritable Kelsey. Mon regard ne changera pas. Tu n’ose pas me le dire à cause de ça. Tu as peur de ce que je pourrais penser. Tu as peur que je change d’opinion. Mais cela n’arrivera pas. Ça n’arrivera jamais. Parce que tu es Kelsey. Et j’aime Kelsey, avec ou sans passé. Chacun d’entre nous à un jardin secret. Alors garde le tiens. Si c’est-ce que tu veux, garde le. Ne dis rien. Mais ne me demande pas de t’oublier. Je ne peux pas. Je ne pourrais pas.

    Ayant planté mon regard dans le sien, je me mordis furieusement la lèvre. Pourquoi me disait-il tout cela ? Pourquoi donc rendait-il les choses encore plus ardues qu’elles ne l’étaient. Pourquoi ce qu’il me disait m’enveloppait d’un bien être fou ? S’il continuait ainsi, je n’aurais vraiment plus la force de lui dire, plus la force de faire semblant de le rejeter, de lui faire croire que je ne voulais pas de lui et je deviendrais tellement égoïste. Égoïste de croire un instant qu’en laissant Lorenzo entrer dans ma vie, tout irait mieux pour moi et que tout irait bien pour lui. Mais c’était faux ! Celui-ci s’avança alors vers moi et déposa un doux baiser sur les lèvres, tout en caressant à l’aide de son pouce ma joue avec douceur. Je sentie mon cœur s’accélérer de nouveau dans ma poitrine à une vitesse affolante, tandis que je perdais doucement mon souffle sous son baiser emplis de tendresse et dans un geste instinctif je posai ma main sur la sienne qui se trouvait sur ma joue. Quel divin supplice pensais-je. Lorsque je sentis ses lèvres se décoller des miennes, j’ouvris les yeux encore un peu éberluée et retrouvas une nouvelle fois son visage. Il avait l’air si vulnérable et dieu qu’il était beau. Je planquai alors ma main sur ma bouche et secoua la tête avec frénésie, déstabilisée avant de lui dire sur un ton plein de reproches aux accents révoltés tout élevant légèrement la voix :

    -Pourquoi tu ne comprends ? Pourquoi tu rends les choses si difficiles ? Je ne suis pas une fille pour toi. Je ne vais que t’apporter que du mal, tu comprends ? Je ne dramatise pas, crois moi. Je sais que je suis mauvaise pour toi et rester en contact avec moi ne te sera pas bénéfique au contraire. Tu mérite mieux, qu’une … -je m’interrompis soudain et ferma les yeux avant de marquer une pause puis de rouvrir les yeux tout en reprenant sur un ton presque paisible, en murmurant- Lorenzo, tu ne sais rien de moi, tu … ai … apprécie une apparence, un leurre, tu ne me connais pas. – Je posai une main sur sa joue et lui souris amèrement- J’ai un lourd passé qui me ronge et tu as raison, cela me détruit mais je suis seule face à cela et je lutte chaque jours. Et même si je ne te dis rien, tu finiras fatalement par être blessé, car je sais, je sens qu’avec toi c’est différent. Si… si je baisse complètement ma garde avec toi, même sans t’avouer ce que j’ai fais. Je sens que tout cela sera différent, je n’arriverais pas à te préserver comme je fais avec les autres, en laissant ses barrières et cette écart, entre eux et moi. Tu… je me sens déjà si bien avec toi et cela m’effraie, car je sais que je n’arriverais pas à mettre d’écart entre toi et moi. A te protéger comme je le voudrais. –je passa ma main dans la sienne et baissa le regard sur nos deux mains entrelacées- Mais j’ai tellement envie d’apprendre à mieux te connaitre, d’être avec toi.-Je retins mes larmes qui commençaient à monter en passant le revers de ma main libre sous mes yeux et lâcha, un petit rire en ajoutant : Te regarder dessiner en m’essayant près de toi, au lieu de te regarder discrètement de mon pupitre en cours. Pouvoir te regarder à loisir lorsque tu te concentre en écrivant. T’observer entrain de penser, te voir rire, sourire, et parler avec toi.

    Je relevai les yeux vers Lorenzo et fuya son regard immédiatement en détournant la tête sur le côté et dis :

    -Je suis ridicule.

    Je serrai sa main dans la mienne, tout en sentant quelques gouttelettes tomber sur ma peau. Le ciel chargé de gros nuages gris était déjà menaçant depuis un moment, les premières gouttes venaient donc de tomber, gouttes qui ne tarderaient pas à se transformer en averse. Mais je n'en n'avais que faire, à ce moment là, seul Lorenzo comptait. Je m'approcha de lui et vint l’enlacer intensément, avant de murmurer à son oreille :

    -Je ne veux pas te faire souffrir Lorenzo. Tu ne le mérite pas.


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Kelsey H. RobertsAvec lui, c'est venu lentement, sans que je m'en rende compte. Je le croisais chaque jour, je le regardais à peine, rien ne me portait vers lui. Et, un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son absence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir à mes côtés, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de lui. Lorenzohellsangels
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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière [pv Lorenzo]

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