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 « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥

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MessageSujet: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Sam 28 Jan - 14:22



Deux semaines plus tôt... « Esteban, tu t'es jamais demandé ... enfin je veux dire, c'est un peu bizarre cette histoire avec Pandora, non? » Esteban releva la tête vers son amie, arquant un sourcil alors qu'il posait sur sa table basse le courrier qu'il venait de sortir de la boîte au lettres. « Qu'est ce que tu veux dire? Je suppose que ... j'avais juste changé. Tu sais, elle est sympa. » « Sympa, ouais. Tu crois que ça suffit pour être amoureux? » Lui demanda-t-elle en souriant un peu tristement. Il savait très bien qu'elle ne voulait que son bien, étant sa meilleure amie, pourtant il ne comprenait vraiment pas où elle voulait en venir. La jeune femme s'assit alors sur le canapé, croisant les jambes, prenant un air intrigué. « Esty je... je pense pas que tu sortais avec elle. Tu me l'aurais dit, tu vois. Tu m'en as jamais parlé. » « Je croyais que je t'avais dit que je couché avec elle?! c'est toi qui me l'a dit. » « Oui, tu couchais avec elle, oui. Mais vous étiez pas ensemble. » Elle soupira alors, comme si elle s'en voulait d'annoncer ça à son meilleur ami. Elle se releva alors, allant chercher son téléphone portable. « Regarde les textos -ils ont pas dû être supprimés, tu t'es pas servi de ton portable pendant plusieurs mois. Vous vous donniez certainement rendez-vous, vous vous éclatiez, tout ça, mais vous étiez pas ensemble... » Esty regarda alors le portable, intrigué, hésitant, regardant sa meilleur ami dans les yeux. Elle avait raison... dès le début il avait trouvé ça bizarre, pourtant il avait voulu y croire, Pandora était son seul point de repère, son seul espoir. L'espoir qu'il soit capable d'aimer, également. « Je suis désolée Teb, fallait que je te le dise... je crois que tu l'aimais plus que ce que tu ne voulais bien le dire mais... ça s'arrêtait là, vous n'étiez pas ensemble, et n'envisagiez pas de l'être... » « Tu dis n'importe quoi, pourquoi tu me racontes tout ça? pourquoi elle aurait inventé ça, hein?! peut-être que j'ai juste pas voulu t'en parler pour pas... je sais pas, peut-être qu'on voulait rester cachés un temps, c'est tout! Mais je sais que je l'aimais, je le vois, je... laisse-moi s'il te plait. Je suis paumé j'en ai marre de réfléchir, je veux pas réfléchir, je veux pas la soupçonner. J'ai besoin d'être seul. » Depuis quelques temps déjà, il voyait une sorte de psychologue qui l'aidait à retrouver la mémoire. Il ne parlait à personne de ses progrès, pourtant il avait commencé à se rappeler de Pandora, et plus précisément d'une ou deux nuits qu'ils avaient passées ensemble. Et il avait réellement le sentiment qu'il tenait à cette fille plus qu'à un simple coup d'un soir. Une amie dont on est très proche, qu'on adore et avec qui on couche, c'est la définition d'une petite amie non? Quoi qu'il en soit, il se refusait à croire ce que lui disait son amie, pourtant il doutait, au fond. Il voulait attendre, en être sûr, pour ne pas compliquer la situation plus encore qu'elle ne l'était déjà. « Ok, je te laisse. Mais oublie pas ce que je t'ai dit, s'il te plait. Parce que j'ai raison, et tu le sais... enfin si t'as besoin de quoi que ce soit, ma porte t'est grande ouverte. » Déposant un baiser sur sa joue comme elle avait l'habitude de le faire, la jeune femme sortit ensuite de son appartement, laissant Esteban soupirer lourdement, s'asseyant sur son fauteuil en déposant sa tête entre ses mains.

Aujourd'hui... Quelques semaines étaient passées. Pendant ce temps, Esteban avait pris le temps de comprendre et d'analyser sa discussion avec sa meilleure amie. Et surtout, il avait réussi à retrouver la mémoire... Avec un traitement et surtout avec les exercices que lui proposait son thérapeute, il avait fini par se rappeler d'une grande partie de son passé des mois derniers, même si quelques détails lui échappaient. Mais en tout cas une chose ne lui échappait plus: sa relation avec Pandorà. Il avait sincèrement le sentiment qu'il l’appréciait énormément, plus qu'à une "sex friend", mais voilà, il savait aussi qu'ils n'étaient pas ensemble et ça, ça ne passait pas. Pendant tout ce temps il avait cru qu'il sortait avec elle... comment avait-elle osé? Il avait essayé de prendre ses distances avec elle pendant quelques temps en vu de sa "thérapie", comme le lui avait conseillé la personne qui le suivait, et voilà qu'il découvrait la vérité... c'est ainsi que mister Campbell s'avançait d'un pas pressé vers Marina del Rey, où il avait bien l'intention que la brunette lui rende des comptes. Quelques minutes plus tard, il était devant la porte de son loft, où il toqua nerveusement en se "présentant", d'une voix tendue. « Pandorà ouvre, c'est Esteban. » Il était sec, impatient, impatient de comprendre... il lui en voulait tellement... pourtant il avait toujours des sentiments pour elle, mais c'était vraiment dur, ça avait été vraiment dur pour lui de retrouver la mémoire, et elle n'avait rien arrangé. Cette douleur qu'il avait ressentie pendant des mois, elle en était en partie responsable; c'est du moins ce qu'il pensait, bien loin de s'imaginer tout ce qu'il s'était passé avant son accident, bien loin de savoir que ses sentiments étaient partagés, bien lui de se douter qu'elle avait été enceinte...

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❝ Aydan Esteban Campbell. ❞
I wish I remembered your face. Cause... you know... you look like an angel. My angel. And I can't even imagine how lucky I was to be the reason of your smile. Your perfect smile. I wish I were in love, because in a single look, you've taken my heart away. You've taken it down. In love with your smile, 'cause I've been told I was in love with the entire you.

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Dim 29 Jan - 15:01



Toute cette histoire était allée beaucoup trop loin, Pandorà le savait mieux que personne d'autre. Elle pouvait déjà s'estimer heureuse du fait qu'Esteban n'ait pas encore découvert le pot aux roses. [oops gros doute pour l'expression Poum ] Mais elle continuait de se complaire dans tous ses mensonges, dans toute ses manigances destinées à ramener Esteban auprès d'elle. Elle ne voulait certainement pas se l'avouer : mais son amour pour le jeune homme était bien plus grand qu'un flirt de jeune adulte. Tout ceci était allé bien trop loin et Pandorà ne pouvait décemment pas y mettre fin comme ça. Et ce n'était pas ce qu'elle désirait non plus. Alors elle espérait très fort qu'avec le temps, Esteban ne retrouverait pas la mémoire en ce qui la concernait. Elle espérait ne pas avoir à l'affronter pour lui expliquer le pourquoi du comment de son action. Car finalement, qui pourrait décemment comprendre une personne qui se joue de ses relations ? Personne... Personne ne pourrait, même Pandorà elle-même a bien du mal à se comprendre...


Le jour où Esteban est venu toquer à la porte de son loft, Pandorà était en plein ménage. Elle portait un vieux jogging, vêtements dans lesquels elle ne se serait jamais montrée au grand jour, à qui que ce soit. Et lorsqu'elle entendit les coups de son « petit ami » sur sa porte d'entrée, la jeune brune sut que quelque chose n'allait pas. Elle pouvait aisément le comprendre au ton sec et intransigeant que le jeune homme venait d'utiliser. Malgré tout, la jeune femme s'approcha de la dite porte et ouvrit au beau jeune homme tout en souriant, comme elle avait toujours eu l'habitude -depuis quelques temps- d'accueillir Esteban chez elle. Elle s'approcha même de lui pour l'embrasser mais il la repoussa d'un geste méchant. Et ce fut à ce moment là que la jeune brune comprit que son manège n'était plus. L'heure des révélations et surtout des explications avait sonné et Pandorà ne savait pas vraiment si elle était capable de tout expliqué au jeune homme. Elle ne se sentait pas du tout prête à lui dire quoi que ce soit, à part ses mensonges habituels. C'était cruel de sa part, mais elle se complaisait dans ce jeu qu'elle avait mis en place depuis le réveil d'Esteban à l'hôpital.
Malgré tout, elle fit tout pour rester de marbre, ne voulant surtout pas dévoiler à mister Campbell ce qu'elle se devait de lui dire. C'est pourquoi elle s'efforça de sourire en prononçant les mots suivants : « Esteban, qu'est-ce qui se passe ? Ta voiture est encore en panne ? » Elle feignait l'incompréhension. Après tout, peut-être n'avait-il pas tout découvert ? Peut-être n'était-ce pas du tout ce à quoi la jeune femme s'attendait ? Il persistait toujours un petit espoir, si minuscule soit-il, en elle. Un espoir se traduisant par le fait qu'Esteban ne sache encore rien. Mais c'était bien peine perdue... Il savait tout et malgré ce minuscule espoir, Pandorà sentait que la fin était arrivée. Alors elle attendit que le jeune brun ne commence à l'incriminer. Plus vite c'était fait, plus vite elle serait débarrassée, plus vite elle pourrait tenter de se reconstruire...

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PANDORA AZALEA COHEN ϟ « L'AMOUR EST OR, L'AMOUR EST VERRE : ESSAIE DE NE RIEN CASSER EN VOULANT L'ATTRAPER . » No I can’t take one more step towards you, cuz all that’s waiting is regret And don’t you know I’m not your ghost anymore, you lost the love I loved the most I’ve learned to live half alive, Jar Of Hearts Glee
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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Dim 29 Jan - 16:51



Après quelques temps à frapper à la porte, Esteban la vit s'ouvrir sur le visage souriant de Pandorà. La jeune femme portait un jogging et un t-shirt, visiblement elle était en plein ménage, et habituellement il ne l'aurait aucunement repoussée; elle était adorable, même quand elle n'était pas pomponnée... surtout quand elle n'était pas pomponnée. Même naturelle elle était parfaite. Seulement voilà, elle n'était plus sa petite amie depuis qu'il avait compris ce qu'il s'était passé, depuis qu'il avait retrouvé la mémoire. Ainsi lorsqu'elle s'approcha pour l'embrasser, il la repoussa de manière assez sèche, en profitant pour entrer dans son logement avant même qu'elle ne l'y invite. Il ne pensait seulement plus aux bonnes manières à l'heure précise, et se disait que de toute façon elle n'avait pas le choix, ils devaient avoir une conversation et il était hors de question qu'elle puisse l'esquiver en fermant simplement la porte; il prenait donc les devants. Devant sa réaction, la brunette lui demanda ce qu'il lui arrivait, si sa voiture n'était pas tombée en panne. Croisant les bras contre son torse, Esteban afficha une mine désabusée en levant les yeux au ciel. « Ma voiture? Non ma caisse va très bien, t'inquiète pas. » Il eut ensuite une sorte de rire nerveux tandis que Pandorà fermait la porte. Il aurait pu s'assurer qu'il ne la dérangeait pas, mais encore une fois, il ne pouvait plus attendre ces explications dont il avait tant besoin. « Et je vais même te dire, ma mémoire non plus, elle est plus en panne. C'est cool, non? » fit-il d'un air ironique. Puis il soupira longuement, tentant de garder son calme, ne sachant pas par où commencer, comment lui poser cette simple question qui pourtant était bien trop compliquée à formuler. « T'as un truc à me dire, non? » De peur qu'elle n'esquive sa question en prétextant ne pas comprendre de quoi il parlait, il se décida à la préciser. « En fait si, t'as un truc à me dire, et tu vas me le dire tout de suite, m'expliquer tout de A à Z parce que là tu vois je... Putain mais pourquoi t'as fait ça?! c'est quoi ton problème? Tu te rends compte que... enfin je te croyais! je me suis basé sur ce que tu me disais pour retrouver la mémoire et tout était faux! Mais t'espérais quoi au juste? que je comprenne jamais? Pourquoi t'as fait ça Pandorà, j'te faisais confiance, merde! » Il était méchant, sec, ses paroles blessantes, pourtant il avait une mine plus triste qu'énervée, il était plongé dans l'incompréhension, il lui en voulait énormément, d'autant qu'il aurait finalement aimé que ce soit vrai. Il lui en voulait et il était déçu, déçu de réaliser que finalement il n'avait toujours pas été capable d'aimer. Ou du moins pas officiellement, parce que malgré tout il ressentait quelque chose de trop fort pour elle, en témoignait le fait qu'il la trouvait parfaite en jogging...

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Dim 5 Fév - 15:00

Jamais Pandorà n'avait encore vu Esteban dans un tel état. Et elle savait à présent pourquoi il l'était. Et sincèrement, elle détestait être en face de lui à ce moment là. Mais elle devait faire face à ses erreurs, prendre ses responsabilités, faire table rase du passé pour enfin pouvoir avancer. Mais pour cela, il fallait tout d'abord passer par la première étape : avouer la vérité. Mais Esteban ne semblait pas enclin à entendre quoi que ce soit. Et lorsqu'il prononça les mots « truc » et « à me dire », la jeune brune sut que leur belle histoire était terminée. Mais après tout, que peut-on attendre de plus d'un mensonge ? Pandorà ne savait pas du tout comment elle allait pouvoir s'en tirer, mais elle était sure d'une chose : elle ne laisserait pas Esteban tout lui mettre sur le dos. Même si c'était belle et bien de sa faute à elle. Alors lorsqu'il le jeune brun eut terminé de blâmer miss Cohen, cette dernière prit un bon bol d'air, ce qui lui permettrai d'affronter l'horreur qui l'attendait au tournant. Elle savait que si elle avait été à la place du jeune homme, elle aurait réagi de la même manière. Avec une petite dose de vengeance en prime. Alors elle ne s'énerva pas tout de suite. Elle se contenta de lui répondre sur un ton qu'elle voulait calme et posé... « Tu me faisais confiance ? Eh bien tu sais à quoi t'en tenir maintenant. » D'accord, finalement Pandorà était loin d'être calme. Toute cette histoire la touchait bien plus que ce qu'elle ne l'aurait voulu. Elle reprit tout de même, d'un ton acerbe : « Très bien puisqu'on en est là, allons-y ! Tu veux tout savoir, très bien, c'est parti ! Tu veux savoir pourquoi j'ai fait ça ? C'est simple ! Tu m'as pris la seule chose de bien qui restait en moi ! Tu as fait de moi cette fille horrible qui t'a fait croire des choses parce qu'elle était désespérée ! » Elle détestait parler d'elle-même à la troisième personne et encore plus en ces termes. Jamais elle ne s'était qualifiée de « désespérée » ou de tout autre terme péjoratif. Sauf peut-être lors d'une de ses séances de psychothérapie. Mais ce qui se dit en cabinet, reste en cabinet. Alors pour parfaire le tableau, la jeune brune ne se gêna pas pour ajouter : « Tu veux savoir la vérité ?! Maintenant, tu vas la connaître ! Enfin, si tu te rappelles, j'aurai pas beaucoup de boulot en fait ! Je sais que ce que j'ai fait est horrible d'accord ! Mais c'est comme ça ! Je suis la garce du village, il en faut une et c'est tombé sur moi ! » Elle ne voulait pas tout de suite avouer la véritable raison qui l'a poussée à faire une chose aussi méchante. Mais plus malgré elle que par contrôle, elle se laissa aller à finalement tout avouer... « Tu veux vraiment connaître la raison de toute cette mise en scène ?! Très bien ouvre bien grand tes oreilles parce que je ne le répéterai pas deux fois ! » A ce moment là, la jeune femme était folle de rage. D'une rage qu'elle ne pouvait contrôler. « J'étais enceinte de toi ! Et j'ai dû prendre la plus horrible des décisions qu'une femme puisse prendre ! J'ai dû faire face à l'horreur parce que tu ne voulais que jouer ! Parce que tu ne désirais qu'une chose : t'amuser avec moi ! » Elle allait un peu loin mais plus rien ne pourrait l'arrêter. Et ce qu'elle ressentait pour le jeune homme la poussait à parler de la sorte. Elle ne s'en rendait pas encore compte, mais tout cela n'était dû qu'à une seule et unique chose : ses sentiments pour Esteban. Alors elle se tut et attendit le verdict du jeune brun. Elle avait peur de ce qu'il allait faire ou dire. Mais elle fit de son mieux pour ne pas lui montrer.

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Dim 5 Fév - 17:09



Il n'en revenait pas d'en être là, d'être si perdu. Il avait hâte d'avoir des explications, espérait de tout cœur qu'elle ait eu une bonne raison de le faire. N'importe quoi, mais une bonne raison. Que ça ait été pour le protéger, ou pour se protéger elle, ou bien parce que c'était vraiment vrai, mais que Esteban avait mal interprété un souvenir... seulement il le savait bien, il y avait peu de chances pour qu'elle lui dise quelque chose comme ça.
À ses questions, Pandora commença par répondre d'une manière elle aussi énervée. « Tu me faisais confiance ? Eh bien tu sais à quoi t'en tenir maintenant. » Le jeune homme arqua un sourcil, les bras croisés, considérant cette phrase comme une introduction, attendant la suite. Et la suite vint rapidement. La jeune brunette employa un ton qu'Esteban ne se rappelait pas avoir entendu de sa bouche auparavant. Un ton intentionnellement vexant, blessant, qui lui fit ouvrir de grands yeux ronds alors qu'il se demandait où elle voulait en venir, ce qu'elle entendait par là. « Très bien puisqu'on en est là, allons-y ! Tu veux tout savoir, très bien, c'est parti ! Tu veux savoir pourquoi j'ai fait ça ? C'est simple ! Tu m'as pris la seule chose de bien qui restait en moi ! Tu as fait de moi cette fille horrible qui t'a fait croire des choses parce qu'elle était désespérée ! » Quoi? Qu'est ce qu'il lui avait pris, au juste? À son souvenir il n'avait jamais rien fait pour la blesser, et jamais il n'avait fait d'elle cette "fille horrible", il ne comprenait pas. « Quoi? De quoi tu m'accuses là? Je t'ai pris quoi au juste, tu peux être un peu plus explicite, je vois pas où tu veux en venir?! » le ton semblait monter à chaque phrase que l'un d'eux prononçait, et ça ne plaisait pas à Teb. Pourtant il n'avait pas le choix, il ne pouvait plus se contrôler. Il était généralement calme, mais également très rancunier, et à cet instant précis où il ne comprenait pas ce qu'il se passait, il se sentait démuni au possible. Puis elle reprit, expliquant qu'il fallait bien que la garce du village soit quelqu'un, et qu'en l'occurrence c'était tombé sur elle. Dans une mine étonnée, Teb passa nerveusement ses mains dans ses cheveux en se déplaçant, lâchant un rire nerveux. C'était trop facile, elle ne pouvait pas expliquer cela simplement par le fait qu'elle avait prétendument hérité d'une sorte de gêne ou de malédiction qui la faisait mentir. Mais apparemment, elle se décida à avouer la véritable raison, expliquant que puisqu'il se rappelait ça ne serait pas très difficile. Elle ajouta qu'il valait mieux qu'il l'écoute, parce qu'elle ne le dirait pas deux fois. « Aucun problème, je t'écoute, je n'attends que ça! » Elle semblait folle de rage, autant peut-être que ce l'était Esteban, et c'est alors qu'elle se décida finalement à tout lui dire; « J'étais enceinte de toi ! Et j'ai dû prendre la plus horrible des décisions qu'une femme puisse prendre ! J'ai dû faire face à l'horreur parce que tu ne voulais que jouer ! Parce que tu ne désirais qu'une chose : t'amuser avec moi ! » Esteban eut un temps de réaction. Tant de nouvelles d'un coup... il ne comprenait toujours pas; elle ne lui en avait pas parlé? et quel rapport avec le fait qu'elle lui ait menti? Elle voulait oublier ça? Ou bien prétendre qu'ils étaient un couple? Peut-être elle aussi avait des sentiments pour lui... quoi qu'il en soit il ne supportait pas ce qu'elle lui disait. Il n'avait jamais été du genre à traiter les femmes comme des objets; il avait beau ne pas aimer l'engagement, jamais il n'avait été en sa présence juste pour "s'amuser", elle n'était en aucun cas sa poupée ou quoi que ce soit, et il ne supportait pas qu'elle le pense. « Quoi? Et... et tu m'en as pas parlé?! mais je... j'étais concerné bordel! Forcément, c'est pas une décision facile à prendre, surtout qu'en t'en parle pas au père! Et je t'interdis, tu m'entends, je t'interdis de dire que c'est de ma faute! Jamais je t'ai poussée à cacher que t'étais enceinte, jamais j'ai agi de telle sorte que tu puisses penser que je t'aurais laissée dans ta merde, seule! On était potes non?! tu me connais, non?! alors comment t'as pu croire que j'en avais rien à foutre et que...? laisse tomber... » Il réalisait qu'il s'énervait de plus en plus, ce n'était pas ce qu'il voulait, mais sachant ce qu'il savait, sachant qu'il l'aimait, il ne supportait pas qu'elle pense ça de lui. Et dire qu'il avait failli être père... et qu'il avait failli être avec elle... Il reprit alors, d'un ton beaucoup plus calme, posé, presque inaudible. « m'amuser... m'amuser. Tu t'amusais bien aussi, il me semble, je t'ai jamais forcée à quoi que ce soit... et c'est pas parce qu'on "s'amusait" que j'étais pas capable d'entendre ça, que j'aurais pas pu t'aider, être là. J't'aurais pas abandonnée parce que je cherchais qu'à "m'amuser", t'étais pas un "jeu", t'étais plus que ça, et puis... et puis c'est même pas la question, le fait est que je suis encore assez stupide pour ignorer que t'étais enceinte juste parce qu'on était pas officiellement en couple. » Si elle lui en avait parlé... et dire qu'à cette époque il commençait à réaliser qu'il l'aimait... il aurait voulu pouvoir être avec elle, vraiment. En couple. Il ne s'en sentait habituellement pas la force, mais avec elle c'était différent. Et malheureusement ils n'avaient pas pu tenter l'expérience. Il s'en voulait de ne pas avoir vu qu'elle était enceinte, de ne pas avoir su. Mais il lui en voulait de ne pas l'avoir laissé être là, ne serait-ce que pour l'aider après cette lourde décision qu'elle avait dû prendre seule. Il n'aurait pas pu faire grand chose, juste la prendre dans ses bras... mais il aurait voulu le faire.

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Dim 5 Fév - 18:01

Tout ceci n'apportait rien de bon. Pandorà commençait à s'énerver, ce que faisait également Esteban. Le jeune « couple » n'avait pas fini de se lancer des méchancetés à la figure et quoique veuille s'en persuader la jeune femme, ça lui faisait mal, même très mal. Et puis reparler de son avortement la blessait. Jamais dans toute sa vie elle ne se serait imaginée faire une chose pareille. Elle était peut-être une garce, mais elle n'en avait pas moins un cœur. Cœur qu'elle ne montrait pas à tout le monde, c'est un fait. Mais toute cette histoire l'a bien amochée et elle ne s'en était encore pas remise. Alors entendre Esteban lui crier dessus qu'il aurait été là pour elle ne l'aidait pas. Et elle n'en croyait pas un mot. Elle avait appris à ne plus faire confiance aux hommes depuis bien longtemps... A commencer par son père qui l'avait forcée à se marier alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, ou presque... Quel parent est capable d'une chose pareille ?! Eh bien le père de miss Cohen l'est. Mais passons. Toute l'histoire de Pandorà Cohen recèle de tragédies et de moments non surmontés. Et si Pandorà en est là aujourd'hui, c'est justement à cause de toutes ces choses. L'avortement l'a achevé. Et ce qu'elle éprouve pour Esteban avec. Jamais elle ne serait cru capable d'amour. Jamais elle n'aurait pensé tomber amoureuse de quelqu'un. Et surtout pas du jeune brun qui était exactement comme elle avant sa perte de mémoire. Alors lorsqu'il cria pour lui répondre qu'il aurait été là et qu'il avait son mot à dire concernant toute cette histoire de bébé, Pandorà soupira et prit sa tête entre ses mains. Tout ceci l'exaspérait au plus haut point. Et ses mots n'en furent pas moins percutants et méchants : « Tu étais concerné ?! Tu te fous de moi là ?! Dites-moi que je rêve ! Sincèrement, tu ne l'étais pas ! Et c'est bien sympa de dire que tu as retrouvé la mémoire mais c'est aussi très facile de te rappeler que de ce qui t'arrange ! » Cependant, Esteban avait raison sur un point : ce n'était pas entièrement de sa faute à lui. Et Pandorà n'avait aucun droit de dire que c'était le cas. Mais ses nerfs lâchaient, chose qui n'arrivait jamais. Alors lorsqu'il fallut répondre au jeune homme, elle se défoula carrément sur lui... « Et si c'est de ta faute ! J'suis pas tombée enceinte toute seule que j'sache ! Et je n'ai pas décidé de l'être ! Je fais toujours extrêmement attention avec ces choses là et toi, tu t'es amené comme une fleur et pouf ! Ma vie est devenue un enfer ! » Là, elle y allait un peu fort. Mais elle déversait tout ce qu'elle avait sur le cœur depuis si longtemps. Chose qui était loin d'être plaisante, aussi bien pour lui que pour elle. « Que je laisse tomber ?! C'est la meilleure ! Tu veux tout savoir et quand monsieur en a marre, il veut que je laisse tomber ! Si c'est pas se foutre du monde ça ! » Pandorà n'arrivait vraiment pas à se calmer. Et lorsque Esteban reprit d'un ton presque inaudible, il fallut que la jeune femme fasse un effort surhumain pour ne pas lui crier de parler plus fort. Et lorsqu'il lui dit qu'elle était plus qu'un jeu, miss C. crut défaillir. Il ne lui en fallut pas plus pour répliquer : « J'étais plus qu'un jeu ?! C'est ça, mon œil oui ! Et on n'a jamais été un couple, comme tu sais si bien le dire ! Et oui, je peux le crier haut et fort aujourd'hui : je n'ai jamais été ta petite amie ! Et tu peux croire que tu étais un parfait gentleman, ça ne veut pas dire que c'était le cas ! » On ne pouvait plus l'arrêter. Ses nerfs lâchaient complètement et ce n'était vraiment pas beau à voir et encore moins à entendre... « Alors dis-moi, tu aurais fait quoi si jte l'avais dit ? Dis-moi franchement ? Et puis quand bien même on aurait décidé de garder cet enfant, tu nous vois parents ? Non mais franchement c'est du délire ! Et puis pourquoi je dis ça moi... Tu sais quoi, t'as raison, laisse tomber... » Elle n'en pouvait plus. Crier de la sorte l'épuisait et surtout repenser à tout cela la minait tout en l'enfonçant un peu plus dans ce trou qu'elle s'efforçait de fuir depuis le début. Elle espérait de la part du jeune homme qu'il la comprenne, mais qui, sincèrement, pourrait comprendre un tel geste ? Même Pandorà n'en revenait d'avoir fait ça à l'homme pour qui son cœur bat. Fallait-il encore qu'elle s'en persuade. Car l'amour pour elle, n'a toujours été qu'un simple handicap que les gens se trimbalent toute leur vie pour faire semblant d'être heureux. Jamais elle n'aurait cru tomber aussi bat...

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Lun 6 Fév - 10:09

Toute cette histoire prenait une dimension complètement démesurée. Et les voisins devaient s'en rendre compte, en vue du ton qui ne cessait d'augmenter. Ils étaient tous les deux hors d'eux, totalement pris par la colère, et ne semblaient plus rien contrôler. Pourtant Esteban tentait de rester calme par tous les moyens, ce qui était tout sauf évident. Il détestait s'engueuler avec des personnes, surtout avec des personnes qu'il appréciait... et plus encore lorsqu'il savait qu'il avait raison mais que ses interlocuteurs n'écoutaient pas son infaillible démonstration *sbaf*. Lorsque Pandorà suggéra qu'il n'était pas concerné, il eut un rire, un rire nerveux et méprisant. Après tout il était le père de l'enfant, il ne comprenait pas comment elle pouvait prétendre qu'il n'était pas concerné. D'autant que selon elle, il ne se rappelait que de ce qui l'arrangeait. « Ah oui? Alors rappelle-moi ce que j'oublie, s'il te plait?! Parce qu'aux dernières nouvelles, un enfant ça se fait à deux, après je suis peut-être plus à jour, c'est vrai, j'ai dormi pendant plusieurs mois! Éclaire-moi, je t'en prie! » Pas concerné... c'était trop facile. Elle l'accusait de ne pas l'avoir aidée, et dans le même temps elle affirmait qu'il était hors de question qu'il soit au courant... il ne comprenait vraiment plus ce qu'elle disait. Et il n'avait pas du tout le souvenir de jamais l'avoir mal traitée, même -surtout- moralement. Il n'avait pas été son petit ami, certes, mais ce au même titre qu'elle n'était pas sa petite amie. Ils n'étaient pas un couple, aucun des deux n'en était content, mais aucun des deux ne s'en était plaint; alors il était injuste qu'elle affirme que tout était de sa faute. « Et si c'est de ta faute ! J'suis pas tombée enceinte toute seule que j'sache ! Et je n'ai pas décidé de l'être ! Je fais toujours extrêmement attention avec ces choses là et toi, tu t'es amené comme une fleur et pouf ! Ma vie est devenue un enfer ! » Alors là, c'en était trop. Esteban tentait de rester calme mais ses gestes devenaient nerveux, il n'en pouvait plus. « Alors ça je te le confirme, t'es pas tombée enceinte toute seule! Mais t'oublie un tout petit détail Mlle la vierge effarouchée; j'ai pas fait un gosse tout seul non plus. T'as pas le droit de dire que c'est de ma faute sous prétexte que j'ai autant de responsabilités que toi. Tu peux crier aussi fort que tu veux ça changera rien, tu peux ne pas écouter ce que je te dis, essayer de te persuader que t'as raison, mais le fait est que je ne suis pas responsable du fait que ta vie soit un "enfer", j'ai jamais rien fait pour et tu le sais, alors arrête. » Il savait qu'il allait plus l'énerver encore, surtout de par la sorte de surnom qu'il lui avait donné, seulement il avait l'impression qu'elle se positionnait en victime alors qu'il était plongé dans l'incompréhension; jamais il n'avait eu le sentiment de faire quoi que ce soit de travers, et elle lui reprochait plusieurs mois plus tard d'avoir gâché sa vie; il ne pouvait pas le tolérer. Si elle était si malheureuse par sa faute, pourquoi diable avait-elle continué de le voir? Et pourquoi avait-elle prétendu qu'ils étaient en couple? Tout ceci n'avait aucun sens aux yeux d'Esteban, plus perdu encore qu'avant... Il s'était ensuite stoppé dans son élan, lui demandant de laisser tomber sa phrase, parce qu'il partait pour lui expliquer combien il tenait à elle; ce n'était pas le moment, et il n'était plus sûr de rien, perdu comme il était. Elle suggéra par la suite qu'il avait beau croire qu'il était un parfait gentleman, ce n'était pas le cas. Esteban haussa une épaule, un demi sourire nerveux posé sur les lèvres. « Alors vas-y, je t'en prie, qu'est ce que j'ai fait de mal? Concrètement, je veux dire, je parle pas des "tu as fait de ma vie un enfer", parce qu'aux dernières nouvelles notre relation t'allait autant qu'à moi, et jamais je n'ai suggéré qu'on ne devait pas "faire attention", je veux bien admettre qu'on aurait dû être plus prudent, je conçois que ça a été plus que dur pour toi, mais ouvre les yeux: tout n'est pas de ma faute Pandorà, et tu le sais. C'est toi qui a refusé que je fasse quoi que ce soit pour toi. C'est toi qui t'es imposée de subir tout ça seule. C'est toi et moi qui étions d'accord pour ne pas être un couple, parce que l'amour nous faisait peur. Toi et moi. Pas seulement moi. » Il parlait un peu plus calmement, quoi que toujours distinctement et froidement. Il voulait qu'elle comprenne, qu'elle comprenne que quoi qu'elle puisse lui reprocher il n'avait jamais voulu la blesser. Il voulait qu'elle comprenne qu'il regrettait de l'avoir fait souffrir, mais que vu les circonstances il n'aurait pas pu faire autrement, puisqu'il n'était même pas conscient qui lui faisait du mal. Si elle savait combien elle était "plus qu'un jeu"... mais il était hors de question qu'il le lui dise, il ne pouvait pas, et surtout pas maintenant, surtout pas après tout ça. Puis vint la question fatidique. « Alors dis-moi, tu aurais fait quoi si jte l'avais dit ? Dis-moi franchement ? Et puis quand bien même on aurait décidé de garder cet enfant, tu nous vois parents ? Non mais franchement c'est du délire ! Et puis pourquoi je dis ça moi... Tu sais quoi, t'as raison, laisse tomber... » Il arqua un sourcil. Effectivement, eux deux en couple, avec un enfant, ça aurait été bizarre. Il ne prétendait pas le contraire -il ne l'avait jamais prétendu. Mais il aurait au moins pu être plus attentif à elle, à ce qu'elle voulait. Et si elle avait voulu le garder il se serait impliqué dans sa grossesse, même si elle ne voulait pas qu'ils soient en couple. « J'ai jamais dit qu'on aurait été le petit couple parfait des séries télé... c'est pas du tout ce que je prétends. Ce que je dis c'est que là tu m'accuses de t'avoir détruite alors que j'étais même pas au courant de ta grossesse. Alors non j'aurais pas pu faire grand chose. J'aurais juste pu être là, tu vois. Je sais pas, comprendre, te soutenir. Ou te laisser tranquille si c'était vraiment ce que tu voulais. Et si t'avais eu envie de cet enfant jamais je t'aurais poussée à avorter. Et j'aurais été là, et tu le sais. Alors non, on n'aurait peut-être pas été le petit couple parfait des séries télé si t'en avais pas envie. Mais ça veut pas dire que je me serais cassé à l'autre bout du pays pour ne plus entendre parler de toi. La seule différence, c'est que t'aurais pas été seule. » Il la regardait dans les yeux, d'un ton plus calme et plus posé, parlant toujours distinctement, espérant faire baisser le ton; ses tympans étaient au bord de l'implosion. Il voulait juste qu'elle se calme, qu'il se calme, lui aussi, parce que sur les nerfs, ils n'avanceraient en rien cette conversation, et crier ne leur donnait pas plus raison.


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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Ven 10 Fév - 14:37

Pandorà en était à un stade qu’elle aurait pu tout donner pour que cette dispute cesse une bonne fois pour toute. Ne croyez pas qu’elle aimait batailler avec Esteban car c’était bien loin d’être le cas. Mais les dommages causés par sa trahison allaient lui coûter cher, très cher même. Et contrairement à ce qu’aurait fait la plupart des gens, miss Cohen n’a pas lâché l’affaire et elle a continué à crier. Elle voulait que ça cesse mais pas en se laissant faire et en rendant les armes. Hors de question de faiblir ! Ce n’était pas dans sa nature et elle s’en voudrait plus tard de l’avoir fait. Alors lorsqu’Esteban lui cria de l’éclairer au sujet de sa perte de mémoire, Pandorà soupira, exaspérée. Elle ne prit même pas la peine de lui répondre quoi ce soit. Elle enchaîna directement en hurlant que c’était de sa faute à lui si elle était tombée enceinte. D’ailleurs elle n’aimait pas cette expression. Mais passons. Le surnom dont l’affubla mister C. pour lui répondre, eut pour effet d’énerver un peu plus la jeune femme ; et oui c’était possible ! Et pour répondre à son tour, le ton monta d’un cran, à ce moment là, Pandorà ne contrôlait plus rien du tout… « Et « monsieur je sais tout » croit tout savoir ! Je ne suis pas une « vierge effarouchée ! » Et je crie si je veux ! Je suis chez moi ici ! Et si ça te dérange tu n’as qu’à… Tu n’as qu’à partir, je ne t’ai rien demandé après tout ! Et je ne cherche pas à me persuader de quoi que ce soit ! J’ai raison c’est tout ! Accepte-le qu’on en finisse ! » Pandorà savait qu’elle n’avait pas plus raison que le jeune brun. Mais elle ne l’aurait jamais avoué et surtout pas à Esteban. Alors elle continua de crier comme si c’était la seule manière de s’exprimer. Tout ceci l’exaspérait au plus haut point mais elle ne se donna même pas la peine de stopper la dispute tant qu’il en était encore temps. Mais finalement, pouvait-elle tout arranger en arrêtant de crier ? Elle n’en était pas certaine et même si ce fut le cas, jamais elle en l’aurait fait. Et plus elle sentait que le jeune homme atteignait le même degré d’énervement qu’elle, plus elle s’appliquait à envenimer les choses. Pandorà n’a jamais su faire en sorte que tout aille bien. Elle a toujours été celle qui cherchait les histoires. Enfin, elle a changé du moment que son père eut décidé de prendre la vie de sa fille en main. Et ce changement se répercutait sur toute la vie de la jeune femme. Jamais elle ne lâcherait prise et ça lui porterait toujours préjudice. Et même si les propos d’Esteban la blessaient, Pandorà fit de son mieux pour ne pas lui montrer. A part son obstination à vouloir crier, rien d’autre ne pouvait prouver qu’elle tenait plus au jeune homme que de raison. Rien d’autre, d’après elle… « Je sais que tu es celui qui a foutu la merde. Je sais que j’ai raison quand je dis que tout est de ta faute et je sais que tout cela ne nous mènera à rien tant que tu n’accepteras pas d’être le fautif ! » Elle tournait en rond en ne voulant rien entendre… « On était d’accord, peut-être! Mais jamais dans le contrat il n’était mentionné qu’un bébé arriverait ! On aurait dû être plus prudents d’accord. Mais je n’ai jamais refusé que tu fasses quoi que ce soit pour moi ! Tu en as d’ailleurs fait bien assez ! » Contrairement à Pandorà, Esteban arrivait à rester calme. Ses propos restaient blessants mais son humeur ne dépassait pas les octaves nécessaires. Ce qui exaspérait d’autant plus la jeune brune. Alors lorsque les séries télé furent citées, Pandorà leva les bras en l’air comme pour manifester son mécontentement. Et sa réponse n’en fut pas plus posée : « C’est ça oui, je vais te croire. Tu me fais passer pour le coupable avec tes belles idées à la con ! Mais tu n’aurais pas réagi comme ça ! Ta perte de mémoire t’a fait perdre la raison mon vieux ! Et tu sais quoi, t’as raison, je veux que tu t’en ailles. » Elle ne mesurait pas l’ampleur qu’allaient avoir ses mots. Elle ne voyait que le présent : elle voulait que le jeune homme s’en aille pour qu’elle puisse de nouveau respirer. Et lorsqu’elle se retrouverait seule, elle se mettrait à pleurer. Mais ça, elle ne le visualisait pas non plus. Et finalement, au plus profond d’elle-même, elle ne souhaitait qu’une chose : que les choses s’arrangent malgré tout.



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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Dim 4 Mar - 18:32

« Et « monsieur je sais tout » croit tout savoir ! Je ne suis pas une « vierge effarouchée ! » Et je crie si je veux ! Je suis chez moi ici ! Et si ça te dérange tu n’as qu’à… Tu n’as qu’à partir, je ne t’ai rien demandé après tout ! Et je ne cherche pas à me persuader de quoi que ce soit ! J’ai raison c’est tout ! Accepte-le qu’on en finisse ! » Le ton ne désenflait pas, aucun des deux ne voulait se calmer. Et plus elle parlait, plus Esteban était exaspéré; il s'énervait tout seul en se demandant comment il pourrait lui faire comprendre son point de vue. Il se demandait parfois si elle était sérieuse. Leur conversation était totalement irréaliste, comme si ni l'un ni l'autre ne savait ce qu'il voulait démontrer à l'autre. D'ailleurs Esteban avait cette impression: il était venu pour des explications, et finalement elle ne lui répondait pas, ils partaient sur d'autres sujets, il faisait des découvertes en pagaille, et pas des moindres, se voir adresser des reproches dont il n'avait seulement pas soupçonné l'existence jusqu'à lors. « T'as raison? Pardon? Raison en disant que c'est de ma faute si tu as dû traverser cette épreuve seule? Arrête, c'est toi qui l'a choisi, c'est toi qui ne m'en as pas parlé, qui as menti. Apparemment tu mens souvent... » Il n'en revenait pas de ce dont elle l'accusait. Surtout lui, qui, se connaissant, aurait certainement été au petit soin. Il ne s'était jamais vu père, mais parfois il s'était impressionné à penser à cette situation, à se voir avec un enfant, et à vrai dire il arrivait que cette vision lui plaise. Enfin quoi qu'il en soit, même sans envisager d'être père, il ne pouvait seulement pas supporter qu'elle lui reproche de ne pas avoir été là, alors que c'était elle qui avait tout fait pour le lui cacher. Il se demandait pourquoi elle était si froide, si distante, si énervée. Il l'avait connue douce. C'était de cette Pandora là qu'il était tombé amoureux; celle qu'il adorait regarder dormir, celle dont le sourire faisait chavirer son cœur. Et là il ne la reconnaissait plus. Il la voyait menteuse, manipulatrice. Il lui en voulait, il se demandait si elle savait seulement ce que ça lui faisait, combien ça lui faisait mal qu'elle le traite de la sorte. Et dire qu'elle pensait qu'il se fichait d'elle et de ce qu'elle pouvait ressentir... « Je sais que tu es celui qui a foutu la merde. Je sais que j’ai raison quand je dis que tout est de ta faute et je sais que tout cela ne nous mènera à rien tant que tu n’accepteras pas d’être le fautif ! » Esteban lâcha un rire sarcastique, décidant de baisser le son. Elle ne le ferait peut-être pas en retour, mais après tout cette discussion ne méritait pas qu'il s'égosille. Il opta donc pour un ton plus ironique, perçant, certes, mais à volume convenable. Un adage disait quelque chose comme "pour élever la parole nul besoin de hausser le ton". « Allons bon, j'ai foutu la merde. Tu sais quoi, tu as raison: ça ne nous mènera à rien, parce que justement je ne suis pas fautif. Oh mais c'est pas grave, répond pas, crois-le si tu veux, je m'en fous. Honnêtement, je m'en fous. Traite-moi de connard si ça peut te soulager, j'ai pas besoin de savoir que tu me considères pour m'endormir. » pourtant, si. ça l'embêtait qu'elle pense qu'il ne valait rien, d'autant qu'il ne voyait vraiment pas ce qu'il aurait pu faire, d'autant que jusqu’à lors il avait surtout l'impression que c'était elle qui avait choisi d'agir de la sorte, il ne voulait pas qu'elle le lui reproche. « On était d’accord, peut-être! Mais jamais dans le contrat il n’était mentionné qu’un bébé arriverait ! On aurait dû être plus prudents d’accord. Mais je n’ai jamais refusé que tu fasses quoi que ce soit pour moi ! Tu en as d’ailleurs fait bien assez ! » Esteban soupira, et malgré le fait qu'elle continuait à parler fort, il resta calme. « Contrat... c'était ça, hein, un contrat, notre relation. Enfin bref, effectivement le bébé n'était pas mentionné mais rien ne t'empêchait de m'en parler. Et si tu trouves que j'en ai trop fait, me reproche pas le contraire. Tu te contredis Pandora, je comprends rien à ce que tu veux, à ce que tu voulais. Alors cries-moi que c'est parce que j'ai pas su le comprendre que tu es malheureuse, j'ai pas envie d'endosser cette charge: le jour où tu te sentiras prête à m'expliquer calmement ce que tu veux, alors peut-être que j'pourrai envisager de faire ce que tu veux que je fasse. Jusque là, je peux rien faire pour toi. » Lorsqu'il continua, la brunette leva les bras au ciel, exaspérée, alors que Esty ne bougeait pas, les bras croisés sur son torse. « C’est ça oui, je vais te croire. Tu me fais passer pour le coupable avec tes belles idées à la con ! Mais tu n’aurais pas réagi comme ça ! Ta perte de mémoire t’a fait perdre la raison mon vieux ! Et tu sais quoi, t’as raison, je veux que tu t’en ailles. » Il se mordilla la lèvre inférieure, se dirigeant vers la porte dans un sourire arrogant. Posant sa main sur la poignée, il se retourna une dernière fois vers elle. « C'est peut-être ça le problème, tu cherches un coupable. Enfin en tout cas on peut pas savoir comment j'aurais réagi si tu m'en as pas parlé. Et dans le pire des cas j'aurais refusé cet enfant. Dans le pire des cas après ça, t'aurais avorté. C'est ce qui c'est passé, en fait. La seule différence c'est que tu nous as pas permis le doute. J'étais juste venu chercher des explications. "Ma perte de mémoire"... t'en as bien profité, hein. Et j'aimerais juste que tu te rendes compte de la situation, là. Si tu me hais à ce point, si tu m'en veux tellement, si je suis "coupable", de je ne sais plus trop quoi d'ailleurs, si je t'horripile autant, si je suis un gros connard et un "monsieur je sais tout", pourquoi diable m'as-tu fait croire qu'on était en couple? » Il la regarda quelques temps; il aurait aimé lui dire tellement de choses. Et il n'avait pas le temps, pas la force. Il restait calme parce qu'il en avait marre, qu'il voulait se détacher de cette conversation, et il n'avait qu'une envie: partir de l'appartement. Il aurait simplement aimé qu'elle réfléchisse à tout ça, parce qu'elle l'avait totalement perdu, qu'il ne savait plus quoi faire, ce qu'elle lui reprochait. Alors il ne voulait plus rien faire. C'était tout ce qu'il restait à faire. La laisser seule, puisque d'après ses dires, elle se débrouillait mieux sans lui. « J'attends pas -enfin plus- de réponse. Je veux juste que tu essaies de comprendre que tout est si contradictoire que là, tout ce que je peux faire pour nous, pour toi, c'est te dire adieu. Parce que j'ai pas l'intention de revenir -t'as le droit de sauter de joie. Mais tu vois... on a quand même vécu des trucs que... enfin j'ai été content de te connaître. Et c'est pas pour "te faire passer pour la méchante" ou je ne sais quoi, ok, c'est sans prise de tête, j'te dis juste ça comme ça, parce que j'arrive pas à te dire quoi que ce soit d'autre, et parce que ça fait trop longtemps que j'arrive pas à te le dire. Et parce que j'ai pas été foutu de te le dire autrement qu'au travers d'adieux. Tu comptais vraiment pour moi Pandy. Et arrête de crier, t'es adorable quand tu souris. » Il eut un rire très léger, tendre, comme si en sortant il enterrait la hache de guerre, comme s'il mettait sa fierté de côté. Elle pouvait le poignarder dans le dos, il venait de lui remettre toute arme nécessaire à sa destruction. Mais il s'en foutait pas mal, il était déjà détruit. Détruit parce qu'il ne la reverrait plus jamais, une fois passé cette porte qu'il venait d'entrouvrir, entamant d'un pas assuré sa marche vers la sortie. Il sortait de son appartement, et dans le même temps, il sortait de sa vie.

[Désolé du retard mon panda Embarassed]

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Ven 30 Mar - 13:34

Pandorà n’en démordrait pas, elle avait raison et rien ne pourrait changer son point de vue. Lorsque les choses se seraient calmées, elle pourrait peut-être relativiser en avouant finalement qu’elle n’avait pas entièrement raison et que tout n’était pas la faute d’Esteban. Mais pour le moment, elle ne voyait qu’une chose : le jeune homme en face d’elle la faisait souffrir comme jamais elle n’avait souffert encore. Quoiqu’en y réfléchissant bien, son père lui avait déjà fait bien plus mal que cela. Mais Pandorà ne voulait pas y penser. Elle ne voulait qu’une chose : crier et se défouler sur mister Campbell. Et lorsque ce dernier haussa le ton pour à son tour la blâmer, Pandorà ne put se retenir de crier de plus belle. Et les mots qui sortirent de sa bouche ne furent pas beaux à entendre, et encore moins à prononcer… « Wow, wow, wow! On se calme là ! Maintenant c’est moi qui mens ? Tu as la mémoire courte monsieur je saute sur tout ce qui bouge ! Il fut un temps où toi non plus tu ne voulais pas entendre parler d’une fille autrement que pour la sauter ! Alors oui, j’ai menti mais j’aurais probablement dû te sauter dans les bras pour t’avouer la vérité ?! C’est la quatrième dimension là ! Tu n’aurais pas voulu entendre parler de cet enfant ! Ne me dis pas le contraire. Tes faux discours, sur le « j’aurais été là », « je t’aurais aidée » sont tous truffés de merveilleux mensonges ! » Un mensonge n’avait rien de merveilleux, surtout dans le cas de Esteban et Pandorà. Mais la jeune brune n’allait pas s’arrêter là. Lorsqu’Esteban ajouta qu’il se foutait de tout cela. Bien sur, ce n’était pas dit dans l’optique d’envenimer plus les choses, mais Pandorà le prit extrêmement mal. Alors comme ça il se fichait d’elle. Après tout, c’était un juste retour des choses. Elle s’était jouée de lui, il la manipulait à son tour. Comme il put s’en douter, les paroles d4esteban eurent pour effet d’énerver un peu plus son interlocutrice. Et oui, c’était possible. Pandorà venait d’atteindre le pas de non retour. Plus elle riait, plus elle s’épuisait inutilement. Car ça ne servait à rien de tout mettre sur le dos du jeune homme alors que la plus fautive dans l’histoire, c’était bien elle. Mais jamais elle ne l’aurait accepté. Et l’idée même d’y penser ne lui frôla pas même l’esprit. Elle était enragée, oui c’était le mot « enragée ». Plus rien ne pourrait l’arrêter. Plus rien sauf peut-être qu’Esteban s’en aille, parte à tout jamais de chez elle. Mais même cela, elle ne le voulait pas. Quel esprit tortueux que celui de miss Cohen. « Nous y voilà ! Tu te fous de moi, eh ben pourquoi avoir attendu tout ce temps pour le dire ?! Et maintenant tu voudrais que je croie à tes histoires désuètes de joli petit couple amoureux qui devient parent ! C’est complètement délirant ! » Elle déraillait. Elle mélangeait tout. Mais ses nerfs ne l’aidaient pas. Elle s’enfonçait dans quelque chose d’indéfaisable. [youhou un nouveau mot pour notre dico Razz ] La force et le calme qu’employait le jeune homme énervaient d’autant plus Pandorà. Le voir si stoïque face à la situation la rendait folle de rage. Elle-même, maître de la manipulation et des humeurs, n’arrivait plus à se contrôler. Et jamais elle n’aurait avoué, surtout pas à ce stade d’une telle dispute, que le pourquoi de la chose avait un lien très étroit avec ce qu’elle ressentait pour Esteban. D’ailleurs, il avait raison sur un point : Pandorà ne cessait de se contredire. Malgré tout, elle ne répliqua rien à cela. Elle se contenta de lever les bras en l’air pour manifester son mécontentement. Puis elle prononça les mots fatidiques. Elle n’aurait peut-être plus jamais l’occasion de parler avec Esteban, mais elle ne se projetait pas assez loin pour pouvoir s’en rendre compte tout de suite. A ce moment précis, elle souhaitait qu’il s’en aille, qu’il l’oublie, qu’il la laisse tranquille une bonne fois pour toute. Elle ne mesurait pas les conséquences que pouvaient avoir ses mots. Et lorsqu’il lui demanda pourquoi elle lui avait menti au sujet de leur « couple », elle-même ne sut pas quoi répondre. La vérité était qu’à ce moment là, plus rien de bon ne sortirait de sa bouche. Car la vérité était simple tout en étant compliquée, tout comme l’était Pandorà. La vérité : lorsqu’elle a appris qu’elle était enceinte, Pandorà a haï Esteban d’une force dont elle ne se croyait pas même capable d’éprouver. Il lui a fait mal, elle souffrait par sa faute. Elle a donc voulu se venger en lui faisant comprendre et même ressentir ce qu’elle-même avait ressenti à ce moment là. Mais sa haine s’est vite transformée en autre chose. En une chose que toute personne normalement constituée rêve de connaître et de ressentir. Mais non, encore une fois, Pandorà n’a pas agi comme le commun des mortels l’aurait fait. Elle a laissé de côté tous ses sentiments de bonheur –qu’elle se refusait de vivre- pour laisser place à la fureur, à la rage qui la consumait depuis des années. Car oui, Pandorà a toujours été –ou tout du moins à partir du moment où son père a décidé de la mariée contre son gré- cette fille méchante et manipulatrice, et surtout en colère. Et aujourd’hui, tout cela se retournait contre elle. Tout cela ne pouvait plus rien lui apporter de bon. Mais elle se complaisait à ce mode de vie, qui n’était pas réellement sain. Alors lorsque les derniers mots d’Esteban furent prononcés, Pandorà ne sut pas quoi dire. Jamais personne ne l’avait aimée, ou en tout cas pas de la façon dont Esteban le faisait. Et ça n’avait jamais été réciproque. Mais encore là, Pandorà ne voulant pas s’avouer ses sentiments envers le jeune homme, elle se contenta de lui tenir la porte pendant quelques secondes. Quelques secondes qui lui parurent une éternité. Car elle se repassait tout ce qu’il venait de lui dire et elle avait mal d’entendre tout cela. Mais elle ne sourit pas pour autant. Ca lui faisait trop mal d’entendre de telles choses. Toute fille « normale » aurait sauté au coup du garçon concerné, mais pas Pandorà. Elle se contenta de tenir la porte, s’y accrochant comme si la terre allait se dérober sous ses pieds. Il lui fallut une éternité pour répliquer : « Alors c’est comme ça ? Tu… Tu pars et tu me dis adieux ? Bravo ! Vraiment bravo ! » Fidèle à elle-même, elle ne s’arrêta pas là. Elle préféra cependant fermer la porte pour ne pas crier davantage. Elle se retrouva donc seule chez elle, elle se laissa tomber par terre, des larmes coulant rapidement le long de ses joues… Elle se sentait perdue et complètement anéantie. Mais elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle. Tout ceci était de sa faute. Si elle n’avait pas menti au jeune brun, elle n’en serait pas là aujourd’hui. Mais il n’existait pas d’épreuve que la jeune femme ne puisse affronter. Bien que celle-ci soit d’une dureté inouïe.

[à mon tour de m'excuser :s et désolée du pâté aussi Razz Poum ]

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Sam 31 Mar - 19:49

Cette conversation devenait totalement insensée, et Esteban commençait à le comprendre. Il avait beaucoup de mal à le faire, néanmoins il s'efforçait de rester calme. Il estimait qu'il n'avait rien à se reprocher, et apparemment Pandora pensait la même chose. Plus il se justifiait, plus elle répliquait avec des arguments abracadabrants qui le mettaient hors de lui. Conclusion, il ne restait qu'une chose à faire: rester plus calme qu'elle. Puisqu'elle ne semblait pas prendre en compte ce qu'il disait, tout ce qu'il pouvait faire, c'était changer de ton. Honnêtement, il avait pensé un instant à lui aussi se lancer dans des explications foireuses, attaquer Pandora sans raison -la meilleure défense, c'est l'attaque. Il avait pensé à être de mauvaise foi. C'est vrai, depuis le début il s'efforçait de rester vrai, comme pour ne rien avoir à se reprocher, comme pour savoir qu'il avait fait tout son possible, comme pour la raisonner. Mais ce n'était plus possible, alors autant arrêter de s'employer à lui démontrer sa bonne foi, justement. Finalement c'était ça qui l'énervait, savoir qu'il avait raison et ne pas obtenir d'elle qu'elle l'avoue. C'est pourquoi il pensait qu'en prenant un air détaché et en sachant pertinemment qu'il avait tort, il lui serait moins difficile de supporter les cris de la jeune femme. Finalement, il décida de ne répondre que calmement, plutôt que d'envenimer les choses -quoi que ça lui aurait fait plaisir de la voir plus s'énerver alors que lui ne l'était plus, vu comme c'était énervant d'être énervé [merci Esteban Arrow]. Mais il se retint. Quand elle affirma qu'il sautait sur tout ce qui bougeait, il ne répondit pas. Il était blessé, en fait. Il avait conscience qu'il n'était pas du genre avoir une relation durable -avant de n'avoir le sentiment que c'était possible avec Pandora-, néanmoins il n'avait jamais eu le sentiment de "sauter sur tout ce qui bougeait". Il tenta de mettre le tout sur le dos de l'impulsivité de la jeune femme, leva les yeux au ciel d'un air excédé, ennuyé, comme s'il attendait patiemment qu'elle ait fini, comme s'il se fichait de ce qu'elle disait. Il soupira même légèrement. Il n'entendait pas lui faire croire qu'ils auraient été une famille, il ne comprenait juste pas qu'elle l'accuse de la sorte alors qu'il n'avait pas l'intention de faire quoi que ce soit, alors qu'il n'avait pas conscience d'avoir fait quoi que ce soit. Il en avait fini de se défendre. La conversation touchait à sa fin, il le savait, et elle n'avait pas voulu admettre ses torts, il n'admettrait en aucun cas les prétendus siens. Il ne répondit donc rien, à nouveau. Elle avait le droit de lui reprocher ce qu'elle voulait, de ne pas répondre si elle le souhaitait, de toute façon elle répondait à tout ce qu'il disait, et il était fatigué de l'entendre crier. Il était fatigué qu'elle lui reproche tout ça, alors il s'était décidé à partir, comme elle le lui avait demandé. Elle lui tenait la porte, et il sortit donc. Néanmoins, alors qu'il passait devant elle, d'un pas qui lui semblait rapide, pendant un temps qui lui sembla une éternité, il l'entendit lui dire une dernière chose. « Alors c’est comme ça ? Tu… Tu pars et tu me dis adieux ? Bravo ! Vraiment bravo ! » C'était un comble, c'est ce qu'elle venait de lui demander. Il eut un rire nerveux, qui se voulait presque méprisant, peut-être amusé tant la situation lui semblait ridicule. Il n'y comprenait rien. Il ne comprenait rien. Finalement, il doutait qu'elle même ne sache ce qu'elle voulait. Il haussa juste une épaule, un sourire narquois aux lèvres. « Je croyais que c'était ce que tu voulais, chérie. » Puisqu'elle lui avait fait croire qu'ils étaient ensemble, il avait pris l'habitude de lui donner des surnoms de ce genre. C'était d'habitude tout à fait naturel, et il le prononçait ici d'un ton ironique et dédaigneux, continuant sa route en dehors de l'appartement. Il s'empressa de commencer à descendre les escaliers, ne se retournant pas, n'attendant même pas qu'elle ferme la porte. Il l'entendit alors claquer et s'arrêta dans les escaliers. Il s'adossa contre le mur, levant les yeux au plafond, complètement perdu. Une fois au rez-de-chaussée, il donna un violent coup de pied dans une sorte de poubelle, jurant contre le monde entier -contre la poubelle même-, pensant qu'il aurait tout donné pour un punshing ball. Il sortit alors de l'appartement, cherchant comment se calmer. Il ne reverrait plus jamais la seule fille pour qui il avait peut-être jamais ressenti quoi que ce soit. Elle avait peut-être raison, il était peut-être incapable d'aimer, il était peut-être fait pour "sauter tout ce qui bouge". Il se serait bien dit qu'il était peut être la raison pour laquelle tout avait foiré, mais il n'y croyait pas. Il lui en voulait comme il n'en avait peut-être jamais voulu à qui que ce soit. Et pourtant il savait qu'il ne pourrait pas l'oublier. Il fouilla alors au fin fond de sa poche, cherchant à attraper son portable pour appeler un de ses amis. Mais le portable en question se faisait désirer. Il fouilla dans sa poche droite, sa poche gauche, celles de son pantalon... rien. Eh merde... Il eut alors une vision. Vous savez, cette affreuse vision du dernier moment où vous aviez vu l'objet convoité. Généralement dans un endroit gênant, un bus, ou bien le dernier hotel au bout du monde où vous aviez été... sur une piste de ski, pour les plus étourdit. Pour Esteban, c'était pire que ça. C'était pire que tout ça mélangé, additionné, multiplié et ensuite élevé au carré; il l'avait oublié chez Pandora. Il l'avait dans ses mains en arrivant, souhaitant vérifier l'heure, puis en s'emportant il avait fini par le poser sur la table, ou le canapé, il n'était plus très sûr. Il ne manquait plus que ça... Il remonta alors les escaliers rapidement, jurant contre lui-même, n'ayant aucune envie d'y retourner. Une fois devant sa porte, il s'apprêta à toquer... mais l'entendit pleurer. Intrigué, il arqua un sourcil, puis colla son oreille à la porte, comme pour en être certain. Lorsqu'il l'entendit vraiment, il s'adossa contre le mur en soupirant. Il se gratta le front en baissant la tête, puis se décida finalement à toquer. Il fallait bien qu'il récupère son téléphone -du moins il s'en persuada. « Je t'aimais Pandorà. » il avait prononcé cette phrase doucement, le front contre la porte, ignorant si elle l'avait entendu ou pas. Il s'en moquait pas mal. De toute façon il récupérerait son portable et s'en irait, comme elle le voulait... Alors peu importe si elle le savait. Tant mieux peut-être, au moins elle saurait qu'il n'était resté avec elle parce qu'il voulait la "sauter". Au moins, elle saurait qu'il ne prenait pas simplement du bon temps sous la couette, mais aussi du bon temps humainement parlant, avec elle. Tant pis si elle savait. Tant pis si elle l'ignorait jusqu'à la fin de ses jours. De toute façon ça ne changeait rien au fait qu'elle avait dû avorter et qu'elle le considérait comme coupable. Tant pis si elle avait entendu. Tant pis s'il avait parlé trop doucement pour qu'elle entende... il fallait juste qu'il récupère son fichu téléphone.

[T'inquiète pas, en plus je crois que je t'en ai fait un aussi finalement Embarassed tant que t'es inspirée c'est l'essentiel Han]

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Dim 1 Avr - 18:26

Avant que Pandorà ne ferme la porte de son loft, Esteban eut le temps de lui lancer « Je croyais que c'était ce que tu voulais, chérie. », chose que la jeune femme prit très mal. Le « chérie » en fin de phrase ne lui plaisait pas du tout, mais elle en avait le souffle coupé, chose qui était rare chez elle. Et ce fut juste après cela qu'elle claque la porte. Elle avait mal, tellement mal qu'elle se laissa glisser le long de la dite porte. Laissant couler ses larmes, larmes qu'elle ne pouvait retenir. Jamais elle n'aurait cru qu'un jour elle puisse se sentir aussi mal. Elle pensait qu'après ce que lui avait fait son père, elle était immunisée contre ce genre de choses, mais comme ça faisait mal de se rendre compte du contraire. Ne pas être invincible détruisait miss Cohen. Mais le pire dans tout cela, c'était qu'elle ne se sentait pas capable de pouvoir vivre sans Esteban. Lui qui lui avait fait si mal, lui qui lui faisait si mal, lui qui venait de lui briser le cœur... Elle qui croyait en être dénuée, elle se retrouvait dépossédée de tout ce qu'elle croyait acquis : l'indifférence, la force de ne plus pleurer... Mais elle se rendait compte que son comportement était bien puéril face à la situation. Ne pas pleurer ne lui avait rien apporté de bon jusque là et après tout, ça ne la soulageait pas de le faire maintenant, mais au moins, elle extériorisait son mal-être. Alors qu'elle se trouvait être au plus bas, là affalée contre sa porte d'entrée, elle entendit un bruit derrière elle ou plutôt derrière la porte. Quelque part au fond d'elle, elle priait pour que ce soit Esteban. Mais après tout que pouvait-il dire ou faire de plus à présent ? Pandorà n'en avait aucune idée mais le fait qu'il revienne en dirait long pour elle. Elle tenta d'arrêter de pleurer, sans y arriver. Malgré tout, elle entendit quelqu'un dire quelque chose à travers la porte. Elle n'a pas tout saisi mais les mots qu'elle entendit furent comme si elle recevait la foudre en pleine tête [ah moche cette formulation Poum ]. Le temps de conjugaison qu'avait employé Esteban ne lui avait pas non plus échappé, même si le plus important était le mot « aimer ». Et ce fut aussi tout ce que Pandorà saisit de ce que venait de dire Esteban. Elle ne savait pas si elle devait oui ou non lui ouvrir. Après ce qu'ils venaient de s'envoyer en pleine figure, il lui était difficile de rester de marbre. Elle était bien trop abattue pour rester indifférente. Puis elle ne voulait surtout pas qu'il voit qu'elle avait pleuré et qu'elle pleurait encore... Il allait bien falloir qu'elle lui ouvre pourtant. Quoiqu'elle avait deux options : faire la morte, ou lui ouvrir. Elle était bien tentée d'opter pour le premier choix, mais si Esteban revenait vers elle, elle ne devait pas le négliger. Après tout ce qu'elle venait de lui dire, ou plutôt de lui crier, elle s'étonnait même qu'il revienne à elle. Contre toute attente, elle se releva et s'essuya les yeux. Elle alla chercher un mouchoir et une fois à peu près présentable, elle finit par ouvrir au jeune homme. Elle avait peur de ce qui allait se passer. Elle qui cachait toujours tout ce qu'elle pouvait ressentir, elle se retrouvait dénuée de cette force qui la caractérisait. Elle n'avait jamais été si vulnérable. Dans un élan de folie, car dans son état il fallait inévitablement être fou, elle ouvrit la porte et fit face à celui qu'elle venait de mettre dehors. Il ne semblait pas aussi dévastée qu'elle mais malgré tout, elle fit de son mieux pour ne pas lui montrer qu'elle était au plus bas. D'une voix qu'elle voulait froide mais qui se fit sentir plutôt comme étant fatiguée, elle lança : « Qu'est-ce que tu veux encore ? » Elle se voulait méchante, mais elle n'y arrivait plus. Malgré tout, elle se redressa pour reprendre prestance, même si au final, sa position n'avait rien à voir avec les autres jours. Elle attendit qu'Esteban lui réponde, en espérant que la guerre était finie. Elle ne pouvait pas s'empêcher de penser au mot qu'elle venait d'entendre. « Aimais... » Ce mot résonnait dans son esprit comme le gong d'une cloche qui sonnait midi. Sauf que même après les douze coups [de midi ahaha Poum ], contrairement au gong, le mot continuait de cogner, indéfiniment...


[yep je suis trop inspirée pour eux deux Han et j'aime tes pavés, t'inquiète Wink Awn ]

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Jeu 3 Mai - 17:12

En arrivant chez son amie, Esteban n'aurait jamais pensé que la discussion s'orienterait de la sorte; finalement, quand il sortit de son appartement sur sa demande, il s'était dit qu'il n'y remettrait jamais les pieds, trop énervé pour envisager pouvoir entretenir une conversation calme avec elle, lui qui pourtant habituellement essayait de garder le contrôle. Mais voilà qu'il remarqua, une fois en bas de l'immeuble, qu'il avait eu la merveilleuse idée d'oublier son téléphone chez elle. Il avait toujours été tête en l'air, étourdi, maladroit, tout ce que vous voulez, mais alors là, c'était le pompon. Il y avait un endroit sur cette terre où il ne fallait pas qu'il oublie son portable, et il l'y avait précisément laissé. C'était à croire qu'il s'appliquait à mal faire les choses. Il avait donc remonté les escaliers en jurant contre lui même, et se trouvait maintenant devant la porte de l'appartement qu'il venait de quitter en furie, marmonnant quelques mots qu'il n'avait jamais osé dire à la belle au préalable. Après avoir toqué, il attendit quelques secondes, qui lui parurent une éternité. Il ne voulait pas recommencer cette interminable conversation qui ne menait à rien, qui le faisait souffrir et l'énervait au plus haut point. Pourtant il n'avait pas le choix, il devait la revoir. En attendant qu'elle ouvre, il se demanda si elle n'avait pas décidé de faire la morte. La connaissant, il lui aurait certainement été difficile d'ouvrir en pleurs; admettre qu'elle pleurait lui aurait été difficile, alors admettre qu'elle pleurait pour lui, à cause de lui... ça semblait totalement impossible, après ce qu'ils venaient de se dire. Ou plutôt de se hurler. Finalement après quelques temps, le jeune homme vit la porte s'ouvrir, laissant apparaître les yeux rouges de la jeune femme. Il déglutit difficilement, baissant les yeux, se demandant pourquoi ils se faisaient ce mal. S'ils souffraient tous les deux de ne pas être ensemble, s'ils souffraient tous les deux de se faire du mal, pourquoi diable s'appliquaient-ils à le cacher? Pourquoi essayaient-ils sans cesse de conserver une espèce de pouvoir mal sain, celui-la même qui résidait dans le fait de cacher à l'autre ses véritables sentiments? Pourquoi pensaient-ils seulement qu'il fallait absolument ne pas se montrer "faible"? Les humains étaient trop compliqués pour Esteban. Ou plus exactement, Esteban et Pandora étaient trop compliqués l'un pour l'autre. En pensant qu'ils n'étaient pas faits pour être ensemble, Teb eut un pincement au cœur qui le fit frémir. Pourquoi cette idée le chagrinait tant, alors même que l'idée d'être avec elle le répugnait? Il n'en savait strictement rien. Il fallait qu'il arrête de réfléchir... juste un instant... « Qu'est-ce que tu veux encore ? » La voix froide ou fatiguée de la jeune femme fit revenir Campbell sur terre. Il releva les yeux, comme étonné qu'elle soit là, comme s'il avait oublié pourquoi il était venu. Il s'était convaincu de ne pas hausser le son, de simplement prendre son téléphone et de repartir comme si de rien était. « J'ai juste oublié mon portable. » Il le désigna du doigt depuis l’entrebâillement de la porte, attendant qu'elle le laisse entrer. Ce qu'elle fit bientôt. Il acquiesça en guise de remerciement puis alla prendre le petit objet, avant de ne retourner près de la porte, où elle se tenait encore. Alors c'était tout? Il allait partir, lui dire adieu? Il ne pouvait s'y résoudre. Quelque part, il se doutait qu'elle aussi ressentait plus qu'elle ne voulait bien l'admettre... sinon, elle n'aurait pas inventé toute cette histoire. Il s'approcha alors d'elle, voulant quelque part lui donner une ultime occasion de le dire, de le retenir; il ne voulait pas tenter quoi que ce soit si elle ne le voulait pas, néanmoins il refusait qu'ils se quittent définitivement simplement parce qu'ils étaient trop têtus pour s'avouer ce qu'ils ressentaient. Il était dangereusement proche d'elle, si bien qu'il n'eut besoin de lui dire ce qu'il avait à dire que dans un murmure étonnement tendre. « J'aurais préféré que ça se termine autrement... » Attendant quelques instants, il réfléchit à ce qu'il venait de dire, puis laissa échapper un très léger rire nerveux. « En fait je voulais même pas que ça se termine. » Il ne savait plus ce qu'il faisait, à lui avouer des choses qu'il ne s'avouait pas même à lui-même. Pourtant c'était sa dernière chance, leur dernière chance. Quelque part il voulait faire le premier pas, puisqu'elle se refusait à le faire; à elle de choisir si oui ou non elle voulait le suivre dans cette étrange balade... à trois temps.

[aaaaah mon dieu c'est quoi ce retard aah Han désolé, je pensais pas que j'étais tant à la bourre Embarassed]

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MessageSujet: Re: « Cause you may be bad, but you're perfectly good at it. » ♣ PANDYCHERIE ♥   Sam 12 Mai - 16:17

Esteban avait oublié son téléphone portable. Il fut donc obligé de revenir le chercher tandis que Pandorà s’appliquait à effacer les dernières larmes qui coulaient encore sur ses joues. Elle ne tenait pas à ce qu’il la voie dans un tel état. Jamais Pandorà Cohen ne s’était montrée à qui que ce soit en situation de faiblesse et il était absolument hors de question qu’elle commence maintenant. Alors avant de lui ouvrir la porte, elle s’appliqua bien à effacer toutes trace de tristesse, même si finalement, son visage et surtout son regard en disaient assez long sur ses émotions actuelles. Jamais elle ne serait crue capable d’aimer, en tout cas de cette façon. Car il fallait bien l’avouer, si elle réagissait de la sorte avec Esteban, c’était justement parce qu’elle en pinçait pour lui. Alors lorsqu’ils se retrouvèrent face à face une nouvelle fois, la jeune femme eut un mouvement de recul. Quelque chose l’empêchait de jouer cette comédie qu’elle connaissait par cœur et dont elle était devenue un véritable maître avec les années. Elle était fatiguée de devoir toujours jouer et encore jouer… A aucun moment elle n’avait été elle-même avec un garçon, excepté en présence d’Esteban. Même si ses mensonges ont eu raison de leur relation quelle qu’elle soit, Pandorà ne pouvait plus mentir maintenant. Elle l’aimait mais redoutait qu’après tout le mal qu’elle lui avait fait, qu’il ne veuille plus jamais l’approcher ni même lui adresser la parole. Elle ne répondit d’ailleurs rien aux paroles du jeune homme. Elle était perdue et complètement décontenancée face à tant de gentillesse. Car oui, Pandorà Cohen avait du mal à croire qu’Esteban soit aussi gentil avec elle après ce qu’elle venait de lui faire subir. Il ajouta qu’il ne voulait pas que ça se termine. Même à cela, Pandorà resta interdite quelques instants. Comment était-ce possible ? Elle n’avait donc pas rêvé lorsqu’il se trouvait encore derrière sa porte d’entrée, il avait bien prononcé ce qu’elle pensait qu’il avait prononcé ? Ca n’avait aucun sens aux yeux de la jeune femme. Car elle ne croyait pas en l’amour, et surtout pas après tant d’histoires que l’on pouvait qualifier d’erreurs pour sa part. Elle tenta alors de se reprendre et tout ce qu’elle put dire ne fut pas très réjouissant… « Oui mais… C’est pourtant le cas. C’est fini non ? » Il attendait sûrement d’elle qu’elle fasse un pas comme il venait de faire le sien. Mais Pandorà en était incapable. Elle n’a jamais cru en la bonté humaine et surtout pas en celle de la gente masculine. Pour elle, les hommes étaient tous les mêmes : joueurs, égoïstes et machos. Mais la jeune femme a été trahie par le plus important des hommes lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant, alors il ne fallait pas s’attendre à ce qu’elle réagisse autrement face à tant d’horreurs. Elle n’avait fait que reproduire ce qu’elle détestait tant. Et aujourd’hui face à Esteban, elle n’avait pas su quoi faire d’autre. Prenant tout de même sur elle, elle reprit : « Tu sais quoi, moi non plus je ne voulais pas que ça se termine… » Elle baissa la tête, s’attendant à entendre la porte claquer derrière Esteban.


[mais non roh ♥ c'est pas grave I love you]

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